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Ce blog veut essayer de faire découvrir le monde obscur du trading. Il veut décrire comment les dark pools, algo-traders, MTFs,... fonctionnent, et ce qu'ils entraînent comme changement sur les marchés. Les autres acteurs (régulateurs et Bourses traditionnelles) seront également épinglés.

Posté le 7 décembre 2016 par Jennifer Nille Réactions | Réagir

Un algorithme de Citi à l'origine du krach de la livre sterling

CuVOrBrWAAA0uaRLe 7 octobre 2016, vers 1h du matin (CET) la livre sterling avait connu un brusque plongeon face au dollar, chutant de 1,26 $ à 1,14$  en 40 secondes, soit une perte de 9% selon les données de Reuters. Bloomberg avait estimé la chute à 6%.

Le Financial Times explique qu'à l'origine de ce flash crash, un algorithme de trading, appelé Aggregator, appartenant à Citi a envoyé des ordres de vente à répétition qui ont exacerbé la chute de la livre sterling. Les opérations ont été effectuées à partir du bureau japonais de Citi.

Durant une courte période (moins d'une minute), les ordres de ventes de Citi n'ont rencontré aucune contrepartie sur le marché, ce qui est inhabituel, à cause d'une liquidité anormalement très faible et un sentiment général très pessimiste sur la livre sterling depuis le Brexit, note le FT. Mais ensuite, ces ordres de vente ont fini par se croiser , autrement dit ils sont entrés en boucle.

Entrer en boucle pour des algorithmes, cela peut donner lieu à des aberrations. La plus spectaculaire est sans doute celle du prix du livre de génétique "The making of a fly" qui s'est envolé sur Amazon à 24 millions de dollars en 2011. La firme de trading Knight Capital avait aussi connu un épisode similaire avec un de ses algorithmes en 2012, perdant 440 millions de dollars en 30 minutes. Depuis, l'expérience infortunée de Knight Capital a poussé les autres firmes de trading à installer des boutons stop qui arrêtent toutes leurs transactions dès qu'un problème est détecté (par exemple si la Bourse ne répond plus, ce qui arrive fréquemment, ou alors si leurs algorithmes de trading se croisent).

En principe, Citi dispose aussi de filets de sauvetage similaire à ceux des firmes de trading pour son programme Aggregator. Encore faut-il pousser le bouton stop...

Selon le FT, Citi a expliqué que la chute de la livre sterling a été déclenchée par une information selon laquelle la France durcit le ton sur le Brexit,  durant une période particulièrement illiquide de la journée. Mais la Banque d'Angleterre dans son rapport de stabilité financière semi-annuel a indiqué que l'information n'est pas le déclencheur initial de la chute de la devise.

Un rapport de la Banque des Règlements Internationaux sur l'incident doit être publié en janvier.

 

Posté le 2 décembre 2016 par Jennifer Nille Réactions | Réagir

Des nuages sur le HFT

MicrowavesDeux chercheurs de la Wilfrid Laurier University, Andriy Shkilko et Konstantin Sokolov, ont découvert que la méteo peut interrompre les firmes de trading à haute fréquence qui utilisent les faisceaux hertziens pour obtenir plus rapidement leurs données de marché. La météo peut les forcer à utiliser la fibre optique à la place. Durant ces épisodes, les deux chercheurs ont démontré que la liquidité s'améliore et que la volatilité se réduit.

Ils se sont penchés sur les marchés américains entre janvier 2011 et décembre 2014. Le premier réseau de faisceaux hertziens reliant le centre de données du Chicago Mercantile Exchange à Aurora à celui des Bourses d'actions et d'ETF situé dans le New Jersey a démarré à la fin 2010. Il s'agit du réseau de la société Windy Apple qui a démarré ses services quelques mois après la mise en place du câble de fibre optique de Spread Networks entre New York et Chicago.

D'autres sociétés, dont Thesys Technologies, une filiale de la firme de HFT Tradeworx, ont suivi le mouvement dès 2011. Mais les deux chercheurs notent que seule une poignée de firmes de trading ont pu bénéficier de la transmission par ondes hertziennes car la Federal Communications Commission avait limité le nombre de license pour les réseaux.

Cette situation a duré jusqu'à l'hiver 2012, où une firme de technologie a introduit un nouveau modèle pour démocratiser la transmission par faisceaux hertziens. Au lieu de vendre de la bande passante aux traders, la firme a utilisé son réseau pour transmettre les prix entre Chicago et New York et les vendre à tout le monde, moyennant une souscription.

