In-dex-flation ? Un débat nuancé
Le débat sur l’indexation automatique des salaires à l’index est extrêmement complexe.
Complexe d'un point de vue économique et social.
Délicat aussi parce que l’indexation est un acquis social qui est privilégié à titre individuel, mais difficilement maintenable de manière macroéconomique, eu égard à la perte de compétitivité du Royaume.
Un des problèmes qui lui est associé est qu’à partir d’un certain niveau de salaire, l’indexation couvre plus que l’augmentation de prix des biens courants ou de première nécessité. L’indexation se transforme donc en incitation (ou en propension) à épargner, ce qui n’est pas son objectif.
Comment alors équilibrer le système ?
Peut-être en limitant l’amplitude de l’indexation à un montant maximal.
C'était l'idée du précédent Gouverneur de la Banque Nationale de Belgique, Guy Quaden.
D’aucuns contestent cette orientation au motif qu’elle brise le caractère mutualiste et assurantiel de la sécurité sociale belge puisque les cotisations des hauts salaires participeraient moins au financement de cette même sécurité sociale. Cet argument n'est pas faux.
Certains préfèrent poursuivre l’indexation automatique de tous les salaires mais augmenter le taux de taxation de la dernière tranche de revenus, ce qui revient à renoncer à l’indexation du dernier barème fiscal. Ou, en d’autres termes, à indexer les salaires tout en désindexant un barème fiscal. Mais ceci ne serait correct que si tous les salaires sont automatiquement indexés, alors que de nombreux ne le sont pas. C'est le cas des indépendants, de plus en plus nombreux.
On le voit, le débat est extrêmement complexe et il n’y a pas une solution optimale.
Chacun a une sensibilité sociopolitique et économique légitime dans cette problématique aux nombreuses facettes.
Ceci étant, mieux vaut se préparer au débat eu égard à l’inévitable retour de l’inflation

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