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février 2014

Carnets politiques
L’endroit et l’envers du décor de la politique. Les petites et les grandes histoires de la rue de La Loi. Les coulisses, les anecdotes. Ce que vous n’avez pas encore vu à la télé ni entendu à la radio. Des décodages inédits. Voilà ce que la rédaction politique de L’Echo vous promet dans ce blog. Ni plus ni moins.

Posté le 25 février 2014 par Christophe de Caevel Réactions | Réagir

Les heures sup' du MR

Une publicité du MR était encore visible sur la bannière de certains sites, ce mardi midi. La période de prudence, pendant laquelle la publicité politique sur internet est interdite, est pourtant bien en vigueur...

Depuis ce mardi matin, les publicités politiques en radio, en télé et sur internet sont interdites. Et qu’a-t-on vu malgré tout ce matin ? Une petite pub du MR se promenant sur la bannière de quelques sites… «L’avenir, ça se travaille», affirment les libéraux. En l’occurrence, ils font même des heures supplémentaires.

Capture

Cela dit, le MR ne risque pas grand-chose avec ce léger débordement horaire. En cas de plainte, la commission de contrôle des dépenses électorales sera saisie du dossier après les élections et pourrait infliger une amende au parti.

La sanction risque toutefois d'être bien théorique et l'infraction mise sur le compte d'une erreur ou négligence humaine. On pourrait presque parler d'anticipation puisque, à compter du 1er janvier 2015, la publicité sur internet sera autorisée pendant la période de prudence, à l'instar du régime applicable pour la publicité dans la presse écrite. Mais le plafond des dépenses autorisées ne devrait pas être relevé pour autant.

La publicité du MR a été vue ce mardi en fin de matinée sur le site humoristique "Le Gorafi". Que venait donc faire là une pub électorale belge? Les espaces publicitaires sont achetés soit directement au gestionnaire du site ou à sa régie; soit on s'adresse à une régie spécialisée qui gère des bannières de différents sites. Des messages différents s'ouvrent alors selon le profil de l'utilisateur, suivant les souhaits de l'annonceur. En l'occurrence, il est vraisemblable que les internautes qui se connectaient au Gorafi depuis la France n'ont jamais vu la publicité du MR.

Le MR avait donc un contrat avec une des sociétés qui gèrent ce type de bannière. "Ce contrat expirait dimanche à minuit, nous avions prévu ce délai de 24 heures pour éviter tout problème, explique Frédéric Cauderlier, responsable de la communication du MR. Notre message est revenu sur certains sites, sans doute via des cookies. C'est là l'une des limites techniques de l'exercice."

Le contrat ayant expiré dimanche soir, les annonces diffusées depuis ne sont dès lors par nature plus payantes. Nous sommes donc à la limite de l'application de la législation sur les dépenses électorales. 

     @ChDeCaevel

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Posté le 21 février 2014 par Martin Buxant Réactions | Réagir

Une manager de crise au Boulevard de l’Empereur

Les socialistes appellent leur ancienne porte-parole à la rescousse. Ermeline Gosselin doit booster la campagne électorale du PS... "Je viens en renfort caisse, simplement pour aider", sourit-elle.

Sondages moyens, déclarations contradictoires des différents chefs de file du parti, ambiance assez mauvaise, les socialistes veulent changer ça et rapatrient donc leur “superwoman” Ermeline Gosselin de Mons vers Bruxelles. 5640_144549692852_631737852_3390127_2985705_n

Ermeline Gosselin, qui fut porte-parole de Elio Di Rupo lorsqu’il était président du PS, est appelée à la rescousse au QG du PS et va renforcer l'équipe de communication. C’est elle qui chapeautra la stratégie de communication pendant la campagne électorale. L’actuel porte-parole, Jérémie Demeyer, reste en place et conservera les contacts avec la presse.

Ermeline  Gosselin avait choisi de ne pas suivre Elio Di Rupo au “16” et de se concentrer sur la ville de Mons en devenant la chef de cabinet de Di Rupo à Mons. Unanimement saluée pour son expertise en matière de com’ (sa disponibilité et sa gentillesse!), c’est un renfort de poids pour le PS dans la guerre électorale du 25 mai.

