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Posté le 2 septembre 2017 par Bcolmant

Le temps, c'est toujours de l'argent.

0001_time-is-money-e1414595994425La matière première sémantique du capitalisme (stricto sensu), c’est … le capital. Il s’agit donc d’une question de quantité et de prix de ce même capital.

Malheureusement, il est impossible de définir la quantité de capital, ou plutôt de monnaie, qui est l’expression de ce capital, car la monnaie est, en même temps, un stock et un flux. La mesure de ce flux est insaisissable d’autant qu’il dépend de son prix, à savoir le taux d’intérêt, lui-même le prix du temps. De manière simplifiée, on est donc face à deux flux, la monnaie et le temps, qui sont conjugués (et sont, en fait des expressions comparables car la monnaie est une mesure dégradée du temps) pour exprimer une expression symbolique de confiance, la monnaie.

Time is money.

La monnaie est, aujourd’hui, abondante et donc peu onéreuse : le niveau des taux d’intérêt est bas. En termes temporels, tout se passe comme si le futur coûtait moins cher, au détriment du présent qui est plus onéreux. Le prix des actifs augmente donc au rythme de l’accessibilité du futur. C’est valable pour la dette publique : l’emprunt de la prospérité future semble anodin parce que la charge qui est associée est faible.


Dans notre architecture financière, tout repose donc actuellement sur le niveau des taux d’intérêt, qui est extrêmement bas. C’est, en même temps, exactement là que se situe le point faible du système. Une hausse brutale des taux d’intérêt diminuerait la valeur du présent en faisant glisser la valeur vers le futur. Il faut le garder à l’esprit.

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