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Bruno Colmant est membre de l'Académie Royale de Belgique, Docteur en Economie Appliquée (ULB) et Master of Science de l'Université de Purdue (Etats-Unis). Il enseigne la finance appliquée et l'économie à la Solvay Business School (ULB), à la Louvain School of Management (UCL), à l'ICHEC, à la Vlerick Business School et à l'Université de Luxembourg. Sa carrière est à la croisée des secteurs privés, publics et académiques.

L'objectif de son blog est de clarifier certains débats économiques avec un angle d'approche différent. Les sujets traités relèvent essentiellement des problèmes de dettes et déficits publics, et de gestion des politiques monétaires.

Posté le 27 novembre 2014 par Bcolmant Réactions | Réagir

"Une grande vigilance contre l'inflation s'impose..." (Jean-Claude Trichet, avril 2011)

Mois après mois, la réalité s'impose à nous, malgré les dénégations désespérées de la Banque Centrale Européenne, celle-là même qui clamait, il y a un an, que sa politique monétaire portait ses fruits sur l'économie réelle.

Les fruits sont amers et acides : le taux d'inflation est désormais négatif dans de nombreux pays, dont la Belgique.

Ce n'est plus le spectre de la déflation qui nous menace : c'est la déflation elle-même.

On voit le résultat de cette politique déflationniste et récessionnaire: l'économie de la zone euro tombe dans une immersion japonaise, qui sera accompagnée de son cohorte funéraire de chômage et de fermetures d'entreprises.

Il était trop facile d'accabler les Etats qui auraient dû stimuler la "politique de l'offre", c'est-à-dire flexibiliser l'économie pour s'extraire de la crise.

Cette déflation a de nombreuses ascendances, mais la politique budgétaire et monétaire européenne en est une des causes premières.

Pourquoi avoir autorisé de se soumettre à un Pacte de Stabilité, destiné à désendetter les Etats en pleine récession ?

Pourquoi avoir imposé une politique monétaire restrictive alors que la déflation s'installe et qu'il est peut-être trop tard.

Qui sera responsable de cette accumulation d'erreurs de jugement ?

Faudra-t-il attendre qu'un obscur chercheur universitaire en dresse le constat dans 20 ans ?

Posté le 27 novembre 2014 par Bcolmant Réactions | Réagir

Un Weimar planétaire ou un défaut généralisé ?

Engluées dans un contexte déflationniste, plusieurs zones monétaires doivent aussi composer avec des dettes publiques qui, ramenées au PIB, atteignent des sommets inconnus depuis les premières statistiques de 1826 (c'est-à-dire plus au moins au terme des guerres napoléoniennes).

Or, on le sait, il y a deux manières de solutionner un excès de dettes publiques : le non-remboursement ou le remboursement avec de la monnaie dépréciée par l'inflation.

L'inflation est la méthode la plus commode, agissant comme un impôt silencieux.

C'est le monoxyde de carbone des rentiers.

C'est d'ailleurs ce que la plupart des autorités monétaires essaient de raviver : en moins de 10 jours, trois banques centrales (Japon, Chine et zone Euro) annoncent qu'elles vont renter de ré-inflater l'économie. A cet égard, il faut souligner que des taux d'intérêt négatifs (dont il est probable qu'ils se généralisent aux dépôts bancaires) sont un équivalent à une inflation existante.

Mais si la déflation est d'une viscosité supérieure aux injections monétaires, alors il faudra considérer des défauts sur les dettes publiques, et pourquoi pas, privées. Ce serait la grande remise de dettes, comme le meilleur économiste français, Paul Jorion, l'a subodoré.

Bien sûr, entre un Weimar planétaire (correspondant à l'hyperinflation de la République allemande de Weimar en 1923) et une remise de dettes généralisée, il y a un large spectre de solutions.

Mais une chose est certaine : une variable économique va devoir se décaler, que ce soit la monnaie ou sa contrevaleur exprimée en dettes publiques.

