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mars 2014

Carnets politiques
L’endroit et l’envers du décor de la politique. Les petites et les grandes histoires de la rue de La Loi. Les coulisses, les anecdotes. Ce que vous n’avez pas encore vu à la télé ni entendu à la radio. Des décodages inédits. Voilà ce que la rédaction politique de L’Echo vous promet dans ce blog. Ni plus ni moins.

Posté le 31 mars 2014 par Martin Buxant Réactions | Réagir

MR et PTB étranglent le Parti socialiste

Les ennemis de mes ennemis sont mes amis. Les sondages, ça vaut ce que ça vaut, on ne va pas vous la raconter. Ici, une formation politique s’est penchée sur le dernier sondage politique de La Libre Belgique pour en tirer des projections en sièges.

Si ces projections devaient se réaliser; le PTB-Go enverrait non pas un ou deux députés au Parlement bruxellois après le 25 mars prochain mais 6 élus. Oui, vous avez bien lu: six parlementaires d’extrême-gauche dans l’Hémicycle bruxellois, alors qu’aujourd’hui il n’y en a pas un seul...

Voilà qui matérialise un peu plus la percée de ce petit parti, dont tout le monde perçoit l’ascension mais dont on a un peu de mal à cerner l'amplitude. Autre fait marquant: les libéraux bruxellois de Vincent De Wolf se retrouveraient – toujours selon le même sondage – à la tête d’une petite armada de 20 députés. Le PS, en ressac, ne totaliserait que 17 sièges devant le cdH (11 élus, stationnaire).

Le FDF et Ecolo auraient chacun 9 élus au Parlement bruxellois – soit trois de plus que le PTB-Go!

Capture
Ces projections en sièges sur Bruxelles confirment ce que les libéraux laissent filtrer depuis plusieurs semaines: MR et extrême-gauche sont désormais des alliés objectifs dans leur tactique d’affaiblissement du Parti socialiste.

Charles Michel avait himself déclaré que “le vote PTB (était) devenu un vote utile” il y a deux mois. Conscient des ravages que cette sentence pourrait avoir dans son électorat, il a rangé cet argumentaire au vestiaire, même s’il n’en pense pas moins.

Un responsable libéral abonde dans le même sens:

“Ce que réalise le PTB pour le moment, c’est fantastique. Pour nous, c’est tout simplement génial. Surtout qu'ils ne s'arrêtent pas en si bon chemin".

@Le_Bux

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Posté le 27 mars 2014 par Nathalie Bamps Réactions | Réagir

Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis...

L'adage est connu. Et Paul Magnette n'est pas un imbécile... Mercredi soir, il a donc finalement laissé tombé la star du jour, Barack Obama himself, pour participer au débat organisé par l'UCM avec ses petits camarades, Charles Michel, Emily Hoyos, Olivier Maingain et Maxime Prévot. Pour le plus grand plaisir des 200 patrons de PME présents...

Ving-quatre heure plus tôt, le PS faisait pourtant savoir à l'UCM que le président du parti ne pourrait pas assister au débat, et serait remplaçé par Nicolas Martin. Pas Laurette Onkelinx, Jean-Claude Marcourt, l'un des deux Rudi (Demotte/Vervoort), bref un ténor du parti. Pas même un député. Non non. Mais bien le bourgmestre faisant fonction de Mons...

Mais la nuit porte conseil. Et à 18h00 tapante, c'est Paul Magnette qui a finalement fait son entrée dans les locaux namurois de l'UCM. Philippe Godfroid, le président de l'Union des Classes moyennes, et Christine Lhoste, la secrétaire générale en sont presque tombé de leur chaise (hé oui, le PS avait joué la carte de la surprise...). Avant de se réjouir. The show can begin!

UCM2

Les 200 patrons et indépendants ont, paraît-il, eu raison de faire le déplacement jusqu'à Namur... Ils en ont eu pour leur argent, avec un Paul Magnette punchy (il n'allait quand même pas laisser son rival mener la danse devant un public qui, à priori, est presque acquis à la cause libérale...), un Charles Michel tout autant combatif (comme on vient de l'écrire, c'est son steack électoral qu'il défendait), et trois autres ténors politiques qui, au fur à mesure de la soirée, on eu de plus en plus de mal à exister...