Les deux chercheurs ont constaté qu'après cette date, la volatilité a baissé et les coûts de trading ont diminué, malgré les pylones de communication, qui transmettent les données de marchés 40% plus rapidement, en 4 millisecondes, que la fibre optique.

Ils en ont conclu que la démocratisation des faisceaux hertziens a provoqué le même effet que la météo sur la volatilité et les coûts de transactions aux Etats-Unis. A plus long terme.

Or, depuis lors, les firmes de HFT cherchent à étendre leurs réseaux de pylônes. Entre Chicago et Tokyo, dans les pays scandinaves, en Asie. Où cette démocratisation des faisceaux hertziens n'existe pas encore... Même en Europe, ce n'est pas encore le cas, puisque les firmes DRW  (via sa filiale Vigilant Global) et Jump Trading tentent d'obtenir la route la plus droite entre les centres de données LD4 à Londres et FR2 à Francfort, qui je le rappelle, passe par la Belgique.  Quitte à vouloir batîr une tour de plus de 320 mètres de haut à Richborough, dans le Kent, en Angleterre, au grand dam des habitants.

 

Posté le 24 octobre 2016 par Jennifer Nille Réactions | Réagir

Trimestre difficile pour KCG

GF10000053752_MARKETS-STOCKSKCG, une firme de trading à haute fréquence, a publié la semaine dernière ses résultats du troisième trimestre. Alors que les grandes banques de Wall Street ont toutes témoigné d'un bond du trading sur la période, grâce au retour de la volatilité après le vote du Brexit, KCG a annoncé un recul de 60% de ses revenus nets, à 111,9 millions de dollars. Les marchés n'ont pas apprécié cette annonce. Le titre a reculé de 7,16% le 20 octobre, jour de la publication des résultats financiers de la société.

Daniel Coleman, le pdg de KCG, a expliqué dans un communiqué que "l'activité sur les marché s'est rapidement éteinte après une brève rafale à la fin du deuxième trimestre après le Brexit. Durant les mois de juillet et août, l'activité sur les marchés est restée morose avec une volatilité près de son plus bas historique. Malgré une faible reprise en septembre, l'environnement de trading s'est avéré compliqué pour nos modèles quantitatifs de trading. Toutefois, même si nos résultats financiers sont décevants pour ce trimestre, nous avons publié une forte part de marché dans des segments clés des marchés." 

Le volume de trading en actions de KCG a chuté de 13% au troisième trimestre, pour s'établir à 206,4 millions de dollars en moyenne par jour. Alors que KCG conserve une part de marché de 30% sur le volume de transactions en actions américaines, son activité sur celles-ci a baissé de 15% sur la période. En Europe, le groupe constate la même tendance, aussi bien en actions qu'en devises.   Par contre, le volume de trading en obligations de la firme a grimpé de 54% sur la même période à 201,5 millions de dollars en moyenne par jour. La chute des revenus nets de KCG s'explique surtout par les investissements stratégiques de la firme. Au troisième trimestre, la société a finalisé l'acquisition de Neonet pour étendre sa présence en Europe. Les conditions financières de ce rachat n'ont pas été dévoilée.

Une autre firme de trading à haute fréquence, Virtu Financial, doit publier ses résultats du troisième trimestre le 4 novembre prochain. Rappelons que le deuxième trimestre avait été difficile pour la firme.

 

Posté le 10 octobre 2016 par Jennifer Nille Réactions | Réagir

Un flash crash qui pose des questions

Vendredi 7 octobre 2016, vers 1 heure du matin (CET), la livre sterling a brutalement décroché face au dollar, perdant plus de 6% (selon Bloomberg, car Reuters estime à 9% la chute) pour rebondir spectulairement quelques secondes à peine plus tard. Tout cela en à peine deux minutes. Pour rappel, le marché des changes est morcellé, et une grande partie s'effectue hors Bourse.

 

Etrangement, à la même heure, le future sur le FTSE100 a connu une évolution inverse.

FTSEF

Des observateurs ont désigné un fat finger (un ordre accidentel de taille) à l'origine de ce flash crash de la livre sterling. D'autres ont simplement expliqué ce mouvement survenus pendant les échanges asiatiques par une réaction négative à une sortie  "à la dure" du Royaume-Uni de l'Union européenne. Car la livre sterling a continué de chuter à la reprise des marchés européens. Certains ont estimé qu'un algorithme s'est emballé sur cette information, et a entraîné une réaction en chaîne parmi les autres algorithmes employés pour l'exécution des ordres sur les marchés. La Banque d'Angleterre a annoncé qu'elle enquêtera sur cet incident.