Posté le 25 novembre 2014 par Bcolmant Réactions | Réagir

Sommes-nous encore en économie démocratique ?

Le philosophe Olivier Todd pose régulièrement une question : sommes-nous encore en démocratie, c'est-à-dire en situation de représentation populaire ?

La question peut paraître superflue.

Elle ne l'est pas.

L'Europe est devenue une immense technocratie aux contours flous, qui sert autant de moteur que d'excuse à la dépossession des autorités nationales.

La Banque Centrale Européenne, gardienne et garante de la monnaie est, jour après jour, occupée à renforcer son contrôle sur les banques et les Etats eux-mêmes, dépendant de leurs propres banques.

Le triangle dont les pointes sont constituées des banques privées, de la Banque Centrale Européenne et des États est en train de se resserrer.

Quel en sera l'aboutissement ?

Une liberté économique garrotée ?

Où sommes-nous ? Où allons –nous ?

Vivons-nous un moment insignifiant de l'Histoire ou un basculement ?

Une péripétie à laquelle l'émotion circonstancielle accorde l'importance de l'emportement ou un moment de rupture civilisationnel ?

 

Posté le 24 novembre 2014 par Bcolmant Réactions | Réagir

Et si le monde entier tombait en déflation ?

Prenant un peu de recul par rapport aux flux quotidien d'informations et écartant les économistes qui réfutaient l'évidence du constat monétaire (tant de la nécessité d'inflation que de la réalité de déflation), une sourde inquiétude m'envahit : et si le monde entier tombait en déflation ?

Mettant à part la BCE qui a volontairement organisé une situation déflationniste avec l'aide de la politique récessionnaire la Commission et du Conseil européens, le taux de croissance de l'économie mondiale semble très faible au regard de l'explosion de la taille du bilan des banques centrales des Etats-Unis, du Royaume Uni et du Japon.

Car – il faut l'admettre – une augmentation de 500 % des bilans de la Federal Reserve (USA) et de la Bank of England (Royaume-Uni) pour obtenir une croissance de 2-3 % laisse interrogateur.

Cela ne disqualifie pas l'impérieuse nécessité de devoir stimuler l'inflation, mais met en évidence la coagulation monétaire qui est propre à toute déflation.

On peut donc s'attendre à une irrigation monétaire persistante.

Mais, si l'inflation ne reprend pas, le monde développé se soldera par lui-même par des défauts de dettes.

Posté le 23 novembre 2014 par Bcolmant Réactions | Réagir

Bientôt des intérêts négatifs sur nos dépôts bancaires ?

Depuis plusieurs mois, la Banque Centrale Européenne (BCE) applique des taux d'intérêt négatifs sur les dépôts que des banques privées lui accordent.

Le but de cette disposition est d'éviter que les banques privées stérilisent la monnaie créée par la BCE en la redéposant auprès de cette même BCE.

C'est un acte de seigneuriage, correspondant au privilège de pouvoir émettre une monnaie.

Mais, de manière éparse et sporadique, quelques banques privées annoncent désormais qu'elles vont appliquer, elles aussi, des taux d'intérêt négatif aux dépôts qu'effectuent des clients.

Ce sont essentiellement des banques situées dans le Nord de L'Europe, où les taux d'intérêt sont au plus bas depuis plusieurs siècles.

Se pourrait-il que ceci soit, un jour, appliqué en Belgique ?

Techniquement, c'est tout à fait possible et cette perspective est liée à la déflation.

En effet, une déflation correspond à une inflation négative.

La monnaie ne doit donc plus être rémunérée puisqu'elle gagne en pouvoir d'achat : chaque euro "gagne" en pouvoir d'achat puisque les prix baissent.

Un taux d'intérêt négatif correspond donc à une inflation négative.

Inversément, on peut voir des taux d'intérêt négatifs comme un stimulant à consommer, c'est-à-dire à créer de l'inflation, puisque la valeur d'un dépôt bancaire baisse avec le temps.

