Petits couacs en série sur les Bourses
Le 24 août dernier, les coupe-circuits du London Stock Exchange ont empêché la dégringolade de 5 titres cotés à Londres: BT Group PLC, Hays PLC, Next PLC, Northumbrian Water Group PLC et United Utilities Group PLC. Vers 14h, ces titres se sont mis à chuter sans raison. Les rumeurs de "fat finger" ont couru bon train.
La comparaison avec le krach éclair du 6 mai a vite fait surface. Mais ici, les mécanismes de coupe-circuit ont fonctionné.A Wall Street, le Dow Jones a perdu en dix minutes près de 1000 points à la stupéfaction générale des traders. A la suite de cet incident, la Securities and Exchange Commission a imposé un coupe-circuit général pour les différentes Bourses et plateformes de transactions outre-Atlantique.
La fragmentation excessive des marchés américains a été montrée du doigt dans cette affaire. Pourtant, à Londres, le marché est aussi fragmenté. Le LSE ne traite plus que 52% et des poussières du FTSE100. Le reste est partagé entre Chi-X, Turquoise, BATS et des dark pools. Toutefois, Turquoise fait désormais partie du groupe LSE.
Derrière les évènements du 6 mai, plusieurs problèmes ont été relevé. Tout d'abord, un dysfonctionnement des appareils des brokers sur le parquet du NYSE ont provoqué un exode des ordres (près d'un tiers) vers d'autres plateformes. D'autres dysfonctionnements s'en sont suivis sur les autres plateformes, asséchant les volumes de transactions. Ce jeu de domino a provoqué l'effondrement du Dow Jones.
Plus récemment, Direct Edge, le quatrième marché d'actions aux Etats-Unis, s'est illustré avec le titre HP. Le 6 août (il faut croire que le chiffre 6 porte malheur sur les Bourses américaines), il s'est trompé de code de rapport pour les transactions sur HP (représenteé sur la photo par son patron démissionnaire, Mark Hurd), entraînant une chute de l'action.
Direct Edge a oublié de préciser que ces transactions avaient été effectuées après les heures de Bourse. Le prix de celles-ci a dès lors été comptabilisé dans le calcul général du cours du titre.
En Europe, les titres traités sur différentes plateformes ne sont pas encore soumis à ce calcul. Le prix de référence reste celui de la Bourse principale. Ceci explique pourquoi la fragmentation des marchés du Vieux Continent ne pose finalement pas de problème de ce genre. Mais ceci pourrait changer.
L'implémentation d'une consolidated tape ( base centrale de données de transactions) pourrait entraîner un recalcul du prix de référence, et des indices comme le Bel20, le CAC40, ou le DAX. Actuellement, seul le prix d'Euronext Bruxelles entre dans le calcul du Bel20. Le prix de Chi-X reste marginal. A suivre...
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