Londres, pointé du doigt dans le dossier JPMorgan
Lors de l'audition de Jamie Dimon devant la Chambre des Représentants, Carolyn Maloney a insisté sur le rôle de Londres dans la perte de trading de JPMorgan.
Bruno Iksil, le trader à l'origine de la perte de 2 milliards de dollars de la banque, officiait depuis l'artère londonienne de celle-ci.
Maloney a relevé qu'outre JPMorgan, AIG et UBS ont aussi connu des pertes avec leur division de Londres. La première place financière dans le monde s'est imposée comme telle avec une régulation moins sévère. Il faut rappeler qu'après l'éclatement de la bulle Internet, les Etats-Unis ont durci le ton envers le secteur financier en imposant les règles Sarbanes - Oxley, vues par ce dernier comme une véritable plaie.
Mais Dimon a répondu que ceci aurait très bien pu se passer ailleurs qu'à Londres. "Nous sommes présents dans une centaine de pays. Cela aurait pu arriver ailleurs" a-t-il répondu dans sa défense. "Notre centre de Londres s'occupe de servir notre clientèle européenne" a -t-il ajouté.
Néanmoins, la perte encourue par JPMorgan résulte du trading d'une partie de la trésorerie de la banque. Une faible partie d'ailleurs. Dimon l'a rappelé durant son audience: "Nous détenons 190 milliards de dollars en actions et plus de 30 milliards de dollars de réserves".
On l'a vu pendant l'audience, les responsables de la division d'Iksil se sont opposés sur la transaction litigieuse, qui devenait de plus en plus importante au fil des jours. Le contrôle interne semble avoir donc fonctionné. Mais la réaction n'a pas été adaptée.
Au niveau des régulateurs, là, c'est la cacophonie. La Reserve fédérale de New York, qui supervise le bilan de la banque, s'est déclarée non compétente. La Securities and Exchange Commission et la Commodity Futures Trading Commission ont annoncé le démarrage d'une enquête sur la transaction. Mais elles se déclarent aussi non compétentes en raison de la territorialité de celle-ci.
C'est là tout le défi de la globalisation de la finance.

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