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L’objectif de ce blog? Vous montrer que business et buzz peuvent faire bon ménage et vous faire sourire…

Posté le 17 octobre 2017 par L'Echo Réactions | Réagir

#BalanceTonPorc, débat sociétal ou mouvement de délation

Tout est parti d'une "blague" avec une amie au téléphone, raconte Sandra Muller, initiatrice du hashtag #BalanceTonPorc. 

par Dominique Liesse 

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Sandra Muller est une Française installée avec sa famille à New York depuis 4 ans. A 46 ans, elle dirige une lettre spécialisée sur l'audiovisuel. Dimanche, elle lance un peu par hasard sur Twitter le #BalanceTonPorc. Scandalisée par les agissements du tout-puissant Harvey Weinstein, producteur de cinéma américain, elle veut faire avancer les choses face au harcèlement sexuel.

Depuis sa création ce week-end, le hashtag a déjà été posté dans plus de 150.000 messages et mobilisé plus de 59.000 internautes, selon les chiffres de la plateforme de veille sur les réseaux sociaux, Visibrain. Mais plus qu'un débat de société, ce hashtag est devenu viral. 

De témoignages d'agression, de harcèlements ou de viols présumés, le #BalanceTonPorc est aussi parodié, déformé. Les #BalanceTaTruie, #Balancetonmecsupercool, fleurissent sur la toile.

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Harvey Weinstein, producteur accusé de harcèlement

Les Anglo-saxons ont également embrayé mais de façon plus "soft". Le #BalanceTon Porc est ainsi devenu #BeBRave. Sandra Muller le reconnaît ce hashtag est très lisse. "Moi j'assume, je suis Française, c'est plus cash, moins lisse, moins poli!"

Quoi qu'il en soit, elle jette un pavé dans la marre: celui de la délation. En quelques jours, Facebook et Twitter se sont mués en tribunaux populaires. Les noms d'agresseurs potentiels sont livrés en pâture. Sandra Muller s'en défend. "Parler de délation, c'est encore une fois culpabiliser les victimes."  

 
Pour Marilyne Baldeck, déléguée générale de l'Association européenne contre les violences faites aux femmes au travail, ce mouvement "est révélateur de tout ce qui dysfonctionne. Cette parole devrait trouver un autre écrin que Twitter". Le succès de #BalanceTonPorc montre que les femmes préfèrent témoigner sur les réseaux sociaux plutôt que d’affronter une procédure judiciaire longue, parfois coûteuse, et qui peut aboutir à un non-lieu.

Et pendant que le twittosphère se déchaîne, à Hollywood l'émoi reste grand. Les actrices victimes d'Harvey Weinsten s'organisent avec notamment le #MeToo lancé par Alyssa Milano.

 

 Jeffrey Katzenberg, également producteur à Hollywood, avance lui désormais que si Weinstein est un "monstre", il n'est pas le seul. "Le problème est qu'il y a une meute de loups. Il n'est pas le seul là-dedans. C'est ce que nous devons vraiment chercher à régler."

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Jeffrey Katzenberg, producteur

 

Posté le 12 octobre 2017 par Danaé Malengreau Réactions | Réagir

"Les Belges devraient peut-être retourner au Congo"

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Peut-on discuter des bienfaits du colonialisme? Peut-on publier un article sur un tel sujet? Peut-on ensuite le supprimer? Le débat agite le public, les travailleurs de la revue Third World Quarterly et la communauté scientifique.

A l'origine de la polémique, on trouve un dénommé Bruce Gilley. Ce professeur de sciences politiques à l'université de Portland (États-Unis) a écrit un article. Cet article a été publié dans la revue Third World Quarterly. On a crié au scandale. La revue a supprimé l'article. D'autres personnes ont crié au scandale. Rebobinons. 

"The case for colonialism" ou "Le bien-fondé du colonialisme" est le titre de l'article en question. L'auteur estime qu'"il est temps de remettre en question la signification péjorative du colonialisme occidental", ajoutant que ce dernier était "objectivement bénéfique et subjectivement légitime". Bruce Gilley met en avant les améliorations des conditions de vie des habitants dans des colonies et pointe du doigt les régimes destructeurs qui ont souvent suivi les déclarations d'indépendance. Sa proposition? "Dans certains cas, il serait possible de créer de nouvelles colonies occidentales à partir de rien." La Belgique fait même une apparition dans son article. Bruce Gilley cite des passages du livre "Congo" du Belge David Van Reybrouck et conclu que "les Belges devraient peut-être retourner au Congo".

