avril 2012

Buzness
L’objectif de ce blog? Vous montrer que business et buzz peuvent faire bon ménage et vous faire sourire…

Posté le 25 avril 2012 par Anne-Sophie Bailly Réactions | Réagir

Sexiste, la pub tire-larme de Procter&Gamble?

Procter & Gamble, le premier annonceur mondial (3 milliards de dollars investis en pub en 2011) est depuis 2010 un des onze principaux partenaires du Comité international olympique (CIO). Montant de la facture: environ 120 millions de dollars par Olympiade (cycle de 4 ans).

Pour le faire savoir, le géant des produits de grande consommation vient, à quelques mois des JO de Londres, de lancer une gigantesque campagne de pub, la plus importante de son histoire.

Au menu: un réalisateur renommé Alejandro Gonzalez Inarritu ("21 Grammes", "Babel"…), une agence réputée (Wieden & Kennedy), 20 versions différentes, un tournage dans quatre mégapoles, un plan média incluant TV, presse, internet….

 

Mais ce n’est pas tant l’ampleur des moyens que le ton de la campagne qui interpelle. La réalisation joue à fond la carte de l’émotion en montrant des mères de famille suivre leurs enfants apprentis sportifs, de leurs premiers entraînements dans l’anonymat à leur participation aux grandes compétitions comme les JO.

Mais pas l’ombre d’un homme à l’horizon dans cette campagne qui de Rio à Pékin en passant par Londres et Los Angeles entend rendre hommage à ces mamans qui se sont sacrifiées pour que leurs bambins puissent s’épanouir dans le sport. Lessive, vaisselle, transport: aucun cliché n’est épargné, mais la réalisation léchée, appuyée par une musique prenante, parvient presque à les faire oublier. Les cyniques diront que P & G, qui vise les "ménagères" dans sa com’, est là dans son rôle. Pour preuve, les logos de Pampers et autre Mr Propre qui défilent en fin de spot. Il n’empêche: les associations féministes hurleront sans doute au sexisme en voyant les femmes ainsi réduites à leur traditionnel rôle de maman…

Jean-François Sacré

Posté le 24 avril 2012 par Anne-Sophie Bailly Réactions | Réagir

Après les mines d’or, les astéroïdes de platine

l serait plus rentable et plus respectueux de l’environnement d’aller chercher les métaux précieux dans l’espace. Une entreprise américaine va se lancer dans l’aventure.
isabelle dykmans
Aller chercher des métaux précieux là où ils se trouvent, c’est-à-dire dans les astéroïdes qui tournent en orbite autour de la Terre, le projet pourrait paraître farfelu s’il n’avait pas reçu l’appui de grands hommes d’affaires américains. Ainsi, Peter Diamandis, l’une des figures emblématiques du développement commercial de l’industrie spaciale, vient de s’assurer les financements de Larry Page, CEO de Google, Eric Schmidt, son président, Charles Simonyi, ancienne tête pensante de Microsoft, pour créer Planetary Resources, une entreprise conçue pour mener des projets de recherche et d’extraction de métaux précieux dans l’espace. 
Il a également rallié à sa cause le réalisateur James Cameron, un aventurier des temps modernes, qui, outre le succès de son film Titanic, est connu pour avoir récemment touché le point le plus profond de la Mer dans un sous-marin monoplace…

Chercheurs de platine
Peter Diamandis a comparé les projets de sa société aux «Européens qui ont suivi les routes des épices» ou aux «colons américains qui ont exploré l’Ouest à la recherche d’or, de pétrole, de bois ou de terres». Mais au XXIe siècle, on ne recherche plus du bois, ni des terres, mais du platine, très cher à l’industrie automobile, médicale ou encore pétrolière. 
Planetary Resources estime à 50 milliards de dollars la valeur du platine contenu par un astéroïde de 30 mètres de diamètre. On comprend dès lors d’où vient sa motivation.
Concrètement, Planetary Resources va tenter de développer des engins spatiaux de petite taille, dix à cent fois moins chers que les missions spatiales actuelles qui coûtent des centaines de millions de dollars.
L’activité la plus rentable, à savoir l’extraction de minéraux précieux et de métaux de la famille du platine, devrait encore attendre plusieurs décennies. 