Mais du côté d'Eric Hunsader, le fondateur de la firme de données Nanex, a pointé d'autres bizarreries.

Le future sur l'euro/ GBP a connu une évolution inverse durant la même période de temps.

 

 

Selon Hunsader, le flash crash de la livre sterling ne trouve pas son explication dans un fat finger.

Il note que 40% du trading pendant le flash crash de la livre sterling provient d'ordres d'achat agressifs.

 

Il penche donc pour l'explication d'un algorithme qui aurait mal tourné.

Il reste à savoir pourquoi cet algorithme a mal réagi. J'en entends soupirer qu'il y a une manipulation de marché à l'origine de tout ceci.

Posté le 27 septembre 2016 par Jennifer Nille Réactions | Réagir

Une amende de 15,5 millions $ pour BofA

Aux Etats-Unis, la Securities and Exchange Commission se montre très sévère avec les banques et firmes de trading qui provoquent des remous sur les marchés d'actions. Elle vient d'infliger à Bank of America/Merrill Lynch une amende de 12,5 millions de dollars pour avoir permis des variations brusques et soudaines sur 15 actions entre 2012 et 2014, dont une chute de 99% pour le titre Anadarko Petroleum et de 3% pour Google. En jargon financier, cela s'appelle des flash crash.

Dans le cas d'Anadarko Petroleum, dont le titre est passé de 90 dollars à 1 cent en une seconde le 17 mai 2017, la SEC a déterminé qu'un ordre erroné de Bank of America Merrill Lynch se trouve à l'origine de ce plongeon. Un trader de la banque, qui avait encodé un ordre de vente de 400.000 titres, pensait que son ordre n'est pas passé et a renvoyé un nouvel ordre pour vendre 150.000 titres sans annuler son ordre précédent.

 

Le New York Stock Exchange, le Nasdaq et Bats ont également infligé une amende de 3 millions de dollars à la banque, pour les mêmes faits.

Depuis 2010, et après le 6 mai de cette année, où le Dow Jones Industrial Average avait soudainement perdu 1000 points pour rebondir aussi spectaculairement quelques minutes plus tard, la SEC a imposé de nouvelles règles de trading demandant aux participants de marché d'arrêter les transactions lorsque les variations deviennent trop importantes sur un titre.

Bank of America/Merrill Lynch nie avoir commis de faute. Mais la banque n'est pas la seule à avoir écopé d'une amende pour avoir enfreint les règles imposées par la SEC depuis 2010. En octobre 2013, Knight Capital a reçu une amende de 12 millions de dollars. Goldman Sachs et Morgan Stanley en ont aussi fait les frais.

En Europe, la directive sur les services financiers MiFID2 prévoit en 2018 (si elle n'est pas repoussée d'ici là) de sanctionner les firmes dont les algorithmes de trading provoquent des désordres sur les marchés, en particulier si ceux-ci n'ont pas été testés avant d'être mis sur le marché.

Posté le 19 septembre 2016 par Jennifer Nille Réactions | Réagir

Un ancien de la SEC rejoint Citadel

Gregg Berman, un ancien expert de la Securities and Exchange Commission spécialisé dans le trading à haute fréquence, va rejoindre les rangs de Citadel. Ce diplômé de physique du Massachussetts Institute of Technology et de Princeton avait quitté son poste en octobre 2015. Il avait déjà travaillé pour un hedge funds avant de rejoindre en 2009 la SEC. Il avait notamment été en charge de mener l'enquête du régulateur des marchés financiers américains sur le flash Crash du Dow Jones, survenu le 6 mai 2010, où l'indice avait perdu en quelques minutes 1000 points pour rebondir aussi spectaculairement quelques minutes plus tard.

Berman avait notamment affirmé que les nombreux flash crash qui surviennent sur les marchés américains (comme le répertorie Eric Hunsader, le fondateur de la firme de données de marchés Nanex) résultent d'une erreur humaine. Il défendait aussi la complexité de la structure des marchés américains.

On le voyait dans ce documentaire de la chaîne hollandaise VPro datant de 2013 consacré au flash crash.

 

 Ce n'est pas la première fois qu'un membre de la SEC part vers une firme qui défend les intérêts du trading à haute fréquence. Bart Chilton, un ancien commissaire de la Commodity Future Trading Commission, a rejoint en 2014 la Modern Markets Initiative, une association pro trading à haute fréquence,  en tant que conseiller.

Citadel, pour rappel, s'était récemment opposé au lancement d'IEX comme treizième Bourse aux Etats-Unis. Mais Virtu Financial, une firme de THF, s'était prononcé en faveur de cette Bourse, qui impose un frein de 350 microsecondes pour toutes les transactions qui surviennent sur sa plateforme.