Sortie sur les loyers mal contrôlée de Paul Magnette obligé de faire demi-tour, sortie de Laurette Onkelinx sur les allocations de chômage obligée de dire qu’elle va remettre en cause un point de gouvernement qu’elle a adopté, “pour rester soft, on ne peut pas dire que ce soit le top ces dernières semaines”, dit prudemment un cacique socialiste. En fait, seul Elio Di Rupo semble aujourd’hui correctement tirer son épingle du jeu.

Et ceci nous amène à un autre question: le président faisant fonction Paul Magnette va être entouré de Ermeline Gosselin (ultra fidèle de Di Rupo), qui travaillera en tandem avec Anne Poutrain également très proche de Di Rupo. Mais comptez encore sur Gilles Mahieu  et Gilles Doultrelepont, deux autres proches de Di Rupo. Doutrelepont vient d’ailleurs de se voir chargé de superviser toute la campagne électorale – ce qui fait grincer quelques dents au PS. 

L’un dans l’autre  vous l’aurez compris, voilà Paul Magnette solidement encadré par des Di Rupistes – certes très compétents – mais qui n’ont qu’une seule loyauté: Elio Di Rupo.

Dès lors (et ici c’est une remarque personnelle), je me demande de quelle latitude dispose précisément Paul Magnette pour se mouvoir politiquement. Pas facile...

Allez, la route jusqu’au 25 mai est encore longue.

NB: Ermeline m'a évidemment rapidement recontacté, elle minimise son rôle et sa portée: "je ne suis qu'un simple renfort  caisse de l'équipe", sourit-elle. Ermeline Gosselin précise également qu'elle retournera à Mons après les élections.

NB2: On me fait remarquer au Boulevard de l'Empereur que Laurent Zecchini, un proche de Paul Magnette, joue un rôle important comme directeur de campagne du président. Et que l'actuelle porte-parole néerlandophone Tineke Sonck part en congé de maternité - ce qui justifie d'autant plus le renfort d'Ermeline Gosselin.

 

 

@Le_Bux

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Posté le 21 février 2014 par Anaïs Sorée Réactions | Réagir

Les libéraux en concurrence

Hier soir, le quidam intéressé par le débat européen et par son interprétation libérale a dû faire un choix : Didier Reynders ou Louis Michel ?

Michel-Reynders

Hasard du calendrier (ou pas ?), les deux hommes forts du MR donnaient chacun une conférence sur le même thème le même soir, à quelques kilomètres l’un de l’autre. Louis Michel était l’invité de Vincent De Wolf, candidat ministre-président bruxellois et bourgmestre d’Etterbeek, commune où s’est tenu le débat. Son thème : « Election au Parlement européen : les enjeux pour les citoyens de demain ». Didier Reynders a titré plus simplement : « L’Europe de demain : on en parle ! ». Les différences de style mises à part, le lecteur attentif aura compris que dans les deux cas il aura été question du même sujet : l’Europe.

Mais pourquoi avoir organisé un débat sur le même thème quasiment en même temps ?  Inévitablement, l'un a fait de l’ombre à l’autre. Ce n’était sans doute pas l’objectif recherché…

Le MR est un parti emprunt de fraternité où l’esprit d’équipe règne, n’est-ce pas ? Ce n’est pas comme si, un jour, des clans s’étaient formés et qu’ils peinaient à se dissiper aujourd’hui.

Que Vincent De Wolf mette Louis Michel face à Didier Reynders, mais non, ce n’est certainement pas une histoire de clans.

Ce n’est pas comme si ce dernier avait cherché à tirer la couverture en sortant un livre sur Bruxelles, quelques jours avant le congrès programmatique du parti préparé par Vincent De Wolf himself. Ce n’est pas comme si un doute subsistait quant à savoir qui est le réel candidat MR à la ministre-présidence bruxelloise. Mais non, voyons.

Quoi qu’il en soit en termes d’audience, the winner is… Vincent de Wolf et son ami Louis Michel avec une salle comble de 350 personnes. 4,5 km plus loin, Didier Reynders n’a reçu la visite « que » de 170 personnes dans la salle de l’Autoworld à Woluwe Saint-Lambert. Ces chiffres ont été donnés par l’entourage des deux intéressés. La popularité de Louis Michel ne semble donc pas diminuer avec le temps. Quant à savoir si elle déteindra sur les scores de Vincent De Wolf... 