Les réactions ne se font pas attendre. Les internautes fulminent sur les réseaux sociaux et dénoncent la dédramatisation des atrocités liées à la colonisation. La moitié du comité éditorial de la revue démissionne. Des pétitions circulent pour retirer l'article et même pour retirer le doctorat de l'auteur. Beaucoup dénoncent un article "raciste" écrit par un "suprémaciste blanc". D'autres pointent des inexactitudes scientifiques dans l'article.

Pour la petite histoire, cet article avait déjà été refusé de publication à deux reprises lors d'un numéro spécial. Lors d'une nouvelle proposition, deux chercheurs ont été chargés d'évaluer l'intérêt de la publication: l'un a rejeté l'article tandis que l'autre a demandé quelques modifications. Le rédacteur en chef a tranché en faveur de l'opinion de ce dernier. 

La rédaction a par la suite rétropédalé. L'article a été supprimé du site internet de l'éditeur Taylor & Francis, ce qui a suscité une autre vague de réactions. Celle-ci défend la liberté d'expression...

Posté le 10 octobre 2017 par Danaé Malengreau Réactions | Réagir

On ne change pas de nom sans autorisation

Dalal Mughrabi

Une école palestinienne financée par la Belgique a été baptisée du nom d'une terroriste, et ça ne passe pas bien.

L'école 'Beit Awwa Basic Girls School' a été construite en 2013 sur la rive ouest du Jourdain en Palestine, grâce à l'aide de la coopération belge. L'établissement a récemment décidé de changer de nom. Il a été rebaptisé 'Dalal Mughrabi Elementary School'. Et c'est le scandale en Belgique.

De un, ce changement de nom a été fait en douce, sans en informer les autorités belges qui contribuent pourtant à son fonctionnement. De deux (et la raison principale), le nom choisi ne convient pas du tout à la Belgique. Dalal Mughrabi était une militante palestinienne impliquée en 1978 dans une attaque près de Tel Aviv, comprenez une terroriste.

"Le gouvernement condamne sans équivoque tout hommage (aux auteurs) d'attaques terroristes", rappellent les cabinets des ministres Reynders et De Croo. Les Affaires étrangères ont pris contact avec l'Autorité palestinienne et attendent "une réaction formelle".

En attendant, l'aide belge est mise entre parenthèses. Le gouvernement a en effet décidé de suspendre son soutien à tous les projets d'écoles dans les territoires palestiniens, rapportent plusieurs journaux flamands mardi. Cela représente tout de même un total de 3,3 millions d'euros.

 

Posté le 5 octobre 2017 par L'Echo Réactions | Réagir

Sinistrés des ouragans,"amusez-vous bien"!

Comparaisons choquantes, gestes déplacés, propos inappropriés ... La présence de Donald Trump à Porto Rico n'est pas passée inaperçue.

                                                                                                                                                                                par Dominique Liesse

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Le couple présidentiel américain s'est rendu à Porto Rico. Donald Trump et Melania souhaitaient rencontrer les sinistrés de l'ouragan Maria, qui a dévasté l'île américaine il y a quinze jours. 

Serrant des mains, posant sur les photos, Donald Trump a tenté d'étouffer les critiques qui ont fusé sur la lenteur de l'aide fédérale au territoire américain. Mais l'objectif n'a pas été atteint. Au contraire! La presse parle d'un comportement indigne.

Tout au long de sa visite, le président a accumulé les "impairs". Il s'est d'abord lancé dans des comparaisons plus que douteuses. "Chaque mort est une horreur", a-t-il indiqué devant un parterre de Portoricains. "Si vous regardez une vraie catastrophe comme Katrina et vous pensez aux centaines et aux centaines de morts face à vos 16 morts. (... )Vous pouvez être fiers de ce qui vient de se passer à Porto Rico". Entre-temps le gouverneur Ricardo Rossello a revu le bilan à la hausse et parle désormais de 34 cas décès... .

Ensuite, alors que l'aide humanitaire arrive au compte-goutte, que la population manque d'eau potable, d'électricité et se prépare à des années de reconstruction, le président s'est appliqué, tel un basketteur face au panier décisif, à lancer... des rouleaux de papier cuisine. 

 

Le geste a choqué l'opinion américaine, comme Samantha Be, personnalité médiatique satirique, qui rappelle le tollé qu'avait provoqué le geste de joueurs de la NBA en mettant genou à terre lors de l'hymne américain. 

Le président ne s'est pas arrêté là. Il a ironisé sur les dépenses américaines pour Porto Rico, là où la population a le sentiment d'avoir été traitée comme des citoyens de seconde zone. "Vous avez ruiné notre budget (rires). On a dépensé beaucoup d'argent pour Porto Rico et c'est bien on a sauvé beaucoup de vies."

