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Posté le 6 juillet 2017 par Bcolmant

Un dernier mot à mes étudiants

D930061543ba5ddbcaa170b54ebf4ec8_600x577x1Chaque année, je tente de donner un dernier message à mes étudiants.

Aidez-nous à repenser une économie qui se fissure. Ne prenez pour de bonnes décisions les solutions imposées.

Etudiez l'histoire et les sciences humaines pour mieux comprendre votre futur.

Ne soyez pas les troupiers qu'on envoie à la guerre conjoncturelle, mais devenez les officiers des idées de demain.

Ne pensez pas de manière linéaire et obéissante, mais brisez les lignes de la créativité.

Abandonnez les stocks de savoir, créez des flux d'intelligence et d'intuitions

Oxygénez nos économies avec des idées latérales, différentes et moins pyramidales.

Ne vous repliez pas dans les convenances et les obéissances, mais confrontez-nous.

Osez les différences.

Repensez les modes d'échange.

Et doutez.

Car si, pendant quelques instants, le doute s’installe, c’est que Camus avait raison, lui qui affirmait que l’absurde naît de cette confrontation entre l'appel humain et le silence du monde.

A l’absurde, Camus apportait la réponse de la révolte, c’est-à-dire l’affrontement avec le destin

Dans son discours de la servitude volontaire, La Boétie s’interroge aussi …qui a pu tant dénaturer l'homme, seul né de vrai pour vivre ? Rousseau, aussi, écrivait que l'homme est né libre, partout il est dans les fers.

Comme Lennon : Imagine.

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