Bien sûr, des taux d'intérêt négatifs correspondent à une situation extrêmement singulière. C'est comme si la pompe de l'économie bancaire refoulait.

En effet, le taux d'intérêt est le prix du temps, puisqu'il s'agit s'appliquer à un segment de temps (un jour, un mois, un an,…) un pourcentage de valeur conventionnel. L'intérêt représente donc le prix de la dépossession du temps. Le taux d'intérêt rend mécaniquement l'avenir "nominalement" plus cher : dans un contexte de taux d'intérêt de 1 %, il est équivalent de posséder 1.000 € aujourd'hui ou 1.010 € dans un an.

Lorsque le taux d'intérêt devient nul, l'avenir se rapproche, puisque le passage du temps n'est plus récompensé par l'intérêt.

Le temps devient progressivement une variable faible jusqu'à juxtaposer l'expression monétaire du futur à celle d'aujourd'hui.

Mais lorsque le taux d'intérêt devient négatif, c'est comme si le temps devenait lui-même négatif.

Tout se passe comme si la capitalisation des sommes dans le futur les dégénérait vers le passé. Je m'explique (en éliminant les arrondis que les lecteurs puristes de ce blog identifieront facilement).

Supposons tout d'abord qu'un taux d'intérêt positif de 1 % s'applique, en considérant un placement de 1.000 €. Après un an, ce placement vaut 1.010 €. Après deux ans, ce même placement, à nouveau capitalisé à 1 %, vaut 1.020,1 €. Imaginons, au terme de ces deux ans, qu'un taux négatif de – 1 % s'applique. Le montant de 1.020,1 €, placé au taux négatif de -1 %, devient 1.010 € au terme de la troisième année et 1.000 € au terme de la quatrième année.

On le voit : le taux d'intérêt négatif fait re-pénétrer les sommes dans le passé en leur redonnant leur valeur d'origine.

En conclusion, il est tout à fait possible que notre épargne bascule dans des taux d'intérêt négatifs, suivant la politique monétaire de la Banque Centrale Européenne et la déflation.

Doit-on, pour autant, craindre une fuite massive de dépôts, c'est-à-dire un bank run ? Je ne le crois pas car les placements alternatifs verraient eux aussi leur rentabilité baisser ou leur risque augmenter.

Cette situation reflète un contexte économique très déprimé.

Et qu'on ne me dise plus que l'euro, dont les lendemains allaient chanter, fut une grande réussite monétaire.

Mais cela est une autre histoire…

Posté le 22 novembre 2014 par Bcolmant Réactions | Réagir

2015 : l'année économique du quitte ou double

A moins de considérer que les récessions économiques soient des événements providentiels auxquels la soumission s'impose de manière passive, il faut s'interroger comment, en six ans, nous en aurons traversé trois, à savoir celle de 2009, celle de 2011 et celle qui s'annonce en 2015.

Ceux qui ne peuvent se rappeler le passé sont condamnés à le répéter, écrivait, à juste titre, le philosophe espagnol George Santayana.

Mais, aujourd'hui, nous nous rappelons le passé des années trente, avec des politiques de rigueur budgétaire et monétaire qui ont entraîné une récession mortifère.

L'action politique – je dirais même citoyenne – exige de repenser les lignes politiques qui ont été tracées au cours des dernières années.

Je les résume ci-après.

L'euro a révélé ses vices de fonctionnement et sa fragilité au travers d'une formulation qui aggrave les différences économiques entre ses membres. Il fait donc mettre en œuvre une politique monétaire plus accommodante, ainsi que le Président de la BCE s'essaie à le murmurer au travers d'expressions florentines dont il a le secret. Il y a urgence : les trois dernières années de la politique monétaire furent perdues.

La contraction budgétaire imposée par la Commission et le Conseil européen au travers des Pactes de Stabilité et autres "sixpack" exige le désendettement structurel des Etats au travers d'une réduction des déficits budgétaires.

