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Posté le 17 avril 2017 par Bcolmant

Synthèse simplifiée de la situation monétaire

Si on tire une courte synthèse de l’évolution des dettes publiques, on en arrive au constat incontournable que les engagements sociaux, amplifiés par le vieillissement de la population et le tassement économique, rendront quasiment impossible leur diminution rapide. Les taux de croissance prospectifs sont trop faibles pour absorber une dette publique qui dépassera, lorsqu’on tient compte des décaissements de pensions futurs, largement la richesse nationale créée annuellement.

De manière intuitive, les banques centrales ont fait tourner la planche à billets pour absorber ces dettes publiques en croissance. Cette injection monétaire s’est accompagnée de taux d’intérêt extrêmement faibles. Les Etats sont aujourd’hui partiellement dissouts dans les banques centrales, qui n’en sont d’ailleurs que l’émanation et dont l’indépendance relève de l’artifice. Cette situation de juxtaposition des Etats et banques centrales s’est accompagnée d’un renforcement, par ces mêmes Etats et banques centrales, des banques et entreprises d’assurances afin que ces dernières canalisent, au travers de leurs propres bilans, l’épargne domestique vers le financement de la dette publique.

Quelle est l’évolution prévisible de cette situation, hors décisions monétaires impromptues et autres chocs politiques : le maintien de taux d’intérêt très bas (car les Etats ne peuvent se permettre leur augmentation) et une inflation rampante. Cette situation conduit à des taux d’intérêt réels (c’est-à-dire après déduction de l’inflation) négatifs. Le rentier va voir son pouvoir d’achat diminuer au profit des États, donc des contribuables.

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