Posté le 13 septembre 2016 par Jennifer Nille Réactions | Réagir

400 microsecondes en moins entre Londres et Chicago

McKay Brothers, une firme de services financiers spécialisée dans les antennes de télécommunication, vient d'annoncer avoir réduit le temps de transmission de données entre les différents centres de données, grâce à un nouveau câble de fibre optique.

Les câbles de fibre optique sont toujours utilisés par les firmes de trading à haute fréquence, mais aussi des hedge funds, pour obtenir leurs données de marché entre les Etats-Unis et l'Europe, et entre les Etats-Unis et l'Asie.  Il faut actuellement 250 millisecondes de temps entre New York et le Japon avec la fibre optique. Certaines firmes cherchent un moyen d'accélerer ce temps, et se tournent vers les satellites. LeoSat, une startup, a récemment annoncé avoir décroché un client parmi les firmes de HFT pour qu'elle utilise son réseau de 108 satellites qu'elle compte exploiter pour permettre la transmission de données entre New York et Tokyo en 130 millisecondes. Le service n'est pas encore effectif.

La fibre optique est utilisée aux côtés des antennes de communication pour permettre de réduire au minimum le temps de transmission de données entre deux centres de données distants. McKay Brothers a réussi a réduire de 400 microsecondes ce temps entre Aurora (là où se trouve le centre de données du Chicago Mercantile Exchange) et le LD4, centre de données d'Equinix (qui abrite les transactions sur Bats, et la plateforme de devises EBS) à Slough. Il ne faut plus que 34,62 millisecondes entre ces deux points.

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La firme a indiqué avoir ajouté Euronext comme source de données (en sachant que les marchés d'Euronext, dont le marché cash de Bruxelles, sont traités depuis le centre de données de Basildon) et projette d'ajouter d'autres Bourses durant cette année.

Chaque centre de données où est situé le moteur d'appariement des Bourses est équipé d'antennes et de paraboles pour envoyer et réceptionner les signaux de données, comme le montre cette image.

 

 

Ce support sert aussi pour le laser, une autre technologie employée pour transférer les données de marché.

La course à la vitesse n'est pas encore terminée sur les marchés financiers, on dirait.

Posté le 2 septembre 2016 par Jennifer Nille Réactions | Réagir

IMC se lance aussi dans les antennes de communication

AntenneTelecom_05_743A7504_KristofVadinoMcKay Brothers et IMC ont annoncé le 1er septembre un accord qui va permettre à la firme de trading à haute fréquence amstellodamoise de profiter du réseau d'antennes de la société américaine spécialisée dans cette technologie. Cette société, fondée en 2012 par l'Américain Bob Meade et le Français Stéphane Tyč, gère un réseau aux Etats-Unis,en Europe, et en Asie (entre Singapour et Tokyo), et opère depuis Oakland en Californie et Paris, en France.

IMC prend une part minoritaire dans McKay, ce qui permettra de financer d'autres projets de développements pour cette société, selon un communiqué commun. Le montant de cette participation financière n'a pas été dévoilé.

Jusqu'à présent, la firme IMC était restée en retrait dans la course aux antennes de communication, qui permettent à ses utilisateurs d'obtenir 40% plus rapidement qu'avec la fibre optique les données de marché entre les différents centres de données où sont logés les moteurs d'appariement des Bourses. Deux autres firme de THF amstellodamoises, Flow Traders et Optiver, disposent de leur propre réseau d'antennes, même si Flow Traders cherche à revendre le sien.

Mais il semble que les firmes de THF commencent à collaborer entre elles pour exploiter ces réseaux. Aux Etats-Unis, des sociétés comme Jump Trading, Citadel Securities et Virtu Financial veulent s'associer pour construire un réseau entre Chicago et Tokyo.

Et d'ailleurs, les firmes de THF ne sont pas les seules à s'associer, puisque Goldman Sachs avait pris en avril 2015 une participation de 21 millions de dollars dans la société Perseus, qui exploite elle aussi un réseau d'antennes de communication.

 

Posté le 31 août 2016 par Jennifer Nille Réactions | Réagir

Un lien pour le trading entre Chicago et le Japon

Le Chicago Tribune révèle que des firmes de trading à haute fréquence  projettent ensemble de construire une ligne de communication entre Chicago et le Japon, afin d'accélérer le trading entre ces deux points géographiques. Parmi les firmes, le quotidien cite Virtu Financial (qui ne se définit pas comme une firme de HFT...), Citadel Securities (qui s'était opposé au lancement d'IEX comme Bourse américaine) et Jump Trading. Pour ceux qui l'ignorent, Jump Trading est cette firme qui avait racheté en 2013 la tour de communication située à Houtem pour 5 millions d'euros à l'Etat belge (mise aux enchères à 250.000 euros de prix de départ), que l'on peut voir sur cette photo (c: Kristof Vadino).