 

Enfin cerise sur le gâteau. Dans les rues jonchées de débris, le président a pris quelques minutes avec un rescapé. L'homme soulagé, expliquait avoir miraculeusement gardé sa maison indemne. Débordant de compassion, le locataire de la Maison Blanche l'a encouragé à sa manière: "On va vous aider. Amusez-vous bien!"   

Un vent de nostalgie souffle dès lors sur les réseaux sociaux où les comparaisons de gestion des sinistres par les anciens présidents fusent.

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Posté le 4 octobre 2017 par L'Echo Réactions | Réagir

Quand Theresa May reçoit son C4 en public

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Crédit: Phil Noble

 

Simon Brodkin, alias Lee Nelson, a encore frappé. Le comédien britannique, déjà entré dans la "légende" du canular pour avoir couvert de billets Sepp Blatter, l'ex-patron de la FIFA, ou avoir installé un logiciel espion sur une VW présentée en grandes pompes au salon de Genève, a, cette fois-ci, opté pour le terrain politique. Et qui plus est, à domicile.

L'homme est parvenu à interrompre la Première ministre britannique Theresa May en lui tendant une feuille de licenciement, au beau milieu de son discours de conclusion du congrès de son Parti conservateur à Manchester. 

Le comédien, comme à son habitude, est arrivé à s'infiltrer incognito dans l'assistance. Il a attendu le moment où Theresa May se confondait en excuses pour le score médiocre de son parti aux dernières législatives (où il a perdu sa majorité absolue), pour interrompre la cheffe du gouvernement.

Ne manquant pas d'ajouter du texte à son geste, Lee Nelson a glissé un "Boris (pour Boris Johnson, le ministre des Affaires étrangères, également présent dans la salle, NDLR) a dit dans une de ses réunions 'donne ça à Theresa'", a affirmé le comédien à la presse alors qu'il était escorté hors de la salle. 

La fin de l'histoire est un petit peu moins drôle pour Lee Nelson. Il a été emmené, menottes aux poignets, dans un fourgon de police. 

 

@SalimNesba avec AFP

Posté le 2 octobre 2017 par Danaé Malengreau Réactions | Réagir

Tu cours vite... pour une femme

C'est le "bad buzz" du week-end. La banque Belfius veut promouvoir le sport, en sponsorisant le marathon de Bruxelles, mais pas l'égalité entre les hommes et les femmes.

Les rues bruxelloises ont été animées ce dimanche par le marathon annuel. Stephen Kiplagat l'a emporté chez les messieurs en 2h11:43. La victoire chez les dames est revenue à Christelle Lemaire en 3h10:42. Traditionnellement, les vainqueurs montent sur un podium différent en fonction de leur sexe. Mais s'ils ont droit à la même slave d'applaudissements, il n'ont pas droit à la même récompense. Stephen Kiplagat a gagné un prix de 1.000 euros, contre à peine 300 euros pour Christelle Lemaire. Pour l'égalité des sexes, on repassera.

Outrage. Indignation. Colère. Les internautes ne sont pas tendres avec les organisateurs.

Comme le dit le dicton, il n'y a pas de mauvaise publicité, mais quand même. Les organisateurs ont tenté de se défendre en expliquant que "des athlètes masculins du gratin international ont été attirés afin de lutter pour une place sur le podium" et qu'il fallait donc suivre avec une récompense attractive. Et ce n'était pas le cas côté femmes. 

Mais l'égalité va être ramenée. "Le podium féminin complet de ce dimanche percevra donc très prochainement le complément de son prize money", peut-on lire dans un communiqué

Posté le 29 septembre 2017 par L'Echo Réactions | Réagir

Et si faire le tour du monde prenait moins d'une heure

Roissy Charles de Gaulle, mon vol décolle à 10h22. Dans trente minutes, il me déposera à JFK Airport, soit bien plus vite que le Concorde autrefois (3h30). Ok! Pour l'instant une liaison Paris-New York en 30 minutes relève de l'utopie, mais demain?

                                                                                                                                                                                                       par Dominique Liesse

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On pourrait l'appeler l'homme aux 100.000 idées:

-> Tesla et la voiture électrique, c'est lui.
-> L'hyperloop et ses "capsules" circulant sur des coussins d'air dans un tube à basse pression permettant de transporter les passagers à très très grande vitesse, c'est lui.
-> SpaceX et sa fusée Falcon9 pour révolutionner l'industrie spatiale avec notamment des voyages privés prévus vers la lune, c'est lui
-> Faire atterrir le "Red Dragon" d'ici 2022 sur mars -pour trouver la meilleure source d'eau possible- afin de lancer des vols habités en 2024, c'est lui aussi.

