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mai 2014

Carnets politiques
L’endroit et l’envers du décor de la politique. Les petites et les grandes histoires de la rue de La Loi. Les coulisses, les anecdotes. Ce que vous n’avez pas encore vu à la télé ni entendu à la radio. Des décodages inédits. Voilà ce que la rédaction politique de L’Echo vous promet dans ce blog. Ni plus ni moins.

Posté le 26 mai 2014 par L'Echo Réactions | Réagir

On ne gagne pas à tous les coups

Tout le monde a gagné, c’est entendu. Mais au lendemain des élections, il peut être révélateur de se pencher sur ces déclarations façon Ecole des Fans, lâchées dans la fièvre de la soirée électorale. Décryptage.

par Martine Maelschalck

Paul Magnette (PS): «Le PS est la première famille politique à Bruxelles». Pourquoi le mot «famille» ? Le PS est bel et bien n°1 à Bruxelles devant le MR… Oui, mais le PS sait bien, sans avoir envie de le dire, que le MR a en fait réalisé un très joli score dans la capitale puisqu’il se présentait seul, pour la première fois depuis son divorce avec le FDF, et qu’il atteint sans problème la deuxième marche du podium. Dire que le MR recule à Bruxelles relèverait donc de la mauvaise foi. Et comme le FDF, qui se présentait seul lui aussi, réussit une percée qui le place d’emblée en 3è position, on voit bien MagnettePHOTONEWS10476335012_44243193_previewqu’ensemble, les deux membres de l’ancienne « famille » bleu-amarante ont largement repris le leadership à Bruxelles. Même s’ils n’étaient manifestement pas faits pour le mariage.
Paul Magnette (PS) : « Le PS reste le premier parti de Wallonie et en Fédération Wallonie-Bruxelles ». Acclamations des militants. Pourtant, tout est dans le mot « reste ». Certes, en 2007, le MR avait historiquement devancé le PS en Wallonie et les socialistes en avaient été traumatisés. Mais ils avaient très habilement repris la main par la suite et leur mésaventure ne s’était pas renouvelée. Ce mot « reste » masque donc un sérieux progrès du MR et un recul du PS au sud du pays. Qui reste une terre de gauche, mais de manière un peu plus dispersée.

Benoît Lutgen (cdH) :  « Le cdH est le 3ème parti en Fédération Wallonie-Bruxelles ». Pauvre Lutgenbelgaimage58510863_44244313_previewFédération Wallonie-Bruxelles, ex-Communauté française… On ne parle d’elle de manière positive qu’une fois tous les 5 ans, lorsqu’il s’agit de se compter au soir des élections régionales ! Le reste du temps, elle retourne, au mieux, au placard, et au pire, sous le feu des critiques, notamment pour la gestion de sa principale compétence, l’enseignement.


Charles Michel (MR) : « le MR est le seul parti qui progresse partout ». Le président du MR a bien essayé d’avoir le triomphe modeste, mais il a fini par se laisser gagner par l’euphorie dimanche soir. CharlesTDB140525elections7809_44243552_previewMais c’était compter sans les surprises qu’allaient livrer les urnes après une nuit de bug informatique. Résultat, une déclaration qui manque un peu de nuances à l’échelon bruxellois. Même si, on l’a dit, les chiffres de 2009 et de 2014 sont difficilement comparables, s’agissant du MR/FDF.


Olivier Deleuze (Ecolo) : « Le résultat n’est pas à la hauteur de nos espérances ». C’est le moins que Deleuze04190795_44240811_previewl’on puisse dire, vu la dégelée qu’a prise le parti vert francophone. Mais au moins, Ecolo le reconnaît franchement. Mais, c’est l’avantage d’une co-présidence, sa collègue Emily Hoyos a malgré tout jouer la carte de l’optimisme et du fair-play, soulignant le bon score de Groen ! en Flandre.
Bart De Wever (N-VA)  aux francophones : « Ne vous inquiétez pas. On n’est pas là pour faire la révolution. » Difficile, quand même, d’être totalement serein…

Posté le 21 mai 2014 par Martin Buxant Réactions | Réagir

"La N-VA est à la frontière du racisme et de l'extrémisme"

J’étais à la RTBF ce matin pour réaliser la grande interview de Charles Michel qui paraîtra jeudi  dans « L’Echo.

Il est 8h du matin et Charles Michel sort du studio de (l'excellent) Bertrand Henne où il vient de rebondir sur les propos de Francis Delpérée qualifiant la N-VA de parti raciste. «La N-VA est un parti qui a des relents racistes», a dit le président du MR sur La Première.