Eric Anderson, co-fondateur de l’entreprise, estime qu’il sera moins cher, plus facile et plus respectueux de l’environnement de chercher les métaux précieux dans l’espace, plutôt que de continuer à creuser la Terre. «D’ici 50 ans, l’exploitation des ressources spatiales ajoutera des milliers de milliards de dollars au PIB mondial», estime Anderson. «Nous serons la première entreprise à le faire, mais il y en aura beaucoup d’autres». 

Fans de Star Wars
Diamandis et Anderson cherchent avant tout à envoyer plus de monde dans l’espace, un projet auquel ils ont dédié leur vie. «J’espère que je verrai, avant de mourir, les premières colonies installées sur Mars et sur la Lune», confie Anderson, 37 ans, fan inconditionnel de «Star Wars». 
A priori, il semble que Peter Diamandis — qui a toujours rêvé de devenir un «asteroid miner» — ait plus de chances de réaliser son rêve d’enfant!

 par Isabelle Dykmans

Posté le 13 avril 2012 par Benjamin Everaert Réactions | Réagir

Vidéo du cabinet Lanaan: injuriante ou humoristique ?

Plus qu'un simple buzz, la nouvelle vidéo du ministère de la Santé, qui se veut humoristique fait l'objet d'une vive polémique sur la toile.

  

 

Si certains apprécient ce qu'ils voient comme un cliché humoristique, de nombreuses voix s'offusquent des clichés véhiculés par la vidéo, sur les personnes en surpoids qui, tutti quanti, ne pourraient pas réussir dans la vie, avoir une belle femme etc...

De quoi, selon certains internautes, culpabiliser davantage les personnes obèses et les enfoncer un peu plus dans un profond malaise. D'autres s'offusquent aussi que l'obésité peut également être due à un problème génétique et pas seulement par un mauvais comportement alimentaire.

Bref, la vidéo semble du plus mauvais goût pour beaucoup et les réactions négatives des politiques comme l'écologiste Christos Doulkeridis ou d'associations comme celle des patients obèses ont été nombreuses. Cette dernière est montée au créneau pour dénoncer la campagne publicitaire. Toujours selon Belga, trois plaintes ont déjà été déposées auprès du Centre pour l'égalité des chances et la lutte contre le racisme (CECLR) contre la publicité en question.

"Le ton décalé de la publicité ne devrait pas être adopté dans ce genre de spot gouvernemental, qui est diffusé à destination des personnes justement davantage discriminées", a déclaré à l'agence Belga Laurent Nys, administrateur de la Fédération Horeca et ancien conseiller communal MR à la ville de Bruxelles. Celui-ci a envoyé une des trois plaintes

Au cabinet de la ministre de la Santé et de l'Égalité des chances, Fadila Laanan on justifie la vidéo par son caractère humoristique visant surtout à inciter les jeunes à manger plus sainement afin que leur santé soit meilleure sur le long terme.

"Nous sommes au courant que le spot fait débat, mais le but était de toucher, de manière atypique, et non pas le biais de campagnes habituelles, les jeunes de 16-20 ans. Nous voulions faire passer le message que manger sainement a un impact sur la santé à long terme. Et le fait que l'on en parle était précisément l'objectif", a expliqué le chef de cabinet à Belga. La vague de diffusion du spot sur les chaînes de radio et télévision belges prendra fin mardi prochain. "Après, nous ferons l'évaluation de cette campagne. Et, si certaines personnes ont été blessées, ce sera pris en considération", ajoute-t-il.

Le caractère viral de la vidéo sur les réseaux sociaux lui a en tout cas donné une très bonne visibilité. Si la vague de diffusion du spot sur les chaînes de radio et télévision belge prendra fin mardi prochain, nul doute que la vidéo fera parler d'elle plus longtemps sur la toile et en dehors.

