Le prince Philippe fait débat, jusqu’à Yeosu…
Par Philippe Lawson à Séoul
En participant à des missions économiques à l’étranger, le Prince Philippe ouvre des portes aux entreprises belges. Mais cela ne l’empêche pas, lorsqu’il voyage, de sembler fort seul et d’apparaître comme quelqu’un qui a peu de contact avec la réalité.
Dernier exemple en date: arrivé à Yeosu, samedi dernier, pour honorer de sa présence la Journée belge prévue le dimanche, il n’a pas osé se joindre à la délégation belge qui a profité du temps libre le samedi après-midi pour une première exploration du pavillon belge et la visite d’autres pavillons, comme celui de Samsung. Raison invoquée: ce n’était pas prévu à son agenda et il existait quelque crainte pour sa sécurité. Mais derrière cette explication, il semble que c’est une certaine réticence du prince Philippe à affronter la meute de journalistes sans son conseiller, John Cornet d’Elzius qui l’aurait poussé à rester seul dans sa chambre, à l’hôtel MVLB!
Plusieurs participants belges à l’étape coréenne de la mission économique wallonne espéraient pourtant que la venue du Prince contribue à redorer son image et à le rendre plus "accessible". Mais c’était sans compter sur une communication tellement encadrée et dénuée de toute spontanéité qu’elle fait beaucoup de tort à l’image de l’héritier du trône belge. Et dans certains milieux autorisés, on émet même l’idée qu’il faudrait d’autres profils que celui des diplomates pour entourer le Prince. "Il faudrait de vrais communicateurs car les diplomates sont dans une bulle et lui cachent certains aspects de la réalité", confie un des participants à la mission.
Un porte-parole, svp!
Le départ de l’actuel conseiller, John Cornet d’Elzius, pour le poste d’ambassadeur à Tel Aviv pourrait être l’occasion de changer de stratégie; son remplaçant est déjà choisi: Pierre Cartuyvels. Et certains souhaitent avec insistance que soit créé un poste de porte-parole du Prince.
La présence de la princesse Mathilde est, quant à elle, perçue comme un élément positif. Car elle apporte de la fraîcheur et contribue à créer une certaine proximité du prince Philippe avec le peuple.
La mission économique au Japon en a encore apporté un bel exemple, lors de la visite au temple Meiji Shrine. Spontanément et avec une certaine discrétion, elle a amené son mari à rencontrer un groupe mixte de personnes à mobilité réduite et de valides, après avoir eu elle-même quelques minutes d’échanges amusants avec ses interlocuteurs. Mais tout n’est cependant pas parfait, certains choix de la Princesse suscitant des interrogations jusqu’au sommet de l’Etat. Il en va ainsi de ses… chaussures à talons, si grands que la future Reine dépasse d’une légère tête le futur roi. De quoi susciter quelques commentaires moqueurs chez certains participants à la mission…

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