Sur la forme, donc, un beau débat. Mais sur le fond? Les idées n'étaient pas spécialement révolutionnaires: allègement de la fiscalité, déplafonnement des cotisations, soutien au pouvoir d'achat, simplification administrative, ... Vous connaissez la musique. Par contre, les PME ont fait "pleurer" tout le monde. Tous les partis sans exception ont reconnu la situation extrèmement difficile que vivent les PME. Les classes moyennes ont applaudi.

Qui a été le plus convainquant? Le libéral jouait sur du velours, face à "son public", sur des dossiers qu'il connaît comme sa poche. Mais il se sussure que Paul Magnette a aussi marqué pas mal de points... Affichant un calme olympien face aux attaques d'un Charles Michel remonté comme un coucou suisse. Le socialiste a bien essayé d'envoyer Charles Michel KO dans les cordes avec son argument massure, mais hyper rebattu: "la réforme fiscale du MR est impayable, injuste et inefficace". Le libéral s'est évidemment défendu. Et a rétorqué sur la taxation des loyers. Un point que Magnette a dit ne pas figurer dans son programme... Raté.

Le socialiste a aussi eu l'avantage de conclure le débat (comme quoi, il a bien fait de venir...) Malin, il a profité de cet avantage pour pointer devant le parterre des entrepreneurs qu' "il n'y a pas un parti des indépendants et un parti des salariés".

Charles Michel est restré stoïque, refusant de faire le geste de trop, celui d'arracher le micro pour rétorquer. Cela n'aurait pas été très élégant... Mais nul doute qu'il n'en pensait pas moins.

Pour la petite histoire, c'est à la FEB que Paul  Magnette défend aujourd'hui son programme. Cela lui vaudra sans doute quelque grands écarts, lui qui twittait hier soir:

Magnette

 

@NathBamps

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Posté le 25 mars 2014 par Nathalie Bamps Réactions | Réagir

Obama met son grain de sel dans la campagne

Barack Obama déboule à Bruxelles, et c'est tout le plan com' de l'UCM qui s'effondre... Charles Michel et Paul Magnette ont décidé d'aller écouter la bonne parole américaine mercredi soir, plutôt que de s'affronter sur le ring devant les indépendants et patrons de PME...

Ca, c'était avant que l'on ne poste ce blog. Et avant que l'UCM n'apprenne les défections politiques... Philippe Godfroid, le président de l'organisation des classes moyennes, a-t-il tiré les oreilles du président du MR? Toujours est-il que Charles Michel a bien réfléchi, et, en fin d'après midi (5 minutes après notre publication), il a tiré la conclusion que "le renouveau économique de la Wallonie était plus important que Barack Obama...". A l'UCM, Charles  Michel ira.

L'organisation de défense des classes moyennes avait organisé, ce mercredi soir, un  grand débat électoral à Namur. Mais c'était sans compter le président des Etats-Unis... Barack Obama fait en effet un discours à Bruxelles, au Bozar. Et il a invité tout le gratin politique belge...

Charles-Michel-Beno-t-Lutgen-Emily-Hoyos-et-Paul-Magnette-

Mais le carton a été envoyée un peu tard... Et voilà que les présidents du PS, du MR, d'Ecolo et du FDF se sont retrouvé hier devant un gros dilemne: va-t-on confronter nos idées devant les membres de l'Union des Classes moyennes, ou va-t-on écouter Barack Obama??? Pour le PS et le MR, the winner is: Barack, of course! (avant que le MR ne change d'avis...)

Quid de Benoît Ludgen, Olivier Maignain et Emily Hoyos? Le premier ira, lui aussi, écouter le président US discourir sur la politique internationale. Il ne laisse pas tomber l'UCM. Il avait déjà prévu d'envoyer Maxime Prévot sur le front des indépendants (a-t-il le don de voyance, l'histoire ne le dit pas...).  Olivier Maingain, lui, ira à l'UCM. Et Emily Hoyos, elle, a choisi de boycotter l'américain, tout président qu'il soit... Du moins, si le débat est maintenu...

