Posté le 21 février 2012 par Jennifer Nille

Des Bourses loin de l'intérêt des PME?

TDB110421bourse3487En France, le rapport Giami- Rameix sur les petites et moyennes entreprises cotées égratine pas mal NYSE Euronext. Il évoque une "importante détoriation" des relations entre une partie des émetteurs et le management de NYSE Euronext.

Notre journal a déjà évoqué à maintes reprises les mécontements des sociétés cotées sur le Marché Libre et Alternext quant au manque de liquidité et aux tarifs pratiqués par la Bourse de Bruxelles, partie intégrante de NYSE Euronext. Les frais de cotation et de transactions sur celles-ci ont augmenté depuis 2008 et poussé certaines à quitter le navire.

Les auteurs du rapport français suggèrent plusieurs pistes pour améliorer le financement des PME par la Bourse. Ils suggèrent notamment une solution avec NYSE Euronext, l'opérateur historique. Mais doutent de sa capacité à développer un véritable développment du marché des PME.

Cette thématique est délicate. La perte de parts de marché sur les transactions qu'a subie NYSE Euronext et les autres Bourse européennes depuis l'introduction de la directive MIFID, qui aboli la règle de concentration des transactions, les a poussées à se focaliser davantage sur leurs titres les plus liquides. Car ceux-ci sont convoités par les plateformes de transactions concurrentes.

Comme le rappellent plusieurs observateurs, les Bourses comme NYSE Euronext sont avant tout des sociétés commerciales. Qui privilégient ce qui leur rapportent le plus.  Le PDG de NYSE Euronext, Duncan Niederauer, l'a rappelé lors de la présentation des résultats de la société. Les pôles de croissance du groupe se trouvent dans les dérivés, la technologie et le post-marché. Les PME cotées ne sont pas rentables pour les Bourses actuelles. 

Des pistes comme la création d'une Bourse paneuropéenne pour les PME, ou une Bourse de PME animée par des teneurs de liquidité locaux (telle qu'évoquée par Bruno Colmant, ancien président de la Bourse de Bruxelles) ont déjà été évoquées. Mais elles restent lettres mortes.

Un modèle comme l'AIM, le marché londonien des PME, est évoqué par le rapport Giami-Rameix. Mais il faut préciser que l'AIM subit aussi une désertion des PME. Depuis 2007, les introductions en Bourse sur l'AIM ont chuté de 30%. Et ce n'est pas qu'une question de cycle économique.

 

 

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