Le Canada, souvent cité en exemple
Le Canada, un modèle? Xavier Rolet, le patron du London Stock Exchange Group, a cité son exemple lors d'un speech donné au Center For European Policy Studies à Bruxelles mardi dernier. Il expliquait plus particulièrement le mécanisme de Trade at rule, qui entrera en vigueur le 10 octobre 2012 sur les Bourses canadiennes.
"Cette mesure consiste à autoriser les transactions sur les dark pools uniquement si celles-ci offrent un avantage de prix par rapport aux marchés transparents" indique Rolet, approuvant au passage celle-ci.
Les dark pools, ces plateformes de transactions où sont exécutés les ordres de manière anonyme, font aujourd'hui débat. Les patrons de NYSE Euronext et de Nasdaq OMX ont appelé les législateurs américains à changer les règles pour éviter la prolifération de celles-ci. Ils les accusent d'aspirer les volumes de transactions hors des marchés réglementés.
"La fragmentation actuelle des marchés est mauvaise pour la formation des prix" constate Rolet.
Et donc, le Canada a pris les devants en votant sa "trade at rule". Aux Etats-Unis, on en est encore loin. En Europe, cette mesure ne figure pas dans les recommandations pour la révision de la directive MiFID.
Du point de vue du secteur financier (j'insiste), le Canada est considéré comme un modèle par beaucoup d'observateurs.
Récemment, j'ai assisté à une présentation à la Columbia University à New York où un des intervenants a souligné que le pays n'a jamais connu de crise bancaire. En fait, son secteur bancaire n'a pas connu de crise depuis une centaine d'années. Pourquoi? Parce que les banques canadiennes sont suffisamment grosses et diversifiées pour absorber les chocs, comme le souligne cette étude.
C'est d'ailleurs l'argument qu'utilisent les opposants à un retour du Glass-Steagall Act.
Toutefois, les banques canadiennes ont connu leur lot de scandales financiers, à l'image de Royal Bank of Canada récemment. Mais rien n'est venu les ébranler.

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