Posté le 12 avril 2012 par Younes Al Bouchouari Réactions | Réagir

Le buzz ultra réussi de Telenet et TNT

Assurément le buzz du jour : Telenet et TNT on fait fort pour dévoiler leur partenariats et l'arrivée de la chaine payante dans le bouquet proposé par le cablo-opérateur. Un bouton placé au beau milieu d'une place d'Aerschot proposait ainsi aux passants d'ajouter du "drama", comprenez: du spectacle, de l'action !

Et de fait, la mise en scène suit, avec force bagarres, fusillades et autres devant un public médusé. Une vidéo dont le succès impressionne : en  à peine 24 heures, elle cumule déjà près de 4 millions de vues sur Youtube et a été relayée à l'international.

 

Posté le 10 avril 2012 par Benjamin Everaert 1 réactions | Réagir

Sepp Blatter danse la Samba dans une vidéo détournée

La vidéo détournée de Sepp Blatter fait sourire. Le président de la Fédération Internationale de Football
y est vu en train de danser la samba avec des danseurs aux couleurs brésiliennes sur la chansson "Ai se eu te pego", numéro un dans les charts.

Blatter


Il s'agit en fait d'une vidéo détournée du président réalisée par l'ONG de son pays d'origine Solidar Suisse.

"Lors de la coupe du monde de football 2014, la Fifa gagnera à nouveau des milliards, quand aux plus pauvres ils seront exploités et délogés. Sepp Blater s’en moque", peut-on entendre vers la fin de la vidéo.

 

 

Cette vidéo est un exemple parfait du buzz utilisé judicieusement à des fins de communication alors que la vidéo à déjà été visionnée par des dizaines de milliers d'internautes et que plus de 10.000 de ceux-ci ont signé la pétition de l'ONG. 

Celle-ci dénonce une coupe du monde 2014 qui a été la cause de 150.000 personnes expulsées de leur foyer. "Les marchand-e-s ambulants craignent d’être privés de leur gagne-pain, car les sponsors du Mondial veulent imposer des droits de vente exclusifs. Des expulsions violentes constituent une grave atteinte aux droits humains", dénonce l'association.

Elle étaye son discours de vidéos sérieuses et de témoignages de personnes de référence comme Raquel Rolnik, rapporteuse spéciale de l'ONU pour le droit au logement qui aurait déclaré selon le site qui aurait déclaré selon Solidair Suisse  que «Dans les villes du Mondial, 150 000 familles sont menacées d’expulsion. Il y aura davantage de sans-abri. Les bidonvilles vont encore enfler si, pour bâtir des routes et des aéroports, ou «nettoyer» les abords des stades, on déplace des personnes sans leur fournir un logement de remplacement.»

Ici une vidéo mise par l'ONG sur le site:

 

La Fifa a décidé d'éviter soigneusement le débat. Le service presse de l'association a réagi à une question du quotidien Suisse "Le Matin". «Vous comprenez bien que nous ne pouvons répondre de manière sérieuse à un persiflage. D’ailleurs, le grand écart – de classe internationale! – à la fin du clip suscite vraiment l’admiration», peut-on lire dans l'article du Matin.

Posté le 10 avril 2012 par Younes Al Bouchouari Réactions | Réagir

"Voldemort" prend des risques chez JP Morgan

Après Jérôme Kerviel à la Société Générale et Kweku Adoboli chez UBS, on tient peut-être un nouveau trader fou. Cette fois, les faits se passent chez JP Morgan. Selon le "Wall Street Journal" et l'agence Bloomberg, Bruno Iksil, qui travaille à la direction des investissements de la banque, a vendu des sommes anormalement élevées de CDS (credit default swaps), ces contrats qui permettent à leur détenteur de se couvrir contre le défaut éventuel d'un émetteur d'obligations. "Nous ne confirmons pas ces investissements", a déclaré un porte-parole de JP Morgan, cité par l'agence AFP.

