La confiance dans la confiance
Le manque de vision et d’ambition collective explique peut-être que le pays a silencieusement vendu ses entreprises à l’étranger, et perdu ou nationalisé certains joyaux de son patrimoine industriel qui ont pu survivre, faute de pouvoir leur insuffler la confiance et assurer la stabilité nécessaire à une remise en question sereine.
C’est même, sans doute, la raison de la disparition de grands groupes internationaux dont la Belgique avait jadis été le berceau, quand cela n’a pas été une croyance presqu’aveugle dans des modèles économiques surannés et dans un éventuel retour de la bonne fortune et de conditions plus favorables.
Et, pourtant, tous les ingrédients de la prospérité restent présents : les compétences, les hommes et l’épargne. D’autres petits pays, tels les pays nordiques et la Suisse, ont d’ailleurs étançonné leurs entreprises.
Tout cela est derrière nous, désormais. La Belgique plonge dans l’économie de marché, et il faut en tirer les conséquences.
Les orientations du gouvernements, dont on ne peurt pas blâmer la pusillanimité, s'inscrivent dans la bonne direction et il faut s'en féliciter.
L’enseignement, c’est que le capitalisme n’est pas illégitime, et que l’économie de marché, lorsqu’elle est bien balisée, n’est pas inefficace, injuste et responsable de toutes les inégalités sociales. La leçon économique, c’est aussi que le modèle d’interventionnisme étatique, couplé au dirigisme de l’emploi, appartient, pour tous, au passé.
La base de l'économie, c'est la confiance dans le progrès.
La confiance dans la confiance.
La confiance qui fonde une société de développement.
Car l’économie n’est pas fondée sur la Providence.
Elle est stimulée par l’optimisme, la créativité et des valeurs positives.

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