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Posté le 5 octobre 2017 par Bcolmant

La crise est bien antérieure à 2008 !

5650385_far-cry-primal-photo_1000x625Dans quelques mois, les librairies vont crouler sous les livres qui commémorent la crise de 2008. Il y aura les témoignages d’acteurs pensionnés, les mea culpa d’économistes fugacement repentis ou sans expérience, les bilans de la régulation, bref ce qui n’intéresse finalement personne.

Cela n’intéresse personne car s’intéresser à la crise de 2008, c’est confondre des causes et des symptômes.

La crise est antérieure à 2008 puisque cette année fut le ressac de la crise boursière des années 1999-2001 qui fut caractérisée par la bulle internet et son explosion suivie d’une politique de taux d’intérêt trop bas. Ces mêmes taux d’intérêt, précipitamment relevés pour éviter une bulle de crédit, la déclenchèrent.

Mais derrière 1999-2001, il y a le choc des années quatre-vingt qui consacra la prédominance des marchés financiers, attributs d’un capitalisme dont la force de rappel, à savoir le communisme, avait été anéantie. Il en résulta une financiarisation totale de l’économie puisque - rappelons-le -, les marchés financiers permettent de négocier aujourd’hui le futur.

Mais derrière les années quatre-vingt, il y eu les années septante et les déchaînements monétaires liés à l’abandon d’un système de cours de change et de taux d’intérêt fixe.

Et demain ?

Il y aura des corrections de marchés parce que des taux d’intérêt en chute depuis 37 ans jusqu’à en devenir négatifs ne peuvent pas stagner indéfiniment. Si les taux remontent sans croissance économique et inflation, c’est-à-dire parce que les primes de risques augmentent, il y aura peut-être des décrochages. Pas des trous d’air, cependant. Les banques centrales y seront attentives. Ceci n'enlève en rien l'intérêt des actions dans la gestion de portefeuille car elles permettent d'épouser le progres et la croissance dans le long terme.

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