Posté le 5 avril 2013 par Philippe Galloy

Plus de 3% de dividende dans la microfinance

Investir dans la microfinance peut s'avérer payant. On vient d'en avoir une nouvelle preuve. Il y a quelques jours, nous évoquions le succès grandissant de la coopérative Incofin, spécialisée dans le financement d'IMF (institutions de microfinance).

Une autre coopérative démontre que l'on peut concilier un rendement attrayant et une destination socialement responsable de l'argent investi. Récemment, Alterfin a annoncé que le dividende qui serait attribué à ses coopérateurs cette année avait été fixé à 3,35%. Cette décision a été prise lors de son assemblée générale du 23 mars.

Alterfin
Alterfin illustre le succès de ses financements par la réussite de l'activité développée par Lorenza Llacho Quispe, une cliente de l'IMF Fondesurco, au Pérou (photo: Fondesurco)

La coopérative Alterfin, qui existe depuis 18 ans, en profite pour signaler que son capital a augmenté de 32% en 2012 (+6,1 millions d'euros), à plus de 25 millions d'euros. Elle a accueilli 865 nouveaux coopérateurs (+34%) et ses investissements ont enregistré une croissance de 18%.

"Alternative éthique"

Il est intéressant de noter qu'Alterfin considère que ce succès est dû aux clients qui ne se satisfont plus des placements que proposent les banques traditionnelles.

"Ces fortes croissances s'expliquent entre autres par la recherche d'une alternative éthique et rentable aux banques traditionnelles", indique la coopérative dans son communiqué. Sous-entendu: auprès des établissements de crédit classiques, on trouve des produits financiers moins rentables et sans destination à plus-value sociale ou environnementale...

Risque

Alterfin défend la performance sociale de ses investissements dans les IMF en soulignant que ceux-ci permettent de financer plus de 50.000 familles du sud de la planète, soit via des prêts à des organisations de paysans soit en finançant directement des petits entrepreneurs, dont une majorité de femmes.

Petite mise en garde: une part de coopérateur constitue une prise de risque puisqu'on achète une part du capital de l'institution. Celle-ci assure évidemment une analyse des risques de crédit des IMF qu'elle finance. Mais, faut-il le rappeler, ce type d'investissement n'est bien sûr pas l'équivalent d'un compte d'épargne.

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