Trade Tech - Entendu ici et là
Quelques 1.800 personnes étaient attendues lors du salon Trade Tech cette année à Londres. Pourtant, ici et là, on entendait certains participants soupirer devant des conférences plutôt désertées et des stands pas très animés, particulièrement le 22 avril.
Les nombreux problèmes liés à l'éruption volcanique en Islande expliquent en partie cette ambiance. Mais pas seulement.
A la City, il se dit que Trade Tech décline. "Les débats n'étaient pas très consistants. Le problème, c'est qu'il n'y a pas d'édition derrière ces débats. Chaque participant amène le sujet qu'il veut. Résultat, on tourne un peu en rond" se plaint un participant.
"Les grandes banques savent déjà avec qui elles veulent travailler parmi les MTF (systèmes multilatéral de transaction, comme Chi-X, ndlr), les fournisseurs de données de marchés,... La marge pour les nouveaux entrants est faible" commente un autre participant.
D'ailleurs, le salon était surtout peuplé des poids lourds de l'industrie du trading. Le stand du London Stock Exchange impressionnait par sa taille. Celui de Deutsche Bank aussi, parmi les 100 exposants.
MiFID, c'est cette directive européenne sur les marchés d'instruments financiers. Un de ses trois volets porte sur la fin des monopoles nationaux des Bourses. Trois ans après son lancement en novembre 2007, le constat est là: un acteur comme Chi-X se classe désormais comme deuxième marché en Europe sur les transactions de valeurs européennes, juste derrière NYSE Euronext.
Une Bourse comme le London Stock Exchange a vu ses parts de marché sur le FTSE100 s'effondrer à presque 50%. La semaine dernière, en cours de séance, celle-ci a atteint ce seuil critique.
Il en est donc ressorti une fragmentation des marchés.
Celle-ci pose toutefois quelques problèmes.Les Bourses européennes se plaignent du prix de référence. Avec une part de marché de 50%, que représente encore le cours d'une valeur du FTSE100 cotée sur le London Stock Exchange?Pour les petits brokers, cette fragmentation a également amené des soucis. Difficiles pour eux de se connecter à toutes ces nouvelles plateformes pour espérer proposer le meilleur prix à l'investisseur particulier. D'ailleurs, ils ne sont pas connectés. Seules les grandes banques d'investissement le sont. Mais cela ne profite qu'à leur salle de marchés.
Ceci est en voie de changer...
Jennifer Nille

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