@AnaisSoree

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Posté le 20 février 2014 par Martin Buxant Réactions | Réagir

Pandas: Di Rupo justifie l'accueil en grande pompe

Le Premier ministre Elio Di Rupo remballe le député MR Denis Ducarme et ses sarcasmes: "Il ne comprend rien au dossier. Veut-il créer un incident diplomatique avec les Chinois?", assène son porte-parole.  (Et Denis Ducarme réagit à la réaction!)

On sait que les deux pandas arriveront  ce dimanche en Belgique et que l’accueil qui va leur être réservé sera digne de celui réservé chefs d'Etat. Le Premier ministre Elio Di Rupo en personne se déplacera sur le tarmac de Brussels Airport pour accueillir Hao Hao et Xing Hui, les deux pandas de quatre ans qui iront à Pairi Daiza dans le Hainaut.  Giant-Pandas_791403c

Mais ce n’est pas tout: au moins deux ministres flamands se joindront à Di Rupo à Zaventem. Le libéral flamand Alexander De Croo en sera (Open VLD) et fera le déplacement. “Mes enfants sont très enthousiastes”, s’amuse-t-il.  Cela prouve aussi, politiquement parlant, qu’à trois mois des élections, le VLD ne craint pas de s’afficher aux côtés d’un socialiste francophone dans un événement qui couronne  - il faut appeler un panda un panda – un lobbying efficace de la part de Di Rupo.

Second responsable flamand qui fera le déplacement: Pieter De Crem. Le vice-premier ministre CD&V a lui surtout besoin de s’attirer les bonnes grâces à l’échelon international. En campagne pour décrocher le poste de secrétaire général de l’Otan, être vu d’un bon oeil par Pékin n’est jamais mauvais (même si la Chine n'est pas dans l'Otan, on le sait, pas de panique).

Les autorités chinoises accordent une attention énorme à l’accueil qui va être réservé à ces animaux, considérés comme des demi-dieux dans leur pays. Et il n’y a que douze Etats dans le monde qui ont la chance d’avoir des pandas prêtés par les Chinois. En mars 2013, le premier ministre Stephen Harper avait évidemment fait le déplacement à l’aéroport de Toronto pour accueillir les pandas “canadiens”.

Donc, on y vient. Les  sarcasmes des libéraux restent particulièrement en travers de la gorge du Premier ministre Di Rupo. Ce jeudi matin, sur les ondes de Matin première, le député Denis Ducarme  a raillé Di Rupo et l’accueil qu’il réservait aux pandas, allant même jusqu’à dire qu’il introduirait "une plainte au Centre pour l’égalité des chances  car les girafes n’étaient pas accueillies de la même manière par le Premier ministre". 

Interrogé, le porte-parole du Premier ministre, habituellement placide, est pour le coup très carré. “Denis Ducarme vient de démontrer à tout le monde qu’il n’a absolument rien compris à ce dossier qui  mêle des enjeux diplomatiques, économiques et politiques. Que veut ce député? Si on devait le suivre, nous aurions immédiatement un incident diplomatique sur les bras. Si on devait le suivre, cela créerait inévitablement des difficultés pour les entreprises belges en Chine. Est-ce que c’est cela que ce député veut?  Que les relations excellentes que la Belgique a avec la Chine se dégradent?”, assène Guillaume De Walque. “Monsieur Ducarme est vsiblement très mal informé sur le sujet et essaye de dénigrer  un évènement positif pour la Wallonie et la Belgique". Boum. 

Allez, on souhaite la bienvenue à Hao Hao et à Xing Hui. On ne sait pas encore s'il seront en règle pour voter le 25 mai prochain. 

DERNIERE MINUTE: Denis Ducarme m'a évidemment téléphoné peu après la publication de ce post. je vous livre sa réaction. "J'ai bien compris que la communication de Monsieur Di Rupo était à présent une communiacation de divertissement, c'est sa technique de communication. J'imagine qu'entre les pandas, les chocolatiers (puisqu'il est actif dans les pralines désormais) et Top Chef, il est fort occupé. Di Rupo sera en effet visible dans l'émission culinaire Top Chef diffusée sur le Net samedi, le saviez-vous? mais moi, je suis au Parlement, je travaille sur le fond des dossiers. Allez, je vous laisse", termine le député MR.