Lui? C'est, Elon Musk.

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Aujourd'hui, il revient avec un nouveau projet: relier tout point du monde en moins d'une heure. Selon lui, il doit être possible de voyager de New-York à Shanghai en 30 minutes -soit presque autant de temps qu'il vous faut pour traverser Bruxelles. Aujourd'hui, et sans escale, on s'en sort au mieux pour 15 heures de vol entre les Etats-Unis et la ville chinoise.

"Si nous pouvons aller dans des endroits comme Mars, pourquoi pas la Terre?", lance Elon Musk au 68e Congrès international de l'aéronautique qui se tient en Australie.

Sur un grand écran, derrière l'homme, des personnes embarquent à New York sur le ferry à grande vitesse. Ils rejoignent la plateforme où trône sur son pas de tir la BFR (nom de code: Big fucking rocket). Destination: Shanghai.

 

Il ajoute sur son compte Instagram une précision de poids: "Le coût par siège ne devrait pas excéder le prix plein d'une classe économique dans un avion. J'ai oublié de le mentionner." La navette sera pourvue pour accueillir 40 membres d'équipage et quelque 100 passagers.

Pour Elon Musk, une telle performance n'est pas juste un rêve, c'est une possibilité. Il va pour cela utiliser les moyens dégagés par l'activité de SpaceX, qui a déjà lancé 13 fusées cette année et en prévoit encore 30 autres l'an prochain. "SpaceX a dans ses clients beaucoup d'opérateurs de satellite commerciaux. Nous allons utiliser les revenus de ces contrats pour financer le développement de BFR, qui nous permettra déjà de rejoindre la lune."

La construction du premier vaisseau doit commencer dans six ou neuf mois. "Je suis assez confiant qu'on pourra achever le vaisseau et le lancer dans cinq ans environ".

 



Posté le 25 septembre 2017 par L'Echo Réactions | Réagir

Jared Kushner, une affaire trop privée

L'affaire des mails d'Hilary Clinton, envoyés depuis une adresse privée, avait fait grand bruit durant la campagne présidentielle. Et pourtant, le gendre et proche conseiller de Donald Trump, Jared Kushner, semble faire de même.

 

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Assiste-t-on à une nouvelle chasse aux sorcières? Après avoir dû reconnaître l'organisation de rencontres avec des Russes durant la campagne électorale, la presse US présente un nouveau dossier incriminant pour Jared Kushner, conseiller du Président Trump mais également son gendre.  Mais quel est-il?  

Jared Kushner aurait utilisé un serveur de courriels privé en parallèle de son compte officiel à la Maison blanche. Ce serveur a permis d'échanger des messages avec d'autres responsables, rapporte Politico. Il est question d'une centaine de mails envoyés entre janvier et août.

Le hic, c'est que durant toute la campagne présidentielle de 2016, la candidate démocrate Hillary Clinton a été accusée d'avoir utilisé une boîte de messagerie privée pour des correspondances officielles, et parfois confidentielles, alors qu'elle était secrétaire d'Etat de Barack Obama.

La réouverture de l'enquête du FBI sur ce sujet, à quelques jours du scrutin, est considéré comme l'un des facteurs ayant contribué à sa défaite face à Donald Trump. Les partisans de ce dernier promettaient d'envoyer la candidate démocrate "en prison" en cas de victoire.

L'avocat de Jared Kushner, Abbe Lowell, assure que son client s'est plié aux règles d'archivage du gouvernement, en mettant en copie de tous ces messages son compte officiel à la Maison blanche.

Alors où est le mal? The "Wall Street Journal" avançait cet été que des pressions se faisaient sentir auprès du Président pour forcer Kushner à faire un pas de côté. Certains avocats de Donald Trump considéraient en effet peu tenable la tenue d'une enquête sur les relations du jeune homme avec les Russes.  Des têtes sont-elles appelées à tomber?

Politico avance par ailleurs que d'autres hauts conseillers du président ont aussi utilisé des comptes privés, notamment l'ex-secrétaire général de la Maison blanche Reince Priebus, l'ancien stratège Steve Bannon et le conseiller économique Gary Cohn. De nombreux responsables de la Maison blanche utilisent également leur téléphone personnel pour communiquer avec des journalistes ou d'autres collègues.

Posté le 20 septembre 2017 par L'Echo Réactions | Réagir

"L'esprit libre" plutôt que "3 étoiles" au Michelin

Coup de tonnerre dans le monde de la gastronomie: le chef du restaurant le Suquet à Laguiole renonce à ses trois étoiles.

