Posté le 19 juin 2012 par Jennifer Nille

Des entrées en Bourse gelées

03231649Depuis l'introduction en Bourse fort chahutée de Facebook, pas moins de 14 sociétés ont préféré abandonner un tel projet. Aux Etats-Unis, les marchés ne comptent plus aucune offre publique initiale depuis le 18 mai (date de celle du site de réseau social). Il faut dire que le contexte de marché volatil explique aussi la réticence des candidats à une entrée en Bourse.

Mais Facebook, aujourd'hui à 31 dollars (contre un prix d'introduction à 38 dollars), a sans doute refroidi beaucoup d'investisseurs. Aux Etats-Unis, certains se sont regroupés pour porter plainte contre la firme de Menlo Park mais aussi contre Morgan Stanley, la banque derrière l'entrée en Bourse de Facebook.

Plus généralement, depuis 2007, le secteur financier et celui des services financiers ne cessent d'envoyer des signaux décourageants pour les investisseurs. Outre les multiples faillites bancaires, on a aussi assisté à des pertes colossales de banques dûes à des erreurs de trading (ou des imprudences), à l'image de Jérôme Kerviel (Société Générale), Kweku Adoboli (UBS) et plus récemment Bruno Iksil (JPMorgan). A cela, il faut ajouter des problèmes de structure de marché comme le flash crash du 6 mai 2010 et les pannes à répetition des Bourses.

Les sociétés américaines font surtout appel au marché des capitaux pour se financer, alors qu'en Europe, les entreprises se tournent vers les banques. Or, les deux systèmes de financement se grippent.

Dans le cas des Etats-Unis, les problèmes ont commencé avec l'introduction de Reg NMS, la loi qui instaure la concurrence sur les marchés d'actions. Depuis, ceux-ci ont connu une fragmentation poussée à l'extrême, qui a elle même contribué à la dominance du trading à haute fréquence. Plus de 70 % des transactions en actions outre-Atlantique proviennent des algorithmes de la finance.

En Europe, les problèmes ont surgi après la crise financière de 2007, et ont été amplifié avec la crise de la dette souveraine.

Réactions

Dernières réactions sur nos blogs