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octobre 2017

Buzness
L’objectif de ce blog? Vous montrer que business et buzz peuvent faire bon ménage et vous faire sourire…

Posté le 27 octobre 2017 par L'Echo Réactions | Réagir

La politique de la BCE? Une simple histoire de cravate

Lorsque Mario Draghi, président de la BCE, prend la parole après la traditionnelle réunion du conseil des gouverneurs, certains écoutent religieusement les mesures qu'il annonce... ou pas. D'autres sont plus dans l'observation de la couleur de  sa cravate. Pourquoi?

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Alors aujourd'hui: cravate bleue? cravate rouge? Les économistes et les analystes ont en effet développé un petit jeu de devinette lorsque le banquier central européen, Mario Draghi, prend la parole. Ce jeu ne date pas d'hier. En 2013, déjà, des observateurs irlandais avançaient que la couleur de la cravate de Draghi renfermait de précieux messages.

Ils ont en effet remarqué que lorsque l'Italien arbore une cravate rouge, c'est qu'il s'agit d'un jour ordinaire; un jour sans nouvelle. Lorsque par contre, il enfile la cravate bleue, attention, ouvrez vos oreilles! C'est l'heure des grandes annonces. C'est une bleue qu'il portait le 26 juillet 2012, lorsqu'il lança le programme de rachat d'actif pour sauver la zone euro.

Pour son allocution de jeudi, il avait opté pour le violet. Et d'aucuns de lancer: "Il avait la bonne cravate". C'est que la BCE a annoncé ce jour un prolongement du programme de rachats d'actifs (donc davantage la cravate bleue) mais toutefois assorti d'un "recalibrage" des volumes  (donc cravate rouge). 

Et ce petit jeu des couleurs de cravates dure depuis plusieurs années. En 2015, CNBC avait même lancé un sondage à la veille d'une conférence de Mario Draghi pour voir quelle cravate il porterait. La chaîne avait apporté une définition à chaque couleur.

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Mais attention, Mario Draghi semble connaître ce #DraghiTieGuessnes. Il n'est donc pas impossible de voir le président, un jour , taquiner les observateurs de cravates pour faire mentir les "statistiques".

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Bon, si à cette heure ce sont les cravates de Mario Draghi qui sont dans le viseur, au temps de son prédécesseur, Jean-Claude Trichet, "le code" résidait dans le langage. Si "vigilance forte" apparaissait dans le discours, les taux progressaient de 25 pdb lors de la réunion suivante.

 

Posté le 18 octobre 2017 par L'Echo Réactions | Réagir

L'histoire ne s'efface pas, même pour Halloween

La tradition est connue (ou est en passe de l'être davantage). A Halloween, les enfants se déguisent avec des costumes effrayants. Fantômes, sorcières, monstres, vampires sonnent alors aux portes en criant: "des bonbons ou un sort !". Mais l'effrayant est-il dépassé?

                                                                                                                                                                                                   par Dominique Liesse 

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Chaque année, c'est la même question: quel déguisement choisir pour la fête d'Halloween? Dans les rayons des magasins, l'originalité des fabricants n'est plus à démontrer. Mais cette année, ils ont fait fort! Très fort!

Le site Halloweencostumes.com et le géant de la distribution aux Etats-Unis, WalMart, proposaient aux petites filles d'enfiler le costume... d'Anne Frank. Glauque!

Face au tollé, les deux enseignes ont retiré le costume de la vente. "Nous présentons nos excuses si nous avons offensé quelqu'un, ça n'a jamais été notre intention", affirme la direction du site internet.

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"Déguisement Enfant, Fille évacuée de la Seconde Guerre mondiale, avec robe, béret et sac", décrit Amazon sur son site

 

 

Quant à Amazon, qui propose aussi le produit, pas de changement. Le costume d'Anne Frank reste disponible en plusieurs tailles et à des tarifs variant de 11,92 euros à 21,71 euros. Le site n'hésite pas non plus à enfoncer le clou du mauvais goût: "Évacuation! Remontez le temps avec ce déguisement de fille évacuée de la Seconde Guerre mondiale!", indique-t-il dans le descriptif!

Rappelons qu'il y a quelques années, Delhaize avait également dû retirer de la vente un déguisement qui ressemblait fortement à un habit de prisonnier de camps de concentration. L'enseigne de distribution avait expliqué que le costume s'était retrouvé dans certains magasins "indépendamment de sa volonté". Face à l'émoi de la Ligue belge contre l'antisémitisme, Delhaize s'était engagée à renforcer ses procédures de contrôle.