Cet objectif est inutile : il est impossible à atteindre pour la plupart des pays. Au reste, si cette politique avait quelque pertinence, on ne constaterait pas de tendance récessionnaire depuis 16 mois.

Il y a urgence : les cinq dernières années de la politique budgétaire furent perdues.

Il faut donc impérativement repenser la formulation de l'économie européenne. L'urgence ne réside pas dans l'alignement budgétaire, mais plutôt dans la stimulation de l'économie.

Or, qu'on adhère à l'idée ou pas, seul l'Etat peut résolument intervenir. Il faut donc envisager de grands travaux, financés par des emprunts publics avant que ces derniers soient immédiatement réescomptés par la BCE qui créerait ainsi une augmentation de la quantité de monnaie injectée dans l'économie, en soulageant ces mêmes Etats.

Cette idée paraitra incongrue à certains, mais, en réfléchissant un peu, le marché financier nous donne la réponse : l'emprunt public n'a de sens que s'il entraîne un surcroît de prospérité supérieur à son taux d'intérêt. Avec des taux d'intérêt proches de 1 %, c'est maintenant qu'il faut canaliser l'emprunt dans l'espoir raisonnable d'un taux de croissance qui sera supérieur.

Un changement de politique économique est-il dès lors, envisageable ?

A vrai dire, je suis de plus en plus sceptique : chaque problème est banalisé et dilué sans qu'aucune institution n'exerce un rôle de vigie.

Mais il ne faut pas s'y tromper : si la récession et la déflation se prolongent, le temps des rééchelonnements des dettes publiques, des chocs bancaires, des expressions de rancœur sociale et de refus politiques sont proches. Et il sera alors trop tard pour se rappeler les conséquences économiques des années trente.

Car cette situation européenne affligeante appelle une autre question : l'Europe, bâtie sur les ruines de deux guerres et sur l'effondrement du Mur, est-elle encore un projet suffisamment solide alors que ce passé s'évanouit dans les brumes de l'Histoire.

Peut-être même que le projet européen fut le résultat de détresses dont l'oubli s'installe.

Et que c'est peut-être pour cette raison que l'euroscepticisme s'installe.

On reviendrait alors aux nationalismes des années trente dont l'aboutissement fut justement le projet européen.

Nous ne retenons pas les leçons du passé. Nous oublions tout.

Posté le 21 novembre 2014 par Bcolmant Réactions | Réagir

Six ans de crise, trois récessions...

C'est devenu une évidence : la zone euro retombe, pour la troisième fois depuis 2008, en récession.

Mais, au-delà des expressions sémantiques, c'est beaucoup plus grave : nous entrons à reculons dans les années trente, c'est-à-dire un mélange toxique de monnaie forte, de rigueur budgétaire et de récession déflationniste. Depuis 22 mois, le taux d'inflation est inférieur à 2 % et la croissance est en baisse depuis 16 mois.

Mais le constat ne suffit pas.

Il faut s'interroger sur les causes de cette situation apocalyptique.

Elles sont polymorphes, mais il est certain que les politiques de la Commission et de la BCE, concomitamment orientées vers la rigueur budgétaire et monétaire, ont aggravé la situation.

Par exemple, le bilan de la BCE est le seul des importantes banques centrales qui se soit contracté depuis 3 ans.

Mais, finalement, la contraction du bilan de a BCE ressortit aux anecdotes de l'Histoire que tout le monde aura oubliées dans 2 ans.

Ce qui se passe, c'est que le monde bascule dans d'autres géométries et que nous avons été dirigés par des hommes des années septante qui n'ont pas pris la mesure correcte du redéploiement du progrès dans l'ère digitale et technologique.

Tout s'est passé comme si la crise avait entraîné une attitude attentiste destinée à espérer qu'une croissance, venue d'on ne sait où, remette l'économie sur les rails.

Nous avons perdu six ans.

Six ans pendant lesquels peu de progrès ont été faits pour resserrer l'union européenne, pour relancer l'économie, pour reformuler une politique monétaire différenciée selon les pays ert surtout pour préciser une politique industrielle et des services offensive et cohérente.