Les opérations d'Iksil auraient atteint une ampleur telle qu'elles biaisaient à elles seules les cours des CDS. Une distorsion de prix dans le marché des CDS, qui draine 10.000 milliards de dollars, porte préjudice aux détenteurs d'obligations qui recourent à ces assurances pour couvrir des portefeuilles obligataires de centaines de milliards de dollars. Les CDS sont aussi utilisés pour évaluer les taux d'intérêt que devront payer des entreprises pour emprunter de l'argent par le biais des marchés.

La baleine de Londres

En bref, Iksil a provoqué un beau remue-ménage sur les places financières la semaine dernière. Des traders l'ont surnommé Voldemort, allusion au "méchant" dans les histoires du sorcier Harry Potter. Comme il est basé à Londres et que ses positions en CDS ont atteint des proportions gigantesques, il a aussi reçu un autre sobriquet: la baleine de Londres...

Confrontées à la stratégie d'Iksil, certaines contreparties de cet opérateur de JP Morgan se sont mises à parier contre lui. En vendant une grande quantité de CDS, Bruno Iksil a fait le pari que les émetteurs d'obligations couverts par ces contrats ne feraient pas faillite. Des traders d'autres banques et des gestionnaires de fonds spéculatifs, intrigués par cet afflux de CDS, se sont dit que ces ventes ne reposaient pas sur une analyse sérieuse du marché et ont adopté une stratégie opposée: ils ont accumulé plus de CDS qu'en temps normal, selon les informations de Bloomberg et du "WSJ". L'affaire a donc eu des effets jusque chez les concurrents de JP Morgan.

Mais c'est au Congrès des Etats-Unis, à Washington, qu'elle pourrait avoir le plus d'impact. En ce moment, les députés américains se crêpent le chignon au sujet de l'application de la "Volcker rule", cette règle qui vise à limiter la possibilité pour les banques d'investir en Bourse avec l'argent des clients, garanti par l'autorité publique. Or, la division où travaille Iksil est censée se contenter de gérer les excès de liquidités et de couvrir des risques. Des activités qui ne sont pas visées par la version actuelle des textes sur la table... Les "pro-Volcker rule" pourraient en tirer argument pour modifier le projet. En le durcissant.

Posté le 6 avril 2012 par Anne-Sophie Bailly Réactions | Réagir

Google Glass, un projet qui fait (presque) rêver

Après la voiture qui se conduit toute seule, Google pousse encore plus loin le futurisme technologique avec les lunettes à réalité augmentée. Comprenez des lunettes qui intègrent un écran transparent situé sur l’œil droit et connecté à internet pour "diffuser de l’information sur le globe oculaire de l’utilisateur en temps réel". Et un pas de plus vers l’absence totale de vie privée?

La question ne se pose pas encore, heureusement. Pour le géant de Mountain View, il s’agit avant tout d’une première approche dans l’informatique wearable ("un ordinateur pouvant être porté sur soi qui interagit avec l’utilisateur en continu selon le contexte et agit en tant qu’assistant à diverses tâches, selon la définition de Thad Starner du MIT) qui fait autant fantasmer que frémir.

Du pur délire

Élaboré dans les très secrets locaux de Google X, le laboratoire à idées farfelues où Sergey Brin, co-fondateur de Google passerait le plus clair de son temps selon le "New York Times", le "Project Glass" n’est même pas encore un prototype fonctionnel que la Toile s’emballe déjà.

Selon le billet publié sur le réseau social Google +, il ne s’agit à ce stade que d’un simple design "pour montrer à quoi ressemble cette technologie".

L’équipe dit seulement "vouloir partager ces informations maintenant parce que nous voulons démarrer la conversation et apprendre de vos contributions". Bien joué car les geeks et les fans de science-fiction n’en finissent pas de commenter ce petit bijou de bionanotechnologie.