Même à Halloween, l'histoire et ses horreurs ne s'effacent pas.

Posté le 17 octobre 2017 par L'Echo Réactions | Réagir

#BalanceTonPorc, débat sociétal ou mouvement de délation

Tout est parti d'une "blague" avec une amie au téléphone, raconte Sandra Muller, initiatrice du hashtag #BalanceTonPorc. 

par Dominique Liesse 

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Sandra Muller est une Française installée avec sa famille à New York depuis 4 ans. A 46 ans, elle dirige une lettre spécialisée sur l'audiovisuel. Dimanche, elle lance un peu par hasard sur Twitter le #BalanceTonPorc. Scandalisée par les agissements du tout-puissant Harvey Weinstein, producteur de cinéma américain, elle veut faire avancer les choses face au harcèlement sexuel.

Depuis sa création ce week-end, le hashtag a déjà été posté dans plus de 150.000 messages et mobilisé plus de 59.000 internautes, selon les chiffres de la plateforme de veille sur les réseaux sociaux, Visibrain. Mais plus qu'un débat de société, ce hashtag est devenu viral. 

De témoignages d'agression, de harcèlements ou de viols présumés, le #BalanceTonPorc est aussi parodié, déformé. Les #BalanceTaTruie, #Balancetonmecsupercool, fleurissent sur la toile.

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Harvey Weinstein, producteur accusé de harcèlement

Les Anglo-saxons ont également embrayé mais de façon plus "soft". Le #BalanceTon Porc est ainsi devenu #BeBRave. Sandra Muller le reconnaît ce hashtag est très lisse. "Moi j'assume, je suis Française, c'est plus cash, moins lisse, moins poli!"

Quoi qu'il en soit, elle jette un pavé dans la marre: celui de la délation. En quelques jours, Facebook et Twitter se sont mués en tribunaux populaires. Les noms d'agresseurs potentiels sont livrés en pâture. Sandra Muller s'en défend. "Parler de délation, c'est encore une fois culpabiliser les victimes."  

 
Pour Marilyne Baldeck, déléguée générale de l'Association européenne contre les violences faites aux femmes au travail, ce mouvement "est révélateur de tout ce qui dysfonctionne. Cette parole devrait trouver un autre écrin que Twitter". Le succès de #BalanceTonPorc montre que les femmes préfèrent témoigner sur les réseaux sociaux plutôt que d’affronter une procédure judiciaire longue, parfois coûteuse, et qui peut aboutir à un non-lieu.

Et pendant que le twittosphère se déchaîne, à Hollywood l'émoi reste grand. Les actrices victimes d'Harvey Weinsten s'organisent avec notamment le #MeToo lancé par Alyssa Milano.

 

 Jeffrey Katzenberg, également producteur à Hollywood, avance lui désormais que si Weinstein est un "monstre", il n'est pas le seul. "Le problème est qu'il y a une meute de loups. Il n'est pas le seul là-dedans. C'est ce que nous devons vraiment chercher à régler."

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Jeffrey Katzenberg, producteur

 

Posté le 12 octobre 2017 par Danaé Malengreau Réactions | Réagir

"Les Belges devraient peut-être retourner au Congo"

Colonie

Peut-on discuter des bienfaits du colonialisme? Peut-on publier un article sur un tel sujet? Peut-on ensuite le supprimer? Le débat agite le public, les travailleurs de la revue Third World Quarterly et la communauté scientifique.

A l'origine de la polémique, on trouve un dénommé Bruce Gilley. Ce professeur de sciences politiques à l'université de Portland (États-Unis) a écrit un article. Cet article a été publié dans la revue Third World Quarterly. On a crié au scandale. La revue a supprimé l'article. D'autres personnes ont crié au scandale. Rebobinons. 

"The case for colonialism" ou "Le bien-fondé du colonialisme" est le titre de l'article en question. L'auteur estime qu'"il est temps de remettre en question la signification péjorative du colonialisme occidental", ajoutant que ce dernier était "objectivement bénéfique et subjectivement légitime". Bruce Gilley met en avant les améliorations des conditions de vie des habitants dans des colonies et pointe du doigt les régimes destructeurs qui ont souvent suivi les déclarations d'indépendance. Sa proposition? "Dans certains cas, il serait possible de créer de nouvelles colonies occidentales à partir de rien." La Belgique fait même une apparition dans son article. Bruce Gilley cite des passages du livre "Congo" du Belge David Van Reybrouck et conclu que "les Belges devraient peut-être retourner au Congo".