A l'UCM, c'était donc le branle-bas de combat. Mardi matin, l'organisation comptait encore sur la présence de tous. Mardi après-midi, réunion des troupes. Maintient-on le débat avec les second couteaux des partis, ou reporte-ton le débat? Ca a discuté ferme. Les GSM s'activent pour faire pression. Cela a marché pour le MR. Mais le PS prévoit toujours d'envoyer ... Nicolas Martin (pour ceux qui l'ignore, c'est le bourgmestre faisant fonction de Mons, chouchou d'Elio Di Rupo). Philippe Godfroid, le président de l'organisations'en accomodera. L'UCM l'a annoncé hier soir: le débat est bien maintenu. 200 chefs de PME sont attendus. Et tant pis pour Paul Magnette, il ne les rencontrera pas...

@NathBamps

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Posté le 25 mars 2014 par Christophe de Caevel Réactions | Réagir

Quand les débats suscitent le débat

Avouons-le, les débats politiques en télévision sont rarement intéressants. Mais les débats sur les débats peuvent, eux, s’avérer instructifs. On a ainsi appris ces dernières heures, comment les politiciens tentaient d’influencer l’organisation des « duels » par les chaînes de télévision.

Acte I : le président du MR, Charles Michel, lance dans Le Soir un appel à son homologue en titre du PS, Elio Di Rupo. Il veut un débat direct entre les vrais présidents, reléguant ainsi sur la touche le «faisant fonction» Paul Magnette. «Je n’imagine pas un seul instant que le président en titre du principal parti aujourd’hui refuse un débat avec le parti challenger», dit-il. Debat

Acte II : le cabinet du Premier ministre réplique, en assurant qu’il ne refuse pas les débats avec le MR. Mieux : il a pris les devants en suggérant à la RTBF, il y a plusieurs semaines déjà, un débat télévisé avec le vice-Premier ministre Didier Reynders. «Il y a déjà plusieurs débats entre les présidents (c’est Magnette qui y représentera le PS), il faut introduire un peu de diversité», explique-t-on au «16». Et d’ajouter qu’un débat Di Rupo-Reynders est déjà prévu en radio (La Première). On a compris le message: Di Rupo ne refuse pas la confrontation directe.

Acte III : «Quelle excellente journée, clame David Maréchal, le porte-parole de Didier Reynders. J’apprends qu’Elio Di Rupo est prêt à des confrontations directes avec le MR. Je me réjouis de la demande, nous l’accepterons bien entendu.» Ne comptez évidemment pas sur le ministre des Affaires étrangères pour céder la priorité à Charles Michel… Et après tout, qui est mieux placé qu’un Vice-Premier pour pousser le Premier ministre à défendre la totalité du bilan gouvernemental, y compris la réforme du chômage ?
La seule sollicitation officielle reçue à ce jour par Reynders concerne sa participation à une série de «duels» en radio sur La Première. «Nous avons appris ce matin que ce serait donc face à Elio Di Rupo», précise David Maréchal.

Acte IV : on n’aimerait vraiment pas être à la place de la RTBF qui, désormais, aura bien du mal à composer des duels télévisés, sans donner l’impression de céder à la pression de l’un ou de l’autre.

@ChDeCaevel

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Posté le 25 mars 2014 par Martin Buxant Réactions | Réagir

La N-VA a perdu son sens de l'humour

On peut rire de tout, mais pas avec tout le monde. L'adage se vérifie, surtout en politique et encore davantage en campagne électorale.

On ne va pas vous refaire ici le coup des insultes et des invectives dont on est abreuvé par les formations politiques qui, bien sûr, vous certifient que vous roulez pour untel ou unetelle: on l'avait déjà signalé. PhotoPlus étonnant (et récent) donc, est la déferlante de reproches très durs que je reçois de la part de la N-VA, depuis dimanche. En cause: la séquence "Politiquement correct" diffusée chaque dimanche dans le JT d'RTL (Voir la vidéo ci-dessous) dans laquele, avec humour et second degré (enfin, on essaye...), je brosse le portrait d'un parti, je donne mon avis sur la campagne électorale, bref j'éditorialise tout en essayant d'être rigoureux avec les chiffres avancés.