201012130741-1_charles-michel-kandidaatvoorzitter-mr Interrogé à nouveau par "L'Echo", Charles Michel persiste et signe: «Oui, je le dis et le redis, la N-VA est un parti qui est clairement à la frontière du racisme et de la discrimination. Quand j’entends des propos comme ceux de Bart De Wever sur la Wallonie et les junkies, c’est clairement un projet de mépris et d’extrémisme, c’est le flirt avec le racisme. Moi, j’aime la Wallonie, j’aime la Belgique, je veux la défendre.»

Cette poussée de fièvre anti-N-VA dans la dernière ligne droite de la campagne électorale intervient alors que Bart De Wever doit s’adresser ce mercredi à l’opinion publique francophone – et va entre autres solidement critiquer le Parti socialiste.

Allez, plus que quelques dizaines d'heures et nous voilà au 25 mai.

Posté le 19 mai 2014 par L'Echo Réactions | Réagir

Les socialistes liégeois, plus divisés que jamais

La guerre des clans fait rage au PS liégeois et le ministre Labille a choisi son camp !

par Philippe Lawson

Même si en apparence, les socialistes liégeois présentent l’image d’une famille unie afin de limiter les pertes de voix (vers le PTB) au soir des élections du 25 mai, en interne, une lutte sans merci se déroule et de façon virulente.

Il n’y a qu’à voir les folders de campagne distribués tous azimuts par les candidats et leurs supporters. 

Une analyse de la lettre de soutien envoyée par le ministre fédéral sortant des Entreprises publiques, Jean-Pascal Labille (PS), indique que ce n’est pas le grand amour entre l’ancien et le futur patron des Mutualités socialistes et le camarade, Willy Demeyer, tête de liste à la Chambre et président de la fédération liégeois du PS.

« Je ne suis pas candidat, mais je me suis engagé à jouer un rôle actif dans le cadre des élections : celui de convaincre les citoyens à adhérer au projet socialiste. Je tiens donc à vous faire part de mon soutien à des hommes et des femmes de valeur qui ont toute ma confiance. N’hésitez pas à voter pour eux », écrit Jean-Pascal Labille dans son courrier envoyé à ses connaissances et amis. Labillebelga55650384_43329807_preview

Il déroule, par niveau de pouvoir, les candidats socialistes qui ont sa préférence.

Pour la Chambre, il saute les premier et deuxième candidats effectifs, à savoir Willy Demeyer (bourgmestre de Liège) et Julie Fernandez (députée fédérale et échevine de l’Etat civil à Liège) et conseille de voter pour Alain Mathot, André Frédéric Christophe Lacroix, Cécilia Goblet et Frédéric Daerden, respectivement 3e, 4e, 5e 11e et 15e effectifs.

Pour le Parlement wallon, il recommande la tête de liste, Jean-Claude Marcourt (ministre wallon sortant), suivi d’Isabelle Simonis (bourgmestre de Flémalle) et Alain Onkelinx. Les 5e et 6 candidats effectifs à la Région wallonne sont aussi cités : Christie Morréale et le syndicaliste FGTB, Robert Rouzeeuw. Ce dernier est d’ailleurs son coup de cœur. Il met aussi en avant ses préférés aux Européennes : Marie Arena, Marc Tarabella, Clio Brzakala, etc.

Le bourgmestre d’Ans, Stéphane Moreau, également patron de Nethys (ex-Tecteo), et Jacques Heleven, bourgmestre de Saint-Nicolas (dernière commune de résidence de feu Michel Daerden) défendent aussi les candidats ayant leur confiance. 

Parmi leurs préférés à la Chambre, il y a Willy Demeyer, Alain Mathot, etc. (Frédéric Daerden n’est pas dans leur liste) et à la Région wallonne, Jean-Claude Marcourt, etc. Maurice Mottard, bourgmestre de Grâce-Hollogne, et proche de Michel Daerden, n’a pas non plus leur préférence pour la Région wallonne. Quatrième effectif au Parlement wallon, celui-ci s’affiche tout sourire avec feu Michel Daerden sur son tract électoral accompagné d’un texte d’Elena Daerden, la benjamine de l’ancien ministre socialiste. La maison des « Daerden » à Ans est d’ailleurs tapissée de pancartes de Maurice Mottard. Le clan Daerden est donc aussi plus divisé que jamais dans son coin.