@Le_Bux

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Posté le 19 février 2014 par Martin Buxant Réactions | Réagir

Comptez sur le Grand Charles

L'ex ministre-président bruxellois rugit à nouveau comme un lion, a prévenu Laurette Onkelinx. Exact.

Je vais être franc avec vous, je ne connais pas très bien Charles Picqué. Je l'ai croisé plusieurs fois, évidemment, ces dernières années, mais je ne l'ai jamais pratiqué de très près, contrairement à beaucoup d’autres animaux politiques de toutes les couleurs.  Bux picque

Jusqu'il y a quelques jours. Nous avons en effet passé trois heures ensemble vendredi dans le cadre de la grande interview politique du week-end dernier. Et je dois bien admettre - sans évidemment trahir le off et le caractère confidentiel des propos que nous avons échangés - qu'il m'a fait plutôt bonne impression. Attention (pour les mauvais esprits), ceci ne veut pas dire que je roule pour les socialistes ou qui que quoi qu’est-ce, je connais la susceptibité de certains d’entre vous, donc je m’empresse de le préciser... Je connais le bilan et le passif notamment en terme de chômage des jeunes que cette coalition laisse à la Région bruxelloise, merci.

Notre rencontre s’est déroulée dans le bureau de Charles Picqué, au premier étage de la maison communale de Saint-Gilles - commune dont il exerce la charge maiorale depuis 1985. Sur la photo, Charles Picqué est à droite, et son robot préféré au centre. 

 Ce n'est pas faire injure à Charles Picqué que d’écrire  que sur la fin de son mandat comme ministre président bruxellois, il apparaissait fourbu, lassé, excédé par les jeux politiciens bruxellois. Et cela se ressentait jusqu’au Parti socialiste où il a été poussé vers la sortie de charge, moment choisi pour mettre son successeur Rudi Vervoort en orbite.

 En fait, c’est un secret de polichinelle, Charles Picqué était malade à cette époque. Il est à présent guéri, tout à fait rétabli et, ce sont ses mots, il “pète la forme”. Je salue donc le responsable politique qui n’a jamais, à ma connaissance, mis sa maladie ou sa traversée du désert en avant à des fins “promotionnelles”.

Mais trêve de gentillesse, revenons à des considérations plus politiques. Picqué est en pleine forme et son successeur peine à décoller dans les sondages de popularité. Vous voyez où ça nous mène?

Dans le récent sondage du “Soir”, Rudi Vervoort n’était gratifié que de 8% de réponses positives quant à savoir s’il ferait un bon ministre-président bruxellois après le 25 mai. Laurette Onkelinx récoltait elle un timide 12%. Picqué, lui, n’a pas été sondé. J’imagine qu’il sera sondé dans le sondage de “La Libre”, qui doit venir un de ces jours. Et qui confirmera, j’imagine, que Picqué reste ultra-populaire à Bruxelles.

Quoi qu’il en soit, ce que je veux dire est plutôt clair. Picqué avec un profil social-démocrate, donc plutôt centriste, colle bien à la sociologie politique bruxelloise, me semble-t-il. Et il reste du pain sur la planche à Rudi Vervoort pour rattrapper le “Grand Charles” en terme de popularité.  

Quand j'ai interrogé Charles Picqué, il a été très clair:

“Pas question pour moi de redevenir ministre, c’est exclu”.

En clair, il joue l’équipe et ne mettra pas de bâtons dans les roues de ses équipiers. Peu importe qu’on le mette sur la liste bruxelloise ou fédérale.

C’est une sacrée leçon – suivez mon regard – pour une autre grosse formation politique bruxelloise, vous ne trouvez pas?

@Le_Bux

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Posté le 18 février 2014 par Martin Buxant Réactions | Réagir

Le Parlement européen met Anne Delvaux à l’honneur

Delvaux anneLa députée européenne, dont la carrière politique s’arrête en mai prochain, est nominée comme une des trois meilleures parlementaires en matière d’énergie. Dommage pour le cdH qui a préféré Claude Rolin comme tête de liste…

C’est cocasse: alors que le cdH n’a pas jugé utile de faire figurer la parlementaire européenne sortante en tête de liste pour l’Europe le 25 mai prochain, voilà qu’elle est désignée comme l’une des trois meilleures parlementaires européennes (766  membres) en matière de politique énergétique. 