La N-VA n'a pas du tout, mais alors pas du tout, apprécié la séquence qui lui était consacrée dimanche. Je pensais que l'impact serait assez limité en Flandre vu que ce n'est diffusé que sur une chaîne de télévision francophone, mais j'avais tort. C'est étonnant de la part d'un parti qui essaye de faire de l'humour l'un de ses fonds de commerce.

Tenez, pas plus tard que la semaine dernière, son président Bart De Wever a fait le mariole déguisé en panda à la télévision flamande. Moi, j'ai trouvé ça assez drôle, je suis bon public, je le lui ai dit. Et il m'a répondu qu'il ne résistait jamais à l'envie de faire une bonne petite blague... Précisons d'emblée que Bart De Wever himself n'a pas réagi contre "Politiquement correct", mais j'ai eu plusieurs cadres du parti en ligne lundi, et tous m'ont fait de solides reproches. On aurait pu en rester là, mais hier soir sur le coup des 22h, le d'habitude placide président du parlement flamand Jan Peumans, un personnage que j'apprécie pour sa rondeur et son caractère jovial, s'est fendu d'un SMS à mon adresse en traitant cette séquence "d'incroyable et de dégoûtante". Je ne peux pas mettre ce SMS sur le compte d'une mauvaise connaissance du Français: Jan Peumans le maîtrise très bien. Alors je me dis que, décidément, la N-VA est bien un parti comme un autre... Elle accepte de rire de beaucoup de choses, mais certainement pas d'elle-même. Allez, bonne chance quand même pour le 25 mai.

@Le_Bux

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Posté le 24 mars 2014 par Christophe de Caevel Réactions | Réagir

Réforme fiscale: la KUL défend son simulateur

"Nous n'avons pas adapté notre simulateur, c'est le MR qui a adapté les paramètres de sa proposition de réforme fiscale", nous disent les économistes de la KUL.

Dans la bataille de chiffres sur l’impact des différentes réformes fiscales, le simulateur de la KUL occupe une place centrale. C’est de lui qu’était sorti le chiffre de 15 milliards d’euros, pour le coût brut du projet de réforme fiscale du MR. Charles Michel citait lui le montant de 5 milliards d'euros.

Depuis, les libéraux ont fait savoir que les économistes de la KUL avaient convenu que leur simulateur n’était pas parfait et qu’ils allaient l’adapter. Mais à Louvain, on nuance: ce n’est pas le simulateur qu’on adapte, c’est la proposition du MR. Charles-michel-pr-sident-du-MR-

On confirme bien une rencontre, «très cordiale», avec les techniciens de l’avenue de la Toison d’or en vue de tirer les choses au clair après la parution dans L’Echo du chiffrage de la réforme fiscale du MR. Et c’est après cette rencontre que Charles Michel a évoqué un plafond de rémunération (jusqu’à 50-70.000 euros, dit-il dans Le Soir) pour bénéficier du taux zéro pour les 13.000 premiers euros.

Difficile dès lors de se départir de l’impression qu’après avoir découvert l’impact budgétaire de sa proposition, le MR a prudemment décidé de la moduler. «C’est précisément pour cela, pour aider les partis à calibrer leurs propositions que nous avons développé cet outil», confie Toon Vanheukelom, l’un des opérateurs du fameux simulateur. En l’occurrence, le MR a donc introduit une certaine sélectivité dans le bénéfice de ce taux zéro, sélectivité que l’on retrouve aussi chez Ecolo (hausse de la quotité exemptée pour les revenus de moins de 40.000 euros) mais qui serait relativement complexe –ce qui ne signifie pas impossible- à mettre en pratique.

Toon Vanheukelom et son collègue André Decoster démenten toute idée de bug dans leur programme: «Il est en ligne depuis septembre, des centaines d’experts l’ont utilisé et personne n’y a trouvé de vrais problèmes».