Une vidéo, qui a d’ailleurs donné lieu à une foison de parodies, illustre les fonctionnalités et usages possibles des hypothétiques Google Glass. Encore une fois, il ne s’agit que d’un concept et pas d’une véritable interface. On y voit un homme répondre à un mail, fixer un rendez-vous, commander des places de concert, se faire diriger vers sa destination à pied parce que le métro est hors d’usage. Et l’appareil semble réagir quasi exclusivement à la voix de son utilisateur.

Pas de commercialisation en vue évidemment puisque Google souhaite seulement en "faire une expérience que tout le monde pourrait rejoindre". Reste que les possibilités suggérées par ce type d’appareil se heurtent d’ores et déjà aux défenseurs de la vie privée. Imaginer un monde dans lequel nous serions tous dotés d’une paire d’yeux améliorés, capable d’interagir, d’enregistrer et de diffuser toute une vie sur commande, a de quoi effrayer… Googleglass

Des sources proches du dossier ont déjà indiqué que "l’équipe de Google X a beaucoup discuté des implications sur la vie privée concernant les lunettes, l’entreprise souhaite que les gens soient certains de savoir s’ils sont enregistrés par quelqu’un portant des lunettes à caméra intégrée".

 

par Sarah Godard

Posté le 5 avril 2012 par François Remy Réactions | Réagir

"L'île aux aveugles" ou quand les Grecs fraudent

La petite île de Zakynthos, rebaptisée "l'île aux aveugles" est à l'image de la Grèce: gangrenée par la corruption. On y compte 700 aveugles pour 39.000 habitants. Tous touchent une pension pour cécité. Même un chauffeur de taxi.

Blindgreeks

La Grèce, bien connue pour ses îles, et désormais célèbre pour la crise économique aiguë qui sévit depuis 4 ans dans ce pays, refait parler d'elle dans les médias. Toujours en mal. Si l'île de Rhodes abritait la fameuse statue d'Hélios, si Zeus combattait les Titans sur l'île de Mykonos, aujourd'hui c'est l'île de Zakynthos, du côté de la mer Adriatique, qui se distingue. Non pas pour ses ruines vénitiennes ou ses tortues, mais par le nombre mystérieusement élevé d'aveugles qui se sont déclarés auprès des institutions de soins de santé grecques.

724 euros d'allocations


Le Ministère de la santé grec a ainsi observé que plus de 700 personnes étaient enregistrées en tant que non voyantes au sein de l'île, soit près de 1,8% des 39.000 résidents en 2011. En d'autres termes il y a neuf fois plus d'aveugles à Zakynthos qu'ailleurs dans le monde, selon une étude menée par l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Les personnes atteintes de ce handicap reçoivent en Grèce une indemnité bimensuelle de 724 euros. Fait piquant: parmi les aveugles on retrouve un chasseur d'oiseaux et un chauffeur de taxis. En réalité, seules 50 personnes souffraient effectivement de problèmes de vue. Le pot aux roses a été découvert après une vaste opération de régularisation lancée par le gouvernement. Une opération qui a permis de débusquer, partout dans le pays, quelque 36.000 fraudeurs.

Une corruption inévitable

Le Wall Street Journal a enquêté sur le terrain. Il rappelle notamment que les Grecs recourent généralement à ce genre de pratiques, sans lesquelles, pour beaucoup, il serait particulièrement difficile de nouer les deux bouts. A titre d'exemple, il n'est pas rare, en Grèce, de croiser des pensionnés qui ne touchent que 300 à 400 euros par mois. Alors, évidemment, tous les moyens sont bons pour arrondir les fins de mois.

Si le gouvernement grec a pris un malin plaisir à médiatiser cette affaire, c'est à dessein.

Les fraudes pour les allocations liées aux soins de santé coûtent, en effet, des centaines de millions d'euros par an en dépenses en santé publique. Cela a d'ailleurs valu une passe d'armes entre Nikos Vartzekis, ancien directeur de la clinique ophtalmologique de Zakynthos, et Dionysios Gasparos, l'ancien bourgmestre de l'île. "Ce n'est pas moi qui détermine si les personnes sont aveugles, mais bien l'ophtalmologue" affirme-t-il dans le "Wall Sreet Journal".