Et ce n’est pas un bureau de lobbying quelconque qui l’a nominée, mais bien le Parlement européen himself. Trois députés européens ont été nominés: Anne Delvaux, Christa Klass (Allemagne) et le Polonais Konrad Szymanski.

La notice qui accompagne la nomination d’Anne Delvaux est particulièrement élogieuse. Jugez donc: “La Parlementaire Anne Delvaux est nominée dans la catégorie énergie pour son rôle moteur dans les négociations sur le climat ainsi que sur le paquet énergétique (…). Elle a pu dépasser de nombreux obstacles et atteindre des résultats ambitieux (…)”.  L’ancienne journaliste est, d’après le Parlement européen, une sommité en la matière.

Extrait du communiqué:

Anne delvaux epp

La semaine dernière Anne Delvaux, à qui le cdH proposait de figurer en seconde place sur la liste pour les législative à Liège, a fait le choix de quitter la vie politique, tout en ciblant le parti ainsi que son président Benoît Lutgen pour ses “promesses non tenues”.

Allez, on souhaite donc bonne chance à Claude Rolin, que le cdH a préféré à Anne Delvaux, pour l’année prochaine. Peut-être figurera-t-il également parmi les nominés de ce prestigieux “award” en 2015.

Le lien vers les nominations est ici.

@Le_Bux

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Posté le 18 février 2014 par Martin Buxant Réactions | Réagir

Isabelle Durant met le cap sur Bruxelles

La députée européenne sera donc candidate sur la liste bruxelloise d'Ecolo. Voilà qui rebooste les verts dans la course à la troisième marche du podium bruxellois.

On n’en est pas à un retournement près dans cette campagne électorale. Ainsi Isabelle Durant, qui jurait mordicus qu'il n'y avait point de salut hors du Parlement européen, a décidé de se présenter comme candidate au Parlement bruxellois. Rappel, c'est Philippe Lamberts qui a décroché, au terme d'un duel épique, la tête de liste européenne.

261357895_B971253428Z.1_20131021172149_000_GN91DDA1C.1-0Pressée de toutes parts, chez Ecolo, Durant a donc cédé à la "realpolitik". L'ex-vice-première ministre de la coalition Arc-en-ciel jouit encore d'une grande popularité dans l'opinion publique et c'est incontestablement un renfort de poids pour la liste emmenée par Christos Doulkeridis.

Interrogé, Christos Doulkeridis ne fait pour l'heure aucun commentaire, laissant le soin à Isabelle Durant de dévoiler les arguments qui l'ont conduite a opéré ce choix. 

Isabelle Durant devrait s'expliquer plus avant sur son choix dans le courant de la journée. 
Les 20 premières places de la liste bruxelloise ont déjà été attribuées, de même que la queue de peloton: Isabelle Durant ne sera donc pas sur une place visible, mais bien sur une place "de combat".

Parole de politicienne…

- Le 19 octobre, Isabelle Durant déclarait à L’Echo: "Je n'ai pas une candidature de repli à la Chambre ou à la Région. Un mandat de parlementaire, c'est un engagement, pas un lot de consolation."

- Le 18 février, elle annonce qu’elle sera bien candidate au parlement bruxellois. Libre à vous de croire maintenant ce qu’Isabelle Durant va vous raconter d’ici le 25 mai. (C.D.C.)


Quoi qu'il en soit, voilà qui relance tout l'intérêt dans la course a la troisième place à Bruxelles, derrière les mammouths PS et MR.

Le cdH avait pris tout le monde de court en rapatriant Joelle Milquet vers sa liste bruxelloise. Joëlle Milquet trouvera donc sur sa route une autre vice-première ministre. 

Allez, le challenge bruxellois devient chaque jour plus intéressant.

@Le_Bux

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NB: Isabelle Durant était injoignable, malgré nos multiples tentatives, 
à l'heure de rédiger ce post. Elle est évidemment libre de reprendre contact avec nous. 
 