La KUL a convié tous les partis à lui transmettre leurs programmes ou en tout cas certains aspects précis en vue d’un chiffrage comparatif. Le MR est le seul parti francophone à lui avoir répondu. Comme quoi, le parti et l’université ne sont pas en conflit, en dépit de la divergence initiale sur le chiffre de la réforme fiscale libérale.

@ChDeCaevel

Posté le 20 mars 2014 par Martin Buxant Réactions | Réagir

Philippe Suinen à Reynders: I'll be back

Scène étonnante - qui a dit touchante? - en marge de l'interview de la princesse Astrid. Alors que l'interview touchait à sa fin dans la suite de la princesse à Oman, le libéral Didier Reynders y est allé d'un compliment improvisé au socialiste Philippe Suinen - un ex chef de cabinet de Di Rupo. Image

Le patron de l'Awex, dont s'était la dernière mission économique en tant que numéro 1 de l'Awex, avait fait le déplacement express jusqu'à Oman pour remplacer Jean-Claude Marcourt qui poursuit sa mission au Qatar. Il a donc assisté à l'interview en compagnie du vice-premier Reynders.

"Je voudrais maintenant saisir l'occasion de féliciter et de remercier Philippe pour tout ce qu'il a accompli au cours de ces longues années à la tête de l'Awex", a lâché Didier Reynders qui n'a pas l'habitude de complimenter, et encore moins les socialistes. "Je le remercie d'avoir fait un aller/retour jusqu'à Oman. Je pense que c'est sa dernière mission dans cette fonction avant les élections et avant son départ, je le remercie vraiment".

Et le malicieux Philippe Suinen de répondre: "C'est ma dernière mission avec ma casquette de fonctionnaire, il y en aura peut-être d'autres avec d'autres casquettes par la suite".

Et Reynders de conclure: "Te connaissant, je n'en doute pas"...

Voilà ceux qui se perdait en conjecture sur le futur de l'Awex et une éventuelle prolongation du mandat de Philippe Suinen en sont pour leur frais. Suinen et l'Awex c'est bel et bien fini.

Mais où diable va-t-il rebondir?

Posté le 19 mars 2014 par Alain Narinx Réactions | Réagir

Le PTB engrange des affiliés à l’approche des élections

Décidément, il n’y a pas que dans les sondages qui sont favorables au PTB à l’approche de la joute électorale du 25 mai. Le Parti du travail de Belgique (PTB) attire aussi des affiliés qui, de plus en plus, prennent leur carte de membres. Belga52417597_42336431_previewIl nous revient ainsi que la liste des citoyens qui partagent les propositions du PTB s’est sérieusement allongée ces dernières trois semaines. D’après Raoul Hedebouw, le parti a gagné, durant cette période, quelque 300 adhérents, passant de 7.600 à 7.900 membres au niveau national. La répartition indique que près de 65% des nouvelles adhésions proviennent de la Flandre contre 35% pour la fédération Wallonie-Bruxelles. Le parti qui entend grappiller des voix, principalement au PS, lors des élections du 25 mai, profite notamment des circonstances (qui lui sont aujourd’hui favorables) et du travail de longue haleine réalisé auprès des travailleurs. Il faut dire que le PTB a, petit à petit, supplanté les partis de gauche chez les travailleurs en étant à leurs côtés lors des manifestations, profitant de ces occasions pour réaliser de sérieuses opérations de sensibilisation. Ces nouvelles adhésions, grâce aux cotisations qu’elles vont générer viendront également renflouer les caisses du parti. Reste à voir maintenant le verdict des urnes dans environ 2 mois !

Philippe Lawson

Posté le 19 mars 2014 par L'Echo Réactions | Réagir

"Ce que propose Didier Reynders ne sert à rien"

Le patron des patrons bruxellois, Thierry Willemarck, juge "inutile" la proposition du ministre des Affaires étrangères de mettre en place un organe Benelux/Arabie Saoudite.

Rien de tel qu'une petite polémique pour animer les couloirs d'une mission  économique...

