Accueil Les Marchés Mon Argent Sabato

Posté le 29 novembre 2017 par L'Echo

Non, Monsieur Trump, ce ne sont pas des "fake news"!

Le président américain, Donald Trump, dont le credo est "America First", relaie sur Twitter des vidéos anti-musulmanes du parti d'extrême droite britannique, "Britain First". 

PHOTONEWS_10680016-002_115664807_preview

On peut dire que suivre le fil Twitter de Donald Trump apporte toujours son lot de surprises. Comme à son habitude, le Président américain s'en est pris mercredi aux médias: NBC qui a viré l'une de ses stars pour "comportement sexuel inapproprié", mais qui n'a viré personne pour toutes les "fake news" diffusées. CNN qu'il faut boycotter, car "traiter avec eux est une perte de temps".

Notons au passage, un petit coup d'autopromotion: "Il semble qu'un nouveau grand jour s'annonce sur les marchés boursiers. La confiance des consommateurs atteint un plus haut. Je suppose que quelqu'un va bien m'aimer!"

Le train-train quotidien, en somme.

Et puis, surprise! Trois vidéos anti-musulmanes de Jayda Fransen, la vice-présidente du parti d'extrême droite "Britain First", retweetées par Trump. Erreur d'aiguillage? A trois reprises? 

Ces trois vidéos montrent des exactions commises par des personnes, présentées comme des musulmans, sans pour autant donner aucun contexte. Un procédé classique des "trolls" d'extrême droite sur les réseaux sociaux.

La première vidéo, intitulée "Un immigré musulman tabasse un Néerlandais en béquilles", semble avoir été filmée aux Pays-Bas, à une date indéterminée. Est-ce une "fake news"? Sûrement pas si le président ardent défenseur des "real news" l'a retweetée.

 

La deuxième, "Un musulman détruit une statue de la Vierge Marie", a été publiée en 2013 sur YouTube. Selon sa description sur la plateforme de vidéos, elle a été filmée en Syrie et montre un membre de l'organisation djihadiste Etat islamique (EI) détruisant une statue de la Vierge Marie.

La troisième vidéo enfin, mise en ligne en 2013 en Egypte, montre une bande de jeunes battre à mort un autre jeune.

Les trois vidéos ont été retweetées vers 6h30 par le président américain pour le plus grand plaisir de l'association "Britain First", dont le compte Twitter totalise autour de 24.000 abonnés (contre plus de 43 millions pour le président républicain).

Emotion différente à Downing Street, où le porte-parole du gouvernement affirme que Trump a commis une erreur en retweetant "Britain First". 

Réponse du berger à la bergère:

Quant à Jayda Fransen, elle avait été interpellée en septembre dernier et inculpée pour la distribution de tracts et la mise en ligne de vidéos sur son compte Twitter. Elle suivait alors le procès de musulmans accusés, puis reconnus coupables de viol. 

Afp_up3qg_115664429_preview
Jayda Fransen

                                                                                                                                               D.Li. avec AFP et Reuters

 

Réactions