                                                                                                                                                                                              par Dominique Liesse

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Ils sont nombreux à courir derrière ce sésame: une étoile au guide Michelin. Et puis il y a ceux qui y sont arrivés ... à trois reprises ... et puis soudainement, ils tirent le frein à main.

"J'ai décidé, en accord avec toute ma famille, d'ouvrir un nouveau chapitre de ma vie professionnelle sans la récompense du guide Michelin, mais avec autant de passion pour la cuisine". Ces quelques mots sont ceux de Sébastien Bras. Désireux de se libérer d'une trop "grande pression", le chef du restaurant trois étoiles Le Suquet à Laguiole en Aveyron, annonce ne pas vouloir figurer dans l'édition 2018 du guide Michelin. Une décision quelque peu embarrassante pour la bible de la gastronomie.

"Je vais pouvoir me sentir libre, sans me demander si mes créations vont plaire ou non aux inspecteurs du Michelin". Certes dans le monde de la haute gastronomie personne n'a oublié le suicide de Bernard Loiseau. Un suicide parti de rumeurs d'une éventuelle perte de sa troisième étoile.  "Je n'ai pas cet esprit-là", tempère Sébastien Bras mais c'est tout de même dans le coin de sa tête. "Peut-être que je vais perdre en notoriété mais je l'accepte, je l'assume"

Au célèbre guide, on prend acte."Nous allons réfléchir à ce que nous allons faire. Le guide Michelin n'est pas fait pour les restaurateurs mais pour les clients, son indépendance réside aussi dans l'attribution des distinctions," explique Claire Dorland-Clauzel, membre du comité exécutif.

La nouvelle édition du guide est attendue début de l'année 2018. Les visites des inspecteurs battent leur plein; et ce jusqu'à mi-novembre.

D'autres chefs, dont Alain Senderens et Joël Robuchon, ont aussi dans le passé renoncé à leurs trois étoiles. "C'est la première fois qu'un chef trois étoiles nous demande à l'avance de ne plus figurer dans le guide, sans motiver ce choix par autre chose qu'un changement de concept ou une cessation d'activité", reconnaît le guide Michelin.

"La pression des grands chefs étoilés", souligne Claire Dorland-Clauzel, "est inhérente à l'excellence. L'excellence implique le travail et la rigueur, c'est indéniable. Mais la cuisine n'est pas le seul domaine concerné, c'est vrai aussi pour les grands sportifs".

Après 10 années passées derrière ses fourneaux, Sébastien Bras, veut désormais à 46 ans, simplement et sereinement "faire vivre" le restaurant que son père Michel Bras lui a légué ... le faire vivre "l'esprit libre."

Père et fils

Le père et le fils Bras aux fourneaux du Suquet

Posté le 14 septembre 2017 par L'Echo Réactions | Réagir

En Italie, il y a femme enceinte et ... femme enceinte

Vous êtes enceinte, italienne, ou citoyenne européenne. Pas de soucis! Sinon, passez votre chemin. Tel était en substance le message du maire de Pontida, une petite localité italienne de Lombardie.

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Samedi 2 septembre, le conseil municipal de Pontida créait la polémique en adoptant un nouveau règlement. Cette localité de quelque 3.000 âmes près de Bergame (Lombardie) et dirigée par Luigi Carozzi (Ligue du Nord, anti-immigration) décidait que désormais toute place de stationnement pour femmes enceintes ne serait réservées qu'aux femmes enceintes, mariées et italiennes ou citoyennes d'un pays européen. Indignation!

La décision de Luigi Carozzi semblait de prime abord relever du bon sens: créer des parkings "roses" pour les femmes enceintes ou les jeunes mères. Mais une lecture approfondie du texte laissait apparaître que les cartes gratuites permettant de stationner sur ces emplacements ne seraient délivrées qu'aux femmes "appartenant à un noyau familial naturel, de nationalité italienne, ou citoyennes d'un pays membre de l'Union européenne". Il excluait ainsi les mères célibataires, homosexuelles, et d'origine non-européenne.

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Sur les réseaux sociaux, les réactions ont fusé. Dans la classe politique, le parti démocrate (gauche au pouvoir) a clamé "Une honte", "répugnant". "Quelle sera la prochaine étape? Des places réservées dans les autobus? Des écoles séparées pour les étrangers? L'interdiction des mariages mixtes?"

Le Mouvement 5 Etoiles (opposition, populiste) s'est joint à la fronde. "Il est temps d'en finir, assez de discriminations, la Ligue ne peut pas nous faire revenir au Moyen Age."

Le maire a finalement retiré son nouveau règlement.

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