Au PS liégeois, la nuit du 25 mai risque d’être celle des longs couteaux.  Les résultats de l’une des plus importantes fédérations du PS donneront une indication sur le clan qui aura la main….

Posté le 19 mai 2014 par Martin Buxant Réactions | Réagir

Destexhe "pas responsable des conneries" au MR

Vous connaissez l’adage: quand on monte à l’arbre, on fait bien attention à ne pas porter de pantalon troué...

UPDATE - 15.40.

Le candidat MR Alain Destexhe nous a appelé pour faire savoir qu'il ne se sentait pas "arroseur arrosé", comme écrit ci-dessous. Et il est cash: "Je ne suis quand même pas responsable des conneries de certains de mes colistiers!", dit-il en faisant allusion aux tracts de libéraux rédigés uniquement en langue étrangère.

Destexhe refuse cependant d'ouvertement remettre en cause le manque de contrôle sur les candidats de la part de son chef de file Vincent De Wolf. Pour Destexhe, les tracts incriminés au MR sont "le fruit d'errements individuels, il n'y a pas de stratégie de parti planifiée là-derrière pour aller chercher le vote des étrangers"...

 

(Edit 14.40. "Vigilance Musulmane" me signale que le tract ci-dessous n'est pas rédigé en arabe, mais en "urdu", une des langues parlées au Pakistan) 

Ainsi le "doc" Alain Destexhe qui s’est fait un plaisir de dénoncer des tracts en turc du cdH, se retrouve colistier, au MR, de candidats produisant des tracts… uniquement en arabe. Photo Ce week-end, donc, le candidat Alain Destexhe, a exhibé un tract du cdH bruxellois rédigé en turc et déclarant cela "inadmissible".

Personnellement, si ce tract avait effectivement été rédigé uniquement en turc, j’aurais trouvé cela très limite. Mais manque de chance pour Alain Destexhe, le tract en question est rédigé dans les deux langues (recto/verso) turque et française...

"C'est une lettre privée envoyée dans les deux langues", assure la candidate du CDH Mahinur Ozdemir, qui m'a envoyé la version française du tract incriminé par Destexhe. "Monsieur Destexhe pratique la démagogie à bon compte, et l’amalgame, il est à côté de la plaque de A à Z, comme d'habitude", ajoute-t-on au CDH.

 

L'anecdote pourrait en rester là... Sauf que le MR bruxellois a vraiment perdu une bonne occasion de se taire puisque ses propres candidats diffusent des tracts unilingues... en arabe. Il s’agit d’un médecin molenbeekois d’origine pakistanaise : Zahoor Manzoor. Il est à la 13e place pour la Région bruxelloise. Photo On savait que le cdH et le PS étaient très forts dans la chasse aux votes des communautés d’origine immigrée, on se demande donc si le MR n’est pas en train de les rejoindre sur ce terrain-là. A noter : on me dit que le PS a fait passer des consignes à ses candidats d’origine étrangère. Ils ont le droit d’utiliser la langue de leur choix pour leurs tracts, mais tout doit être traduit également en français. (Si quelqu’un dégote donc un tract unilingue du PS, qu’il me le fasse parvenir). Quoi qu’il en soit, on attend avec impatience la réaction des chefs de file des libéraux bruxellois à Bruxelles, Vincent De Wolf et Didier Reynders.

Voilà, voilà. Plus que 150 heures avant le scrutin de dimanche. En français, en néerlandais, ou en allemand, évidemment...

Posté le 16 mai 2014 par Martin Buxant Réactions | Réagir

Mayeur fait la campagne d'Ecolo

On ne va pas revenir ici sur les raisons de la manifestation de jeudi à Bruxelles: il y a des personnes autrement plus compétentes pour dire tout le bien ou le mal qu'elles pensent du traité transatlantique.

Tenons nous-en à la petite politique belge... Pour vous dire que ça râle sec au Parti socialiste contre le bourgmestre de Bruxelles, Yvan Mayeur, dans la foulée de l’arrestation de 250 personnes (des arrestations qui ont fait grand bruit médiatique). Ecolo

Au PS, on la trouve particulièrement mauvaise, m'expliquent plusieurs camarades rompus à la stratégie électorale.

Primo, le socialiste donne l’image d’un bourgmestre qui ne maîtrise pas sa police locale même si, de l’avis de nombreux observateurs, Polbru fonctionne comme un Etat dans l’Etat. «Avec Freddy Thielemans, on avait quand même rarement ce genre de débordements policiers», note un camarade bruxellois.

