Posté le 12 décembre 2011 par Jennifer Nille

Derrière les ETF, les bots

Junco-bird-sitting-on-snow-crusted-pine-branch-on-hill-roadL'univers des ETF synthétiques croise fréquemment celui des traders à haute fréquence. Tout dépend de l'indice sous-jacent. 

Pour rappel, un ETF synthétique tente de répliquer la performance d'un indice en swappant maximum 10% d'un portefeuille de titres pris au hasard (généralement, ce sont des grandes capitalisations) contre un notionnel de cet indice. A chaque nouvelle souscription de l'ETF, le teneur de marché doit assurer un ajustement du swap.  

Des firmes de gestion comme Société Générale ramènent en outre la valeur du swap à 0 chaque jour.

C'est pourquoi on assiste en fin de séance boursière à une hausse des volumes de transactions, sous l'effet des ajustements de ETF.

Les ETF synthétiques sur le CAC40, le DAX, le FTSE, etc  sont les plus courants, et donc les plus liquides. Leur liquidité est assurée par des teneurs de liquidité. Au côté de firmes comme Société Générale, on retrouve aussi des noms comme IMC, Saen Options, Timber Hill. Soit des traders à haute fréquence. La présence de ces traders forcent les banques comme Société Générale à investir dans la haute technologie.

Le trading à haute fréquence aide en outre des banques comme Société Générale à minimiser leur impact sur les marchés.

Au sein de la salle de trading de la banque, comme pour les autres, c'est le desk Delta One qui assure cette tâche. Beaucoup de technologie, peu de marges bénéficiaires.

Dans les cas de Kweku Adoboli (UBS) et Jerôme Kerviel (Société Générale), il semble que la fraude ait eu lieu sur l'ajustement du swap. Délicat, apparemment. J'imagine aussi que la haute technologie rend ces ajustements hautement stressants.

Un article du Financial Times pointe du doigt cette relation entre stress et paris risqués. Comme les moineaux, les traders prennent plus de risques lors qu'ils subissent le stress de perdre.

 

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