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Jump Trading a plus récemment fait parler d'elle car la firme projette, en partenariat avec KCG (une autre firme de HFT) de construire une tour de 300 mètres de haut (celle de Houtem mesure 243 mètres de hauteur, à titre de comparaison) à Richborough, dans le Kent en Angleterre. Trois autres sociétés ont eu la même idée. Mais les résidents de la commune ne veulent pas en entendre parler.

L'information du Chicato Tribune n'a pas été confirmée par Jump Trading, ni Citadel Securities, ni Virtu Financial.

Le quotidien souligne que les firmes veulent installer un réseau d'antennes de communication, comme celles qui existent déjà entre Francfort et Londres, et entre Chicago et New York, entre Chicago et la côte ouest des Etats-Unis, avec comme point d'arrêt Seattle, probablement. Un réseau de 6 à 10 antennes devrait suffire, selon Greg Laughlin, professeur d'astronomie à Yale University, cité par le quotidien. Tout dépendra de la hauteur des tours, car plus l'antenne est haute, plus il est facile de capter le signal.

Pour rejoindre le Japon, les firmes impliquées dans le projet veulent connecter leur réseau par un câble sous-marin à travers l'océan pacifique, comme celui d'Hibernia Express qui relie New York à Londres.

Actuellement, il faut 14 millisecondes pour obtenir des données de marchés entre Seattle et Chicago avec la fibre optique. Un réseau d'antennes de communication permettrait de diminuer ce temps à 9,5 millisecondes.

Les firmes de HFT cherchent à profiter des écarts de variation entre des contrats à terme similaires. Elles exploitent déjà les différences de cours entre les futures sur le Nikkei 225 cotées sur le Chicago Mercantile Exchange, et celles cotées sur la Bourse de Tokyo.

Mais force est de constater que le réseau d'antenne du HFT se développe de plus en plus géographiquement. Même si des pays comme la Corée du Sud voit ces développements d'un mauvais oeil.

Posté le 30 août 2016 par Jennifer Nille Réactions | Réagir

Des futures sur le bétail trop volatiles

GF10000086332_USA-DROUGHTLe Chicago Mercantile Exchange, principal marché de dérivés aux Etats-Unis, a calculé qu'en 2015, le trading à haute fréquence représentait à peine 10% des volumes de transactions sur les futures sur le bétail. La présence, même infime, des robots du THF sur les contrats sur le bétail, surprend. Mais ces contrats sont de plus en plus négociés au détriment de la vente de bétail dans les fermes et étables. Seul 20% du marché se fait encore de cette manière, contre 55% il y a dix ans. Les éleveurs qui vendent leurs bêtes et les sociétés productrices de viande ne sont plus seuls sur ce marché.

Les futures sur le bétail offrent à l'acheteur et au vendeur la possiblité de vendre ou d'acheter un lot de bétail  pour livraison à une date déterminée dans le futur. Ces contrats permettent de se couvrir contre une variation soudaine des prix du bétail. Mais ce marché repose sur le marché physique du bétail, où les acheteurs et vendeurs déterminent un prix pour les lots. Ces prix sont collectés par le Département américain de l'agriculture, qui rend compte des volumes et des prix du bétail vendu aux Etats-Unis.

Parce que le marché physique ne pèse que 20%, les acheteurs et vendeurs se tournent vers le marché de futures pour déterminer un prix.  Alors qu'il peut se passer plusieurs jours où aucune transaction n'est effectuée sur le marché physique, le marché des futures se traite lui une à deux fois par semaine.

Ces derniers mois, les prix des futures sur le bétail se sont montrés aussi volatils que le marché physique, passant de 1,4155$ la livre à 1,1580 $ en l'espace de sept jours.

Alors la présence des THF sur ce marché a été désignée comme facteur déstabilisant. Ces firmes utilisent des moyens informatisés pour encoder leurs ordres et déclencher les transactions. Mais le CME souligne qu'elles ne pèsent pas lourd dans les volumes de transactions. Toutefois, la Bourse de dérivés a mis en place des limites pour les prix quotidiens, qui établissent la variation maximum ou minimum d'un contrat. Elle a également éliminé le trading électronique overnight.

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