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Posté le 11 mai 2017 par Bcolmant

Chocs idéologiques

Plusieurs questions vont animer les débats politiques des prochaines années : l’équilibre entre le capital et le travail, les tensions générationnelles, la contribution des patrimoines et revenus privés aux endettements collectifs, etc.

Nos économies sont devenues des cénacles de rentiers, tant en termes d’idées que de capitalisme, cherchant collectivement la sécurité au détriment de l’entreprenariat individuel. Cette posture, qui constitue l’héritière lointaine des tutelles ecclésiastiques, a été confortée par l’Etat-providence. Or l’Etat providence est un fatras idéologique confus, reflétant plutôt les circonstances de la reconstruction industrielle d’après-guerre qu’un état normal de l’économie.

C’est cette fiction de la providence économique qui nous conduit à tolérer l’abyssal chômage des jeunes que nous avons délaissé au profit d’une monnaie stable et désinflatée.

Ce déséquilibre n’a plus de sens.

Il est même mortifère et c’est ce que les mouvements qualifiés de populistes expriment.

Je crois de plus en plus que nos communautés vont être traversées par des chocs sociologiques inattendus qui forceront à repenser l’équation sociale dans le sens d’une plus grande justice.

Ce choc sociologique ne peut pas être la recherche d’une étatisation accrue, dont l’échec économique est patent. Il faudrait oxygéner nos économies dans le sens d’une libération de l’entreprenariat et d’un poids réduit de l’Etat, mais ce sera extrêmement compliqué, voire impossible à cause du vieillissement de la population.

Quoiqu’il en soit, la désespérance et l’inquiétude ne peuvent pas être un projet de société.

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