Les réactions ne se font pas attendre. Les internautes fulminent sur les réseaux sociaux et dénoncent la dédramatisation des atrocités liées à la colonisation. La moitié du comité éditorial de la revue démissionne. Des pétitions circulent pour retirer l'article et même pour retirer le doctorat de l'auteur. Beaucoup dénoncent un article "raciste" écrit par un "suprémaciste blanc". D'autres pointent des inexactitudes scientifiques dans l'article.

Pour la petite histoire, cet article avait déjà été refusé de publication à deux reprises lors d'un numéro spécial. Lors d'une nouvelle proposition, deux chercheurs ont été chargés d'évaluer l'intérêt de la publication: l'un a rejeté l'article tandis que l'autre a demandé quelques modifications. Le rédacteur en chef a tranché en faveur de l'opinion de ce dernier. 

La rédaction a par la suite rétropédalé. L'article a été supprimé du site internet de l'éditeur Taylor & Francis, ce qui a suscité une autre vague de réactions. Celle-ci défend la liberté d'expression...

Posté le 10 octobre 2017 par Danaé Malengreau Réactions | Réagir

On ne change pas de nom sans autorisation

Dalal Mughrabi

Une école palestinienne financée par la Belgique a été baptisée du nom d'une terroriste, et ça ne passe pas bien.

L'école 'Beit Awwa Basic Girls School' a été construite en 2013 sur la rive ouest du Jourdain en Palestine, grâce à l'aide de la coopération belge. L'établissement a récemment décidé de changer de nom. Il a été rebaptisé 'Dalal Mughrabi Elementary School'. Et c'est le scandale en Belgique.

De un, ce changement de nom a été fait en douce, sans en informer les autorités belges qui contribuent pourtant à son fonctionnement. De deux (et la raison principale), le nom choisi ne convient pas du tout à la Belgique. Dalal Mughrabi était une militante palestinienne impliquée en 1978 dans une attaque près de Tel Aviv, comprenez une terroriste.

"Le gouvernement condamne sans équivoque tout hommage (aux auteurs) d'attaques terroristes", rappellent les cabinets des ministres Reynders et De Croo. Les Affaires étrangères ont pris contact avec l'Autorité palestinienne et attendent "une réaction formelle".

En attendant, l'aide belge est mise entre parenthèses. Le gouvernement a en effet décidé de suspendre son soutien à tous les projets d'écoles dans les territoires palestiniens, rapportent plusieurs journaux flamands mardi. Cela représente tout de même un total de 3,3 millions d'euros.

 

Posté le 5 octobre 2017 par L'Echo Réactions | Réagir

Sinistrés des ouragans,"amusez-vous bien"!

Comparaisons choquantes, gestes déplacés, propos inappropriés ... La présence de Donald Trump à Porto Rico n'est pas passée inaperçue.

                                                                                                                                                                                par Dominique Liesse

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Le couple présidentiel américain s'est rendu à Porto Rico. Donald Trump et Melania souhaitaient rencontrer les sinistrés de l'ouragan Maria, qui a dévasté l'île américaine il y a quinze jours. 

Serrant des mains, posant sur les photos, Donald Trump a tenté d'étouffer les critiques qui ont fusé sur la lenteur de l'aide fédérale au territoire américain. Mais l'objectif n'a pas été atteint. Au contraire! La presse parle d'un comportement indigne.

Tout au long de sa visite, le président a accumulé les "impairs". Il s'est d'abord lancé dans des comparaisons plus que douteuses. "Chaque mort est une horreur", a-t-il indiqué devant un parterre de Portoricains. "Si vous regardez une vraie catastrophe comme Katrina et vous pensez aux centaines et aux centaines de morts face à vos 16 morts. (... )Vous pouvez être fiers de ce qui vient de se passer à Porto Rico". Entre-temps le gouverneur Ricardo Rossello a revu le bilan à la hausse et parle désormais de 34 cas décès... .

