Mauvaise semaine pour les Bourses
Les nouvelles du côté des entreprises de marché cette semaine s'accumulent dans le mauvais sens.
Lundi, le Nymex, plus gros marché de l'énergie (et propriété du Chicago Mercantile Exchange) a vu ses échanges interrompus sur le brut vers 14h heure locale. Le système informatique a lâché, sous l'affluence d'un trop gros volume de transactions, comme l'indique Nanex après analyse.
Mardi, Nasdaq OMX, BATS et le Chicago Board of Options Exchange ont été la cible d'une cyber-attaque. Leur système de transactions n'a pas été touché. Seul leur site internet a été bloqué par les pirates. Dans le cas du Nasdaq, c'est la deuxième attaque de ce genre, après celle annoncée avec fracas l'an dernier.
Mercredi, PAVE, une plateforme alternative espagnole, a annoncé son arrêt définitif en raison de "conditions de marché défavorables". Elle avait été lancée en août 2010. Il faut préciser que le marché espagnol, où est également présent Chi-X Europe et consorts, reste toujours dans les mains de son marché réglementé principal: Bolsas y Mercados Espanoles.
Détenue par toutes les banques espagnoles, BME peut compter sur la loyauté (...) de ses actionnaires, face aux plateformes alternatives détenues par les banques anglo-saxonnes et les traders à haute fréquence comme Getco et Citadel.
Seul NYSE Euronext inverse la tendance, avec l'annonce ce jeudi d'une prise de participation dans Fixnetix, un vendeur de technologie de pointe basé à Londres. La taille et le montant de la transaction n'ont pas été dévoilés.
Cette acquisition s'inscrit dans la volonté du groupe de tirer davantage de revenus de ses activités technologiques, comme l'avait annoncé son PDG, Duncan Niederauer lors de la présentation des résultats trimestriels.
Fixnetix permettra "de combler un trou dans le portefeuille technologique" de NYSE Euronext, a indiqué Stanley Young, le directeur de NYSE Technologies. La société est spécialisée dans les solutions de faible latence, un domaine que se disputent les Bourses.
NYSE Euronext repart donc de l'avant, après l'échec cuisant de sa fusion avec Deutsche Börse.

Réactions