Secundo, et c’est là le pire pour le Parti socialiste: Yvan Mayeur a réussi en un tour de main à ramener Ecolo – quasi inexistant dans la campagne électorale - et à les remettre en selle. Ainsi l’arrestation de parlementaires bruxellois d’Ecolo a-t-elle été habilement exploitée par la coprésidente Emily Hoyos pour dénoncer les abus de la police de Bruxelles-ville. Et plus largement, cela vient faire écho à, l'intransigeance du PS notamment vis-à-vis des sans-papiers.

Avouez, à quelques jours des élections, c'est une contre-publicité dont le PS aurait pu se passer. Et voilà Ecolo remis en orbite et repositionné comme seule alternative crédible et pugnace aux méchants américains. Ecolo redevient le leader de ce combat assez populaire. Mieux-même: on n'a pas réellement entendu parler du PTB, pourtant champion de la récupération en la matière. Ainsi Yvan Mayeur a-t-il même réussi à donner l’avantage à Ecolo sur le PTB.

C’est cynique, me direz-vous. Mais on est en politique belge, non?

Des socialistes – dont Marie Arena – étaient dans la manifestation mais n’ont pas arrêtés. Ils n’ont donc pas pu hurler au martyr et avoir leur photo sur les réseaux sociaux. Quoiqu’il en soit, au PS, on trouve embêtant de devoir ramer pour réparer les erreurs de stratégie de Mayeur à une semaine d’un scrutin capital."On a autre chose à faire",se plaint un camarade.

Allez, la guerre des gauches se terminera le 25 mai.

Posté le 15 mai 2014 par Martin Buxant Réactions | Réagir

La Porsche Cayenne, le PS et l'ascenseur social

J’ai relayé ce matin sur Twitter une photo d’une Porsche Cayenne noire, postée sur le réseau social, par le député N-VA Theo Francken.

Sur les vitres de celles-ci, on voit des affiches électorales de candidats socialistes à Bruxelles – ce qui n’a pas manqué de déclencher des sarcasmes.

Evidemment.

Rappel, selon le Moniteur de l’Automobile, le prix d’une Cayenne oscille entre 65.000 euros et 150.000 euros. La consommation (accrochez-vous) peut aller bien au-delà de 15l/100km. Bref, le SUV de Porsche tape dans le portefeuille et dans les rejets de CO2. On ne juge pas, on informe.

BnqRsD6CIAAx-KD Mais poursuivons: l’un de ses candidats affichés sur cette Cayenne a pris contact avec moi parce que je relayais l’information sur Twitter.

Mohammed Ouriaghli, candidat PS au Parlement bruxellois, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a voulu justifier sa présence en placard sur la luxueuse voiture. «Il s’agit d’un véhicule acheté d’occasion en Allemagne», fait savoir son collaborateur. « C’est un travailleur qui a acheté cette voiture et cela prouve qu’à force de travail, on peut parvenir à se construire une fortune. Il faut arrêter de croire que seuls les gens qui habitent dans des logements sociaux peuvent voter pour le Parti socialiste », dit-on encore chez Mohamed Ouriaghli.

"Cela prouve aussi que l’ascenseur social fonctionne bien en Belgique". Voilà, voilà. Allez, en Porsche Cayenne ou non, la route jusqu’au 25 mai nous réserve sans doute encore quelques nids de poule.

Posté le 12 mai 2014 par Martin Buxant Réactions | Réagir

Au PTB, on honore le souvenir de Léopold III

Quand on ratisse large, on risque évidemment de se prendre une pelle. Ainsi ce curieux grand écart de la part d’une des personnalités les plus en vue de la formation politique d’extrême-gauche mérite-t-il d’être détaillé.

L’ex-magistrat Christian Panier, numéro deux sur la liste européenne du PTB, est également administrateur et fondateur de la Fondation Domaniale, qui vise à perpétuer le souvenir de la vie et de l’action de Lépolold III et de sa seconde épouse Lilian en Belgique et à l’étranger (lire les statuts ci-dessous).

Panier C’est évidemment un peu particulier comme grand écart.