Ensuite, alors que l'aide humanitaire arrive au compte-goutte, que la population manque d'eau potable, d'électricité et se prépare à des années de reconstruction, le président s'est appliqué, tel un basketteur face au panier décisif, à lancer... des rouleaux de papier cuisine. 

 

Le geste a choqué l'opinion américaine, comme Samantha Be, personnalité médiatique satirique, qui rappelle le tollé qu'avait provoqué le geste de joueurs de la NBA en mettant genou à terre lors de l'hymne américain. 

Le président ne s'est pas arrêté là. Il a ironisé sur les dépenses américaines pour Porto Rico, là où la population a le sentiment d'avoir été traitée comme des citoyens de seconde zone. "Vous avez ruiné notre budget (rires). On a dépensé beaucoup d'argent pour Porto Rico et c'est bien on a sauvé beaucoup de vies."

 

Enfin cerise sur le gâteau. Dans les rues jonchées de débris, le président a pris quelques minutes avec un rescapé. L'homme soulagé, expliquait avoir miraculeusement gardé sa maison indemne. Débordant de compassion, le locataire de la Maison Blanche l'a encouragé à sa manière: "On va vous aider. Amusez-vous bien!"   

Un vent de nostalgie souffle dès lors sur les réseaux sociaux où les comparaisons de gestion des sinistres par les anciens présidents fusent.

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Posté le 4 octobre 2017 par L'Echo Réactions | Réagir

Quand Theresa May reçoit son C4 en public

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Crédit: Phil Noble

 

Simon Brodkin, alias Lee Nelson, a encore frappé. Le comédien britannique, déjà entré dans la "légende" du canular pour avoir couvert de billets Sepp Blatter, l'ex-patron de la FIFA, ou avoir installé un logiciel espion sur une VW présentée en grandes pompes au salon de Genève, a, cette fois-ci, opté pour le terrain politique. Et qui plus est, à domicile.

L'homme est parvenu à interrompre la Première ministre britannique Theresa May en lui tendant une feuille de licenciement, au beau milieu de son discours de conclusion du congrès de son Parti conservateur à Manchester. 

Le comédien, comme à son habitude, est arrivé à s'infiltrer incognito dans l'assistance. Il a attendu le moment où Theresa May se confondait en excuses pour le score médiocre de son parti aux dernières législatives (où il a perdu sa majorité absolue), pour interrompre la cheffe du gouvernement.

Ne manquant pas d'ajouter du texte à son geste, Lee Nelson a glissé un "Boris (pour Boris Johnson, le ministre des Affaires étrangères, également présent dans la salle, NDLR) a dit dans une de ses réunions 'donne ça à Theresa'", a affirmé le comédien à la presse alors qu'il était escorté hors de la salle. 

La fin de l'histoire est un petit peu moins drôle pour Lee Nelson. Il a été emmené, menottes aux poignets, dans un fourgon de police. 

 

@SalimNesba avec AFP

Posté le 2 octobre 2017 par Danaé Malengreau Réactions | Réagir

Tu cours vite... pour une femme

C'est le "bad buzz" du week-end. La banque Belfius veut promouvoir le sport, en sponsorisant le marathon de Bruxelles, mais pas l'égalité entre les hommes et les femmes.

Les rues bruxelloises ont été animées ce dimanche par le marathon annuel. Stephen Kiplagat l'a emporté chez les messieurs en 2h11:43. La victoire chez les dames est revenue à Christelle Lemaire en 3h10:42. Traditionnellement, les vainqueurs montent sur un podium différent en fonction de leur sexe. Mais s'ils ont droit à la même slave d'applaudissements, il n'ont pas droit à la même récompense. Stephen Kiplagat a gagné un prix de 1.000 euros, contre à peine 300 euros pour Christelle Lemaire. Pour l'égalité des sexes, on repassera.

Outrage. Indignation. Colère. Les internautes ne sont pas tendres avec les organisateurs.

Comme le dit le dicton, il n'y a pas de mauvaise publicité, mais quand même. Les organisateurs ont tenté de se défendre en expliquant que "des athlètes masculins du gratin international ont été attirés afin de lutter pour une place sur le podium" et qu'il fallait donc suivre avec une récompense attractive. Et ce n'était pas le cas côté femmes. 

Mais l'égalité va être ramenée. "Le podium féminin complet de ce dimanche percevra donc très prochainement le complément de son prize money", peut-on lire dans un communiqué

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