Grèce : ordre social et monétaire
Et, si, pour la Grèce, on ne comprenait pas les réalités sociales.
Evidemment, il est bien difficile de se forger une opinion stabilisée et sereine des événements grecs, mais on assiste à une trame historique connue, à savoir l’opposition entre l’ordre social et l’ordre monétaire.
La Grèce est devant un terrible choix :
1 Soit céder au pouvoir de la rue, faire défaut, répudier ses dettes publiques et sortir probablement de la zone euro. Ce serait un choix d’hyperinflation, aux conséquences catastrophiques et sans doute incalculables.
2. Soit se soumettre aux restrictions européennes et risquer des troubles persistants, car il ne faut aucunement imaginer qu’un votre in extremis puisse, d’une quelconque manière, apporter une adhésion constructive et un apaisement social et monétaire suffisamment robuste.
Ce qui est en jeu, aujourd’hui, c’est la démocratie, car on ne peut jamais imposer un ordre monétaire à un peuple qui le réfute.
Certes, la rue n’a pas raison, mais on n’a pas raison contre elle.
Si les choix monétaires grecs ne peuvent pas être assumés dans un contexte démocratique et social, alors qu’aura gagné l’Europe ?
Le mauvais scénario serait que l’euro, forgé pour sceller la paix entre les nations européennes, soit le ferment de troubles sociaux qui appellent des réactions autoritaires ou militaires.
C’est cela, sans doute, le véritable problème.
Ce devrait conduire à aider, avec discernement, la Grèce à un défaut ordonné qui la stabilise.
Comment Périclès, l’inventeur de la démocratie, l’aurait-il tranché ?

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