Le pot-de-vin? admissible en temps de crise
Selon une étude d'Ernst & Young, 34% des entreprises belges considèrent qu'un petit pot-de-vin par-ci par-là, en période de crise, est franchement admissible quand il s'agit de conserver ou de décrocher un contrat. Plus logique, 42% des entreprises belges estiment que les dépenses en cadeaux d'affaires et de détente sont dans la logique des choses.
Reste que 10% d'entre eux vont jusqu'à déclarer qu'ils n'hésiteraient pas à publier des chiffres financiers un peu arrangés.
Des proportions qui contrastent nettement avec les moyennes en Europe occidentale (cadeaux d’affaires et de détente : 26%, stimulants en argent liquide : 11%, embellissement des résultats : 5%).
Même constat au niveau des faits avérés de corruption / fraude, puisque avec un résultat de 54%, la Belgique dépasse sensiblement la moyenne en Europe occidentale (40%).
Plus frappant encore, les entreprises belges interrogées font davantage confiance au réviseur d’entreprise externe (82%) qu’à leur propre département d’audit (78%) pour mettre au jour les éventuels cas de fraude et de corruption.

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