Le PTB, on ne va pas vous faire l’injure de le rappeler, c’est le «Grand Soir», le pouvoir au peuple, la révolution, avec un modèle de société oscillant entre l’URSS, la Chine de Mao, le Cuba de Fidel Castro (non, on a pas écrit la Corée du Nord – on s’en voudrait de caricaturer). Mais le PTB, c’est aussi un adversaire acharné de la monarchie en tant qu’institution. C’est bien simple: s’ils arrivent au pouvoir, ils forceront le Roi à l’abdication; ils sont partisans d’un président élu au suffrage universel. Ils le disent ici : « Le PTB est pour une république démocratique de Belgique ».

Ajoutez à cela que Léopold III n’est pas seulement un représentant de la fonction royale il est aussi et surtout un véritable épouvantail pour tout communiste ou socialiste wallon qui a un peu de mémoire. On connaît son parcours notamment durant la Seconde guerre mondiale. Et il est aujourd’hui perçu comme quelqu’un ayant été franchement hostile à la gauche et plus particulièrement au communisme.

Pour la gauche wallonne, le souvenir de Léopold III, c’est avant tout le souvenir de la chasse aux communistes, l’ordre nouveau, bref, une des pires personnalités. On rappellera aussi comment Julien Lahaut, figure marquante du communisme et de l’antifascisme, a marqué son opposition au retour du Roi Léopold III après la guerre. Voilà donc: promouvoir l’action de Léopold III et en même temps les idéaux communistes révolutionnaires, c’est possible au PTB.

On imagine que Christian Panier a évidemment averti ses camarades Raoul Hedebouw et consorts de ses activités à caractère pro Léopold III. La transparence, il n’y a que ça de vrai…

Allez, dans deux semaines on vote. (Nous n'avons pas pu joindre Christian Panier ce lundi. Si l'envie lui prend de vouloir faire un commentaire sur son attachement à l'action de Léopold III, qu'il n'hésite pas à prendre contact)

 

STATUTS *** Publié le : 2001-08-09 N. 014898 Numéro de l'association : 148982001 No TVA ou no entreprise : 475295248 ________________________________________ Les soussignés : 1. M. Christian Panier, magistrat, domicilié rue O. Gubin 20 à 5150 Floreffe; 2. M. Guy Kahn, expert comptable, domicilié à Uccle, rue du Roetaert 46; 3. M. Francis Goffin, avocat, domicilié avenue de l'Observatoire 59 à 1180 Bruxelles, ont convenu de constituer une association sans but lucratif, dont ils arrêtent, de commun accord, les statuts comme suit : TITRE Ier. -- Dénomination, siège social, objet Article 1er. L'association est connue sous le nom de : " Fondation domaniale ". Art. 2. Le siège social de l'association est établi au Domaine royal d'Argenteuil, chemin du Pachy, à 1410 Waterloo. Art. 3. L'association a pour but de conserver le Domaine d'Argenteuil dans sa fonction et finalité essentielles de résidence royale de feu Sa Majesté le Roi Léopold III et de Sa Famille. Elle a pour but de préserver le site, la faune et la flore du Domaine royal d'Argenteuil en tant que résidence de feu Sa Majesté le Roi Léopold III et de Sa Famille, y commémorer Son souvenir, y accueillir et favoriser toute oeuvre, activité scientifique et culturelle de toute association ou organisme national ou international constitué par Sa Majesté le Roi Léopold III ou Son épouse, Son Altesse Royale la Princesse Lilian de Belgique ou en souvenir de Leurs Altesses Royales. D'une façon générale, elle a pour objet de préserver et conserver le site en tant que capital historique avec tous les souvenirs qui y sont attachés... L'association pourra réaliser toute opération susceptible d'aider à la réalisation de l'objet ci-dessus En 2004, les statuts sont modifiés et deviennent encore plus clairs : «participer par les moyens les plus appropriés à toute manifestation en souvenir du Roi Léopold III et de la princesse Lilian de Belgique, de leur Vie et des actions qu’ils ont menées tant en Belgique qu’à l’étranger ».

Posté le 6 mai 2014 par Martin Buxant Réactions | Réagir

«Mes cochons devaient s’appeler Joëlle et Laurette »

Bart De Wever, Ben Weyts, Liesbeth Homans, Alexander De Croo ou encore Wouter Beke sont les stars d’un documentaire politique passionnant de Eric Goens.

Le journaliste flamand Eric Goens n’en est pas à son coup d’essai: c’est lui qui était à la manœuvre du documentaire choc l’année dernière au sujet de Delphine Boël et de sa mère.