Posté le 16 février 2014 par Martin Buxant Réactions | Réagir

Ceci n'est pas de la récupération politique (quoique...)

Ni Didier Reynders ni Joëlle Milquet n’ont été invités à témoigner dans le cadre de la grande soirée pour les 50 ans de l’immigration marocaine en Belgique. Mais le Parti socialiste se défend d’avoir politiquement récupéré l’événement.

Ce post-ci va encore nous valoir quelques copains. Soit. On ne veut pas gâcher la fête en grande pompe qui doit avoir lieu lundi soir au Bozar, pour les 50 ans de l’immigration marocaine en Belgique mais, voilà, on s’en voudrait de passer sous silence que deux partis francophones considèrent que cette manifestation a été totalement récupérée par le Parti socialiste. Url

Le MR surtout, mais le cdH aussi, reproche au PS d’avoir fait de cet événement, où Elio Di Rupo doit prendre la parole, une vitrine dans leur chasse aux voix des communautés d’origine marocaine à Bruxelles, là où cet électorat est évidemment primordial. Inutile d’écrire qu’au PS, on dément avec la dernière des énergies une telle récupération. "Ceux qui disent cela salissent la mémoire de l’immigration", fulmine Ahmed Laaouej, sénateur socialiste et cheville ouvrière du projet.

Mais reprenons et posons les faits. La soirée au Bozar est organisée par Espace Magh, une association présidée par Ahmed Laaouej (PS). Espace Magh a reçu pour les festivités une enveloppe budgétaire oscillant entre 600 et 700.000 euros de fonds publics ventilés comme suit: 500.000 euros de la Fédération Wallonie Bruxelles, 50.000 euros du gouvernement bruxellois, 30.000 euros de la Cocof, etc. Ces fonds doivent servir à la mise en place de plus de 120 activités qui se dérouleront durant plusieurs mois.

Pour animer la  soirée d’ouverture,et c'est là que le bât blesse d'après certains, une série de capsules vidéos ont été trournées par Espace Magh et seront diffusées ce lundi soir. Ahmed Laaouej refuse de donner la liste des responsables politiques qui ont été filmés et qui seront diffusés.

Mais la formule initiale prévoyait, selon plusieurs sources, que douze socialistes, ou apparentés, seraient interrogés (Elio Di Rupo, Paul Magnette, Laurette Onkelinx, Rudi Vervoort, Rudy Demotte, Fadila Laanan, Yvan Mayeur, Rachid Madrane, Philippe Moureaux, Eliane Tilieux) ainsi que la syndicaliste Anne Demelenne et le patron de la RTBF Jean-Paul Philippot.

A côté de cela, deux Ecolo ont été filmés (Christos Doulkeridis et Olivier Deleuze). Et côté cdH, on aura droit à Julie De Groote et à Céline Frémault, tandis qu’au MR c’est Jacques Brotchi et Richard Miller qui ont été filmés.

Vous avez bien lu : aucun poids lourd chez les libéraux ni au cdh. Les deux présidents de partis, Charles Michel et Benoît Lutgen, ont refusé de se prêter à cet exercice. Quant aux deux vice-premiers Reynders et Milquet, qui auraient pu faire de l’ombre à l’armada rouge, et bien ils n’ont pas été sollicités. D’autant plus étonnant que le témoignage du ministre des Affaires étrangères et celui de la ministre de l’égalité des Chances auraient été logique dans ce contexte. « C’est clairement honteux de nous avoir à ce point mis à l’écart », déplore un libéral.

Mais poursuivons.

Interrogé sur cette longue liste à forte connotation rouge, Ahmed Laouej indique que cette liste n’est plus d’actualité et que tous les témoignages des socialistes initialement prévus ne seront finalement pas Affiche bx stand upenregistrés/diffusés.

« La vérité », dit Ahmed Laaouej, « c’est que c’est un superbe evènement qui est à des kilomètres de toute récupération politique. C’est vraiment honteux d’insinuer cela ». 

Voilà pour le lundi.