Posté le 19 novembre 2014 par Bcolmant Réactions | Réagir

Les allumettes mouillées de la BCE

Dans des temps peu reculés, les banques centrales étaient les prêteurs en dernier ressort des banques et des Etats.

Aujourd'hui, les banques centrales inondent le marché de liquidités, craquant, une après l'autre, les allumettes de la politique monétaire pour susciter l'inflation.

Mais, comme des allumettes mouillées par un excès de liquidité, aucune étincelle n'est créée.

Aujourd'hui, les banques centrales se sont engouffrées dans le vide de la déflation.

N'importe quelle hausse de taux d'intérêt pulvériserait une fragile reprise économique et le secteur financier.

La géométrie du monde financier s'est modifiée : le flux monétaire est renationalisé.

Cet état du monde financier est irréversible.

Mais faut-il s'en étonner alors que l'histoire séculaire apprend que l'excès de dettes publiques corrompt la monnaie ?

Nous entrons dans un nouveau monde financier : les symboles que formulent les dettes publiques la monnaie seront des variables d'ajustement.

En effet, faute d'inflation (dont l'espérance disparaît au rythme de la discipline germanique de l'euro), les dettes publiques du Sud de l'Europe feront l'objet d'abattement.

Posté le 18 novembre 2014 par Bcolmant Réactions | Réagir

Tony Vandeputte est décédé.

Tony Vandeputte, l'ancien président de la FEB, est décédé.

Une page se ferme. Celle d'un certain 20ème siècle bienveillant.

C'était un grand homme, un de ceux que les moins de vingt ans n'ont pas connu.

Un homme d'honneur, en paix avec lui-même, qui avait traversé une épreuve de santé terrible, tout en gardant une foi en son action.

Un homme en paix qu'animait un feu de passion, de mouvement, de combats.

Un homme d'équilibre, de nuances et de justesse, sans parler de justice. Un homme d'érudition, aussi, ayant combiné une large formation académique.

Peut-on comprendre l'action d'un homme sans se pencher, avec silence, sur ces nombreux jours de sacrifice qu'il a consacré à l'étude, à l'écoute, à l'action, à la foi dans ce pays et son économie ?

Parfois, je le croisais devant le Palais Royal ou près du Parc de Bruxelles.

Un mot caractérisait sa personnalité : la tempérance. La bienveillance, aussi.

C'est une attitude importante, à l'heure où les cynismes et manques de civilités se répandent.

Tony Vandeputte était un gentleman.

Posté le 17 novembre 2014 par Bcolmant Réactions | Réagir

L'euro à 18 pays était une erreur avérée...mais c'est trop tard

De nombreuses voix s'élèvent pour revenir aux devises nationales et désintégrer l'euro.

Ce débat exigerait une gigantesque étude, mais, à mon intuition, Ce ne serait pas une bonne idée. Ce serait même une idée dangereuse.

En effet, une telle opération, si tant est qu'elle soit envisageable, supposerait un contrôle des capitaux et des mouvements des hommes très stricts.

Il s'agirait donc d'un renoncement temporaire à la mobilité des facteurs de production et de la démocratie. Il en résulterait des troubles sociaux inconnus car l'équivalent général à l'économie, c'est-à-dire la monnaie qui structure les rapports sociaux, perdrait son attribut de confiance.

Les pays du Nord de l'Europe seraient immédiatement frappés par une réévaluation déflationniste de leur nouvelle devise tandis que les pays du Sud subiraient une terrifiante dévaluation inflationniste.

Le secteur bancaire serait désintégré et les pays faibles devraient faire un immédiat aveu de banqueroute publique (ce qui serait d'ailleurs une des justifications de sortie de l'euro).

L'aboutissement de cette aberration économique de la monnaie unique ne se situe pas dans un retour brutal aux devises nationales, mais plutôt dans un rééchelonnement probable et insidieux des dettes publiques.

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