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Posté le 5 avril 2017 par Bcolmant

Il y 50 ans : la révolution.

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Il y a un demi-siècle, exactement, le vent d’une révolution se levait.

Elle serait furieuse et envoûtante.

Elle s’échouerait moins de trois ans plus tard, dans les derniers morceaux d’un ciel piquant, sous des vestes épaisses et des accords contraints, en janvier 1969. Ce serait leur dernier concert, sur un toit. Celui de Let It Be, des temps qui doivent s’échoir. Hauts devant leur siècle, inatteignables pour leurs derniers spectateurs.

Mais, en juin 1967, ce serait l’apothéose. La musique des chemins inaccessibles, découverts en studio, dans l’isolement des salles enfumées. De celle qui emporterait sur son passage tout l’après-guerre et ses années laborieuses, avant de céder la place à la véritable révolution, celle des étudiants, en mai 68. En France, aux Etats-Unis et ailleurs, avec cette jeunesse qui cria son écœurement contre ces vieux généraux qui ramenaient aux temps anciens ou qui menaient une guerre lointaine, au Vietnam, à coup d’agents défoliants, tout en autorisant, sur les campus américains, la garde nationale à tirer sur des étudiants.

1968 arrivait avec les assassinats de Martin Luther King et Bobby Kennedy. 1968 glisserait avant que la décennie maudite des années soixante-dix, celle du retour au réel, engloutisse l’occident dans les crises du pétrole et la rouille des aciéries rougeoyantes de poussières.

En 1967, au mois de juin de cette année, quatre hommes changèrent la musique. Rappelant, au son d’une fanfare inventée au retour d’un déplacement à New York, au cours duquel le sel et le poivre, le salt et pepper, devinrent le Sergeant Pepper avec l’amitié, le départ, le temps qui s’enfuit, les rythmes résignés d’un jour dans la vie et les volutes improbables d’un rêve éthéré. Tout cela partirait dans les abysses éclairés par un sous-marin jaune.

Il y a 50 ans, la véritable révolution musicale était déclarée, sans respecter aucune règle de l’engagement.

C’étaient les Beatles.

Et leur fanfare.

Celle qui, toujours, nous emmènera ailleurs.

 

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