Grèce : et maintenant ?
Le problème de la dette grecque est temporairement réglé et il faut louer l'ambition politique qui a prévalu.
J'écris 'temporairement' car il faudra que l'austérité grecque n'entraîne pas de spirale récessionnaire et que l'apaisement social revienne.
Or, rien n'est certain dans ce domaine, car personne ne peut faire le postulat d'une soumission docile de la Grèce à un appauvrissement budgétaire rigoureux.
Si ce plan réussit, deux effets sont prévisibles : les taux d'intérêt allemands vont probablement augmenter, puisque les obligations allemandes constituaient une protection contre un éclatement de la zone Euro, apparemment évité. Et il est probable que l'Euro se renforce, à tout le moins face au dollar.
Mais, à l'identique, si le plan Grec s'avère être un échec et conduit, dans des circonstances qui seraient inilaginables, déplorables et dramatiques, à une sortie de la zone euro, cela conduirait aussi à une augmentation des taux d'intérêt allemands et à un renforcement de l'Euro 'résiduel'.
En conclusion, très sommaire, le risque est désormais peut-être d'avoir une devise trop forte.
Rien n'est simple, en économie...

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