 Tant le PS Jean-Claude Marcourt que la cdH Céline Frémault, les deux ministres régionaux présents en Arabie Saoudite et au Sultanat d'Oman, se montrent irrités depuis quelques jours de l'omniprésence du ministre des Affaires étrangères qui attire tous les projecteurs, caméras et micros sur lui lors de ces voyages à l'étranger. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si le ministre-président flamand Kris Peeters a choisi de faire l'impasse sur ce déplacement - et ce même si les entreprises flamandes sont présentes en nombre. Pas envie de jouer les faire-valoir de "DR" (marque déposée).

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Bref, la contre-attaque a été amorcée par le toujours placide Jean-Claude Marcourt. Tandis que Didier Reynders et la princesse Astrid débriefaient la presse et que tant Marcourt que Frémault étaient relégués au rang de spectateurs, Marcourt a lâché à la princesse: "On dirait que notre ami Didier Reynders a oublié ce qu'était l'industrie depuis qu'il a déménagé à Bruxelles". Pour le Liégeois, cela traduit une exaspération profonde de voir Reynders dans la lumière aux côtés de la soeur du Roi tandis que lui est dans l'ombre.

"Le Benelux, c'est pour s'occuper de politique ou peser sur la politique européenne"

Mais la réplique la plus franche est venue de Thierry Willemarck, le patron des patrons bruxellois, un proche de la ministre Céline Frémault. "Je vous le dis, ce que que propose Didier Reynders ne sert à rien, c'est juste un doublon inutile". Willemarck fait allusion au conseil économique entre le Benelux et l'Arabie Saoudite, un organe proposé par le ministre des Affaires étrangères pour booster les rapports entre Riyad et Bruxelles.

"Le Benelux, c'est pour s'occuper de politique ou peser sur la politique européenne", remarque Thierry Willemarck.  "On a pas besoin de ce genre de structures, je le dis clairement: c'est lourd et on a déjà tout  ce qu'il nous faut avec les chambres du commerce", conclut le président de Beci.

Saud2

 

Par Martin Buxant

(Photos Belga)

Posté le 14 mars 2014 par Alain Narinx Réactions | Réagir

Frédéric Daerden veut capitaliser sur son nom avec la «Génération Daerden»

Les socialistes tiendront ce samedi matin un congrès de lancement de leur campagne électoral à Ans, le fief de l’ancien ministre, Michel Daerden (PS), décédé le 5 août 2012 à Fréjus (France). Les socialistes jouent gros lors de ce scrutin notamment à Liège où ils sont talonnés par le PTB qui risque de leur tailler des croupières. Leur situation est d’autant plus délicate dans l’arrondissement de Liège que plusieurs faiseurs de voix leur font défaut : Michel Daerden n’est plus là pour apporter au PS liégeois ses 72.194 voix de préférence réalisées en lors des élections législatives de juin 2010. Guy Coëme aussi a jeté l’éponge. Mais le PS liégeois n’entend pas se laisser dépouiller par les partis d’extrême gauche sans lutter. Il a donc rapatrié Frédéric Daerden (PS) du parlement européen sur la liste fédérale, histoire d’essayer de capitaliser sur le nom de son paternel. Le bourgmestre de Herstal pousse la liste du PS liégeois à la Chambre. Daerden

Pour séduire les électeurs, Frédéric Daerden va au front avec un slogan autour de la « Génération Daerden ».  L’objectif affiché est donc de capter les ceux qui votaient pour celui qu’on avait affectueusement surnommé « Papa ». Le slogan sera dévoilé ce samedi matin à l’issue du congrès où on annonce la présence du Premier ministre, Elio Di Rupo (PS) et celle du président du PS, Paul Magnette. La question est de savoir si Daerden Jr qui avait décroché son mandat européen de député européen en 2009 avec 51.538 voix de préférence fera aussi bien que ce score, même s’il ne s’agit pas d’un même niveau de pouvoir législatif. Se rapprochera-t-il du score de son père lors des élections législatives de juin 2010 lors desquelles « Papa » avait réalisé 72.194 voix de préférence ? Mystère...

Philippe Lawson

 

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