Weyts Il a remis le couvert avec un documentaire politique qui sera diffusé sur RTL mercredi 7 mai (et mercredi 14). Le thème: les ténors politiques flamands en campagne électorale. On voit ainsi les N-VA Bart De Wever, Ben Weyts et Liesbeth Homans se confier à coeur ouvert, le président du CD&V Wouter Beke, les libéraux flamands Alexander De Croo et la star de son parti Maggie De Block évoquer des sujets chauds. On y voit par exemple Ben Weyts dans son jardin en périphérie bruxelloise, en train de nourrir… ses deux cochons. « Je voulais initialement les appeler Laurette et Joëlle mais on a finalement décidé de les appeler Côtelette et Mignonette car cela aurait été trop politique. Ce ne sont pas des cochons PS », s’amuse Weyts. Il détaille son combat pour une périphérie flamande autour de Bruxelles et explique que les Flamands veulent pouvoir se sentir chez eux dans leur propre Région. Un des intérêts du documentaire est de voir à quel point la crise qui a suivi les élections de 2010 a laissé des séquelles profondes entre les protagonistes du champ politique flamand.

Ainsi les trois leaders Bart De Wever, Wouter Beke et Alexander De Croo ne se font-ils plus confiance.

De Croo estime avoir été « trahi » par de Wever, Beke également. Mais c’est De Croo qui a les mots les plus durs pour le président de la N-VA .

De son côté, Bart De Wever estime que Alexander De Croo est quelqu’un qui n’est absolument pas digne de confiance.

« Franchement, ce que pense De Croo de moi, cela me laisse complètement indifférent. Je suis en revanche plus déçu de ce que pense Wouter Beke », dit Bart De Wever.

De son côté, le président du CD&V explique notamment dans ce documentaire passionnant comment il conçoit sa vision de la Flandre. Et il admet : « Je suis effectivement un Flamingant. La Flandre est mon biotope politique naturel ». A voir, donc.

Posté le 1 mai 2014 par Alain Narinx Réactions | Réagir

Di Rupo a enrôlé Michel Jadot, le spécialiste des pensions

Retraité de la vie active après une riche carrière dans la fonction publique fédérale, Michel Jadot, docteur en droit de l’Université de Liège, saute dans l’arène politique. Sans tambour, ni trompette. Mais son nom suffit à crédibiliser une action. Ici, il apporte sa caution à une liste aux élections européennes du 25 mai. Michel Jadot (73 ans) est 6e suppléant sur la liste du PS. Selon nos informations, il aurait été personnellement sollicité par le Premier ministre, Elio Di Rupo.

Ancien président du SPF Emploi et Travail, Capture_39401874_preview l’homme à une grande maîtrise de la problématique des pensions et son financement ainsi que des sujets relatifs à al sécurité sociale. Il a d’ailleurs été le coordinateur de la Conférence nationale des Pensions. Ses analyses ont toujours été très pertinentes et parfois, elles bousculent les thèses socialistes. Il faut dire que Michel Jadot a un franc-parler qui force l’admiration pour un fonctionnaire, de même que son honnêteté intellectuelle. Il a été le premier à dénoncer les méthodes de désignation des top-managers de l’administration en 2001 et n’a pas hésité à les contester avec succès au conseil d’Etat, à l’époque où il était secrétaire général du ministère de l’Emploi. Aujourd’hui retraité, il assure la présidence des Mutualités socialistes et du comité de gestion de l’ONSS (Office nationale de sécurité sociale).

L’enrôlement de Michel Jadot sur les listes du PS aux Européennes apparaît comme un savant calcul politique. Les socialistes liégeois ayant tout fait pour barrer la route au ministre des Entreprises publiques sortant, Jean-Pascal Labille, la candidature de l’actuel président des Mutualités socialistes (même en tant que suppléant) apporte la caution (et les voix ?) des mutuellistes à la liste socialiste. Jeudi, lors des festivités du 1er mai au parc d’Avroy à Liège, là où le PS liégeois a égrené ses discours d’attaque contre le MR, l’homme a eu l’agréable surprise de faire la connaissance de son homonyme, un autre Michel Jadot, un directeur à la SNCB. A l’appel de son nom pour monter sur le podium, certains camarades se sont d’ailleurs tournés vers son homonyme…  Il se raconte même qu’un ancien président du  PS se serait même trompé en téléphonant au «jeune candidat» aux européennes, Jadot, en pensant appeler Michel Jadot de la SNCB…. L’homme ne fera pas une grande campagne, mais il goûte un peu à ses joies et obligations…

Philippe Lawson

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