Le mardi et le mercredi, en revanche, c’est Joëlle Milquet qui est à la manœuvre pour une soirée devant aussi se fondre dans le cadre des festivités des 50 ans de l’immigration marocaine en Belgique. Elle a d’ailleurs réservé deux soirées durant le théatre du Vaudeville où un spectacle de BXStand-up (voir l'invitation ci-contre) doit avoir lieu, ce spectacle est évidemment très populaire dans la communauté d’origine marocaine, un électorat que Joëlle Milquet convoite évidemment.

Mais elle aussi se défend de toute récupération politique : « J’ai associé le cabinet du Premier ministre à cette activité », dit-elle. « Franchement, c’est ridicule, la réservation de ce petit théâtre coûte 6000 euros, ce n’est certainement pas cela qui va faire gagner un électeur. Cela n'a absolument rien à voir avec la politique ».  

Voilà l’état du dossier. A vous de juger ce qui est de la récupération politique et ce qui ne l’est pas.

Ce qui est certain, c’est qu’à Bruxelles, l’élection va en partie se jouer sur la capacité à fidéliser cet électorat des communautés d’origine étrangère.  

"Joëlle Milquet peut se lever très tôt, on a beaucoup d’avance, jamais, jamais, jamais, elle ne nous battra dans ces communautés", pronostique un haut-gradé socialiste. Wait and see.

Allez, bonne chance quand même pour le 25 mai.

 

@Le_Bux

 

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Posté le 13 février 2014 par Martin Buxant Réactions | Réagir

On se détend (et on arrête les insultes)

En l'espace de dix jours, les supporters du FDF, de Laurent Louis, du MR et d'Ecolo me sont tombés dessus. Il y a de la nervosité dans l'air.

Je ne suis pas encore tout à fait un vétéran de la politique belge – respect aux anciens comme Christophe, Francis, ou encore Véronique et Christian - mais à 35 balais, je ne suis plus le jeune naïf d'il y a quelques années (quoique...).  Sunset

J’ai suivi modestement quelques campagnes électorales (2006, 2007, 2009, 2010), j’ai connu les grilles de Val Duchesse pendant l’Orange bleue (avec Bertrand), les "Alea Jacta Est" de Vincent, les prises de gouvernement débranchées par Alexander, les ratés d'Yves et les 543 jours sans gouvernement de Elio. Bref, si je ne suis pas encore un ancien combattant, je ne suis plus non plus né de la dernière pluie.  

Tout ça pour dire, finalement, que la politique belge et ses petits "à-côtés", ça va bien, on connaît. Les pressions, les fâcheries, les railleries parce qu’on roulerait pour l’un ou l’autre, qu’on a été méchant avec untel et pas avec unetelle, on connaît la chanson.

Mais cette fois-ci, anno 2014, corrige-moi si je me trompe Fabrice (qui a une solide mémoire politique), j’ai l’impression qu’on a passé un sacré palier en terme de nervosité et de susceptibilité dans la relation de précampagne électorale entre médias et politiques.

On en est encore, grosso modo, à quatre mois des élections du 25 mai et jamais, jusqu’ici, je n’avais  encore reçu autant d'insultes, d’invectives et de commentaires peu polis de la part de partis politiques ou de leurs porte-flingues.

-Tenez, il y a 10 jours, dans un billet politique sur le FDF, j’ai un peu égratigné le président Olivier Maingain. Et donc on m'a dit que j'étais pire qu'une prostituée.

 "@ClaudineLenoir: @Le_Bux Un(e) prostitué(e) a au moins la décence de se faire payer son travail."

-Ensuite, j’ai évoqué les supporters de Laurent Louis qui faisaient du bruit au Parlement le jeudi en marge de sessions plénières. J’ai donc dû entendre que je protégeais les pédophiles et les sionistes. Une partie de ces gentillesses seulement se retrouve ici

 -Ce week-end, j’ai pointé le combat fratricide au sein du MR à Bruxelles. Là, via SMS, on  m’a dit que j’étais devenu “malsain” et que je “faisais le jeu du PS”.

- Exception notable: dans la semaine, on a écrit sur le retour en force de la politique des copains à Charleroi. Je sais que ça n'a pas fait plaisir à Paul Magnette, mais il faut lui laisser qu’il n’a absolument pas versé dans la pression ou encore moins l’invective. Respect, donc. 

