Posté le 30 juin 2012 par Bcolmant

Crise de l'Euro : Le tunnel, la lumière et le train

 

Tunnel

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il est difficile à dire si le Sommet de Bruxelles apporte la moindre solution structurelle à la crise de la zone Euro mais, au risqyue de m'égarer, je crains que la réponse soit négative.

Les marchés nous le diront prochainement.

Le plan de relance, orchestré par la Banque Européenne d’Investissement, est utile, mais marginal.

Le contrôle européen des banques est, quant à lui, plus important.

Mais il révèle ce dont nous traitons souvent dans ce blog : la nationalisation progressive du secteur bancaire.

En effet, à part des cas de bulles immobilières, ce sont les dettes des Etats qui alourdissent les bilans bancaires et les fragilisent gravement.

Ce qui est en cause est donc la supervision étatique et non bancaire.

Et le problème est bien là : si des instances européennes supervisent les banques, au-delà des instances de régulation nationale, c’est faute d’avoir pu contrôler l’endettement des Etats.

C’est d’autant plus vrai que nous assistons à un incroyable phénomène de renationalisation des dettes publiques, dont le financement migre, de manière centripète, vers les banques des pays qui les ont émises.

Exprimé sous une autre forme, les banques d’un pays vont être supervisées par des instances européennes au motif qu’elles financent les mêmes Etats que ceux qui vont les superviser…

Comment ne pas voir dans ces signes une étatisation progressive du secteur du crédit ?

En d’autres termes, comment imaginer que des actionnaires privés vont injecter des capitaux frais dans des banques dont le risque et le contrôle sont désormais étatique ?

Il faut être lucide : la crise est très loin d’être terminée.

Et, en économie, il faut se méfier des lumières au bout du tunnel.

Parfois, c’est un train qui arrive en face.

Ce train, c’est celui de l’incontournable injection monétaire que la BCE devra effectuer en complément de cette étatisation croissante du secteur du crédit.

D’ailleurs, c’est intuitif : si l’Etat contrôle les banques, il est logique que les Banques Centrales les alimentent.

 

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