Nationaliser la Bourse?
Non, une telle issue ne risque pas d'arriver à la Bourse de Bruxelles. Par contre, dans ce pays lointain de l'Union européenne qu'est la Bulgarie, ceci pourrait survenir.
Dans une tribune du Wall Street Journal de ce mardi, Victor Papazov,l'ancien patron de la Bourse bulgare, et Patrick Young ont alerté du sort de cette dernière. Le 13 septembre prochain, lors de l'assemblée générale des actionnaires de celle-ci, le gouvernement bulgare va remonter sa participation de 43,6% à 51%. "Ceci ne signifie pas qu'il va nationaliser la Bourse" martèle un porte -parole de celle-ci.
"De fait, elle va prendre le contrôle total de la Bourse" conteste Patrick Young, président de Derivatives Vision.
Cette augmentation de participation reste soumise aux votes des actionnaires. "Mais banques et brokers risquent de perdre leur license s'ils refusent de voter en faveur de cette augmentation" relève Patrick Young.
Cette opération s'effectuera par une émission d'actions, à un cours jugé inférieur à la valeur de la Bourse selon Papazov et Young.
Ceux-ci ont peur que cela donne un signal négatif aux investisseurs étrangers. "C'est aussi un mauvais signal pour les Bourses de l'Union européenne, alors que le marché unique des services et capitaux se met en place"ajoute Patrick Young.
Je rappelle que la Bulgarie souffre comme le reste de l'Europe de l'Est (à l'exception de la République Tchèque) de la crise économique. Pour le gouvernement, racheter sa Bourse à un bas prix pour pouvoir la privatiser à nouveau avec une plus-value présente un certain intérêt.
De là à craindre la contagion d'une nationalisation des Bourses dans le reste de l'Union, il y a de la marge. Mais plusieurs observateurs estiment que ce scénario reste possible, même en Belgique.

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