Posté le 21 juin 2010 par Jennifer Nille

Vie et mort d'un algo trader

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La presse spécialisée et généraliste se déchaîne sur les algo traders en ce moment. Le Monde y consacre un dossier spécial. Il ne se passe pas une semaine sans que le New York Times ne publie une enquête sur les bots. Et sur les blogs, les posts fleurissent à tout va sur le sujet.

A cet égard, je vous recommande de lire ceci, un portrait assez édifiant du trading à haute fréquence.

La semaine dernière, Gavin Little-Gill et Ed Gouldstone, de Linedata services (un fournisseur de services pour les hedge funds, dont des solutions pour le trading), m'ont expliqué qu'ils ne constatent pas une hausse des hedge funds recourant au trading à haute fréquence. Ils précisent que ceux-ci ne réprésentent qu'une petite partie de l'industrie des hedge funds.

"On constate juste que les hedge funds utilisant le trading à haute fréquence deviennent plus gros" commente Gavin Little-Gill.

Les regards se tournent donc vers le prop trading des banques. Là, s'y livre une compétition féroce pour désigner celui qui sera le meilleur. Chez nos amis banquiers, au premier trimestre, Goldman Sachs, JPMorgan et Morgan Stanley ont affiché trois mois de performances continues. Le ton est donné.

Crédit Suisse ne peut pas en dire autant. En janvier, le NYSE a épinglé la banque pour le dysfonctionnement de son algorithme.

Cette compétition fait craindre une sélection naturelle. Celui qui ne dispose pas d'un algorithme performant sera disqualifié.

Dans le petit monde des algo traders, une sélection naturelle s'est déjà opérée. A côté d'un Getco, Tradebot ou Tradeworx, toujours plus gros, figure une liste d'acteurs dont Vandermoolen, disparus dans les limbes de la volatilité des marchés.

Et bien sûr, tous ces investissements dans les bots ne s'accompagnent pas d'une augmentation des moyens pour la gestion de risque. Celle-ci devient en outre plus chère en raison de la complexité des algorithmes.


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