- Mercredi, on a évoqué le fait qu’Ecolo s’était fait rouler dans la farine par le PS à Ixelles. Et là, un député vert m’a dit que je faisais de la propagande, tandis qu'un autre a déploré que je relaie "les poissons pourris du parti socialiste".  

Franchement, je n’ai pas l’impression d’avoir été foncièrement plus mordant ou méchant que d’habitude. Et ne vous méprenez pas, l’idée n’est pas de se plaindre, je me borne à constater – comme un simple plouc journaliste – ce qui est en train de se passer - qu'on dérive du registre de l'anecdote politique vers celui de la petite invective imbécile.

L’addition commence à être salée. Alors moi je dis, les amis, on se détend. On arrête ce genre de mesquineries et d’insultes, on respire un coup. Et on se détend. Parce que ça ne vous mènera à rien.

Restons zen.

 

@Le_Bux

 

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Posté le 13 février 2014 par Christophe de Caevel Réactions | Réagir

Un sondage qui arbitre les matches dans le match

Elio Di Rupo et Maggie De Block sont les deux personnalités qui vont chercher le plus de voix au-delà de l'électorat traditionnel de leur parti, selon un sondage réalisé pour Le Soir et RTL. Décryptage.

 

 

Reynders
......Rudy Demotte et Didier Reynders
......sont les premiers choix des sondés
......pour diriger les gouvernements
......wallon et bruxellois
......(© Jean-Pol Schrauwen)

Un sondage vaut ce qu'il vaut. En l'occurrence, les souhaits des Belges pour les chefs des futurs gouvernements n'ont que peu d'intérêts directs: nous ne sommes pas dans un régime de type présidentiel. Néanmoins, le sondage permet de dégager des éléments très instructifs pour la campagne et, surtout, les lendemains possibles de l'élection.

 

Les résultats montrent quelles personnalités ratissent au-delà de l'électorat de leur parti. C'est clairement le cas pour Elio Di Rupo, plébiscité par plus d'un francophone sur deux comme Premier ministre. Le Montois évolue dans une sphère sans commune mesure avec ses adversaires.

Dans cette catégorie, on rangera aussi Maggie De Block, que 24% des Flamands souhaitent voir devenir Premier ministre alors que son parti (Open VLD) peine à dépasser les 10%. La secrétaire d'État à la Migration est la personnalité la plus populaire en Flandre (68%, c'est mieux que Di Rupo en Wallonie!) et, qui plus est, celle qui recueille le moins d'opinions défavorables (18%) de tout le pays. Bref, un sacré atout électoral.

A Bruxelles, Didier Reynders parvient aussi à attirer des électeurs au-delà du MR en atteignant les 21% (+8% pour l'autre candidat MR, Vincent De Wolf) et trône ainsi en tête du classement régional. C'est aussi le cas pour Didier Gosuin (12% + les 8% de Clerfayt, c'est a priori bien plus que le potentiel du FDF), qui peut donc créer la surprise dans le scrutin bruxellois.

Le cdH reçoit la confirmation qu'il doit ses performances électorales à quelques personnalités. Joëlle Milquet à Bruxelles et, plus encore, Benoît Lutgen en Wallonie, dépassent le seuil prévu de leur parti. A l'inverse, le PS reste en-dessous de son score attendu à Bruxelles et en Wallonie, malgré l'absence du PTB dans le sondage...

Les matches à l'intérieur des partis

La liste de noms proposés aux sondés comprenait deux personnalités par parti. Cela permet de jauger les rapports de force internes. Ainsi, les libéraux bruxellois placent Reynders très largement devant De Wolf. Si quelqu'un en doutait, le choix est clair. On ne dira pas la même chose au PS, dont les électeurs se répartissent plus équitablement entre Onkelinx et Vervoort (12-8). 

L'une des surprises du sondage concerne le futur locataire de l'Elysette. On croyait Jean-Claude Marcourt prêt à déloger Rudy Demotte. Ce n'est a priori pas le souhait de l'électeur: 25% des Wallons souhaitent Demotte, plus du triple du score de Marcourt (7%). Et pourtant, il n'y a pas dans ce sondage la concurrence du PTB, qui puise dans le vivier syndical du ministre de l'Economie. 

 @ChDeCaevel

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