Pour Vartzekis, cité dans Le Figaro, les choses sont limpides: "Tout est politique dans le pays. Je le faisais parce que le préfet de la région signait au préalable toutes les demandes de subvention. La marge de manoeuvre était donc limitée".

Dario Groppi

Posté le 4 avril 2012 par Anne-Sophie Bailly Réactions | Réagir

Un ovni à la Banque mondiale

Il se déguise en martien, il joue les stars de boys bands en chantant sur un rythme des Black Eyed Peas... Et il s'apprête selon toute probabilité à prendre la tête de la Banque mondiale.

Jim Yong Kim, celui que Barack Obama veut voir président de l'honorable institution de Bretton Woods, n'en finit pas de faire parler de lui. Pas seulement parce qu'il est médecin alors qu'on a plutôt l'habitude de voir des économistes à la tête de la Banque mondiale. Pas seulement parce qu'il a pris des positions critiques vis-à-vis des politiques des institutions de Bretton Woods et du "tout à la croissance".

Mais aussi, plus anecdotiquement, en raison de ce clip : tourné l'an dernier, on y voit Jim Yong Kim reprendre "Time of My Life" des Black Eyed Peas (2:04). C'est qu'avant d'être le candidat d'Obama pour la Banque mondiale, Jim Kim est le président d'une université de l'Ivy League, le Dartmouth College. Et en ce nom, il n'a pas peur de se mêler à ses étudiants pour une chorégraphie bien trempée.

Le Dr Kim s'est même permis de modifier le texte original des Black Eyed Peas pour envoyer un message à Obama: "En Amérique nous avons besoin de remettre les choses en ordre/Obama, allons éduquer ces enfants/Créer des emplois pour que le pays reste éveillé."

 

par Frédéric Rohart

Posté le 2 avril 2012 par Sarah Godard Réactions | Réagir

Steve Jobs, simplement "Jobs" au cinéma

Non, ce n'est pas un poisson d'avril, assure le journaliste du magazine américain Variety à l'origine de l'information diffusée sur Twitter. Et oui, après Noah Wyle, c'est Asthon Kutcher qui prêterait ses forts jolis traits à Steve Jobs dans le cadre d'une énième guimauve sur la vie du fondateur du groupe Apple.

SteveAshton

On admettra que la ressemblance est amusante. Mais avec Sony qui prépare aussi son biopic sur Steve Jobs depuis qu'il a racheté les droits de la biographie rédigée par Walter Isaacson, ce sera tout de même la troisième fois que la vie de Steve Jobs sera portée sur grand écran. Un peu beaucoup pour un seul homme, non?

La dernière fois c'était en 1999 dans Les Pirates de la Silicon Valley. A l'époque, c'est Noah Wyle alias le sédusiant docteur John Carter dans la série Urgences, qui incarnait Steve Jobs dans un film retracant les débuts de la micro-informatique individuelle aux Etats-Unis dans les années 70-80. C'est donc tout naturellement que Sony penserait à faire appel à l'acteur pour ce rôle très convoité. Mais il se murmure que Georges Clooney, alias docteur Ross dans la même série, serait également en lice. On se demande lequel des deux est physiquement plus proche de Steve Jobs ...

 

Noah-wyle-steve-jobs-george-clooney-

 Quoi qu'il en soit,  le dernier biopic annoncé, sobrement intitulé "Jobs", pourrait réserver des surprises (bonnes ou mauvaises) puisqu'il s'agit d'un projet indépendant.  Le tournage devrait commencer dès le mois de mai, période à laquelle s'achèvera la neuvième saison de la série Mon Oncle Charlie (Two and a Half Men), dans laquelle joue Ashton Kutcher.

Jobs sera réalisé par Joshua Michael Stern, à partir d'un scénario de Matt Whiteley. Le film retracera l'ascension fulgurante de Steve Jobs depuis sa période hippie et végétalienne jusqu'à son rôle de cofondateur d'Apple. Aucune date de sortie n'a été fixée pour le moment.

 

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