Le capitalisme est-il mort le 18 décembre dernier? La question mérite d'être posée.
Elle est abordée par la chaîne américaine PBS sur son site internet dans le programme "Frontline".
Les auteurs du documentaire se demandent "pourquoi tout est allé si mal aussi vite", "qui est responsable?", "si les réponses de Washington et Wall Street ont été efficaces?.
Ces questions sont au coeur du programme Inside The Meltdown.
En guise d'introduction visuelle, nous vous proposons la bande de lancement du programme.
N'hésitez pas ensuite à cliquer sur le lien vous amenant sur Inside The
Meltdown pour découvrir plusieurs interviews d'éclairage, la ligne du temps de "la fin de Wall Street", ainsi que des analyses.
Sébastien Procureur
Les marchés payent le prix fort après des années de surconsommation et un train de vie en totale contradiction avec les préceptes de Calvin, selon Ad van Tiggelen, senior strategist chez Multi-Asset Group d'ING Investment Management.
Lorsqu'il s'agit de faire leur introspection, les Néerlandais évoquent souvent l'héritage du calvinisme, indique M. van Tiggelen.
Selon lui, bon nombre de traits de caractère des Néerlandais s'inscrivent, dans la droite ligne de cette doctrine élaborée par le théologien français John Calvin (1509-1564), à commencer par la modération. "Nous sommes supposés être des gens sobres et travailleurs incapables de jouir des bienfaits de la vie sans un sentiment de culpabilité. En réalité, nous avons profité de l'essor économique de ces dernières années comme tous les autres", pense-t-il.
Pour lui, nous entrons aujourd'hui dans une période de modération, au cours de laquelle les consommateurs et les banques vont s'atteler à réduire leurs dettes, provoquant la pire récession d'après-guerre.
A l'heure actuelle, il est très difficile de deviner ce que l'avenir nous réserve, déclare-t-il. Selon lui, il est très probable que les plans de relance commencent à faire leur effet d'ici un an.
Sébastien Procureur
Nous avons
interviewé le gourou suisse de l'investissement Marc Faber pour connaître son
point de vue sur la crise.
Il ne pense pas
que nous allons sortir rapidement de la crise. La situation peut se stabiliser, selon
lui, mais cela prendra des années avant d’arriver à un rétablissement durable de
l’économie.
Marc Faber en deux mots :
Marc Faber est un
gourou de l’investissement surtout connu comme spécialiste de l’Asie. Il
prévoit depuis des années que les Etats-Unis vont perdre leur leadership au
profit des pays asiatiques émergents. Il est connu pour ses prévisions dans la
presse et ses prises de position anti-conformistes. Il s’exprime tous les mois
dans une newsletter intitulée “The Gloom Boom & Doom Report”.
Sébastien Procureur
(Photo Flickr, apesphere, Licence Creative Commons)
Le professeur Joseph Stiglitz ne mâche pas ses mots à l’encontre des banques en difficultés en Grande-Bretagne. Le prix Nobel d’Economie, a indiqué au quotidien britannique The Daily Telegraph que la Grande-Bretagne devrait permettre aux banques en difficultés de tomber en faillite et mettre un nouveau système bancaire sur pieds sous le contrôle temporaire de l’Etat .
“Le citoyen britannique doit-il voir son niveau de vie baisser pour 20 ans pour rembourser les erreurs qui ont bénéficiées à une petite élite ?", se demande-t-il. Il pense que cela coûtera au final moins cher de laisser tomber les banques en faillite. "Cela pourrait causer de l’agitation, mais cela reviendra moins cher au final."
Sebastien Procureur
(Flickr photo Brujita, Licence Creative Commons)
Euronext Bruxelles l'a constaté récemment: l'année 2008 a été une année en demi-teinte pour le marché belge des introductions en Bourse. Treize sociétés ont levé un montant total de 39,6 millions d'euros, contre 2,4 milliards en 2007. Les capitaux récoltés au moyen des émissions d'actions sur Euronext Bruxelles ont atteint 6,407 milliards d'euros, presque trois fois moins que les montants observés l'année dernière.
On peut également remarquer un ralentissement des introductions en Bourse du côté du marché réglementé, avec deux IPO, contre 9 en 2007.
Plus inquiétant, le nombre de compagnies listées à Bruxelles au niveau du marché régulé diminue d'année en année, pour atteindre 131 en 2008. Ce chiffre était encore de 159 en 2001. Il faut cependant signaler qu'à partir de 2005, le nombre de société cotées sur le marché libre et sur Alternext n'a cessé de croître.
De manière générale, le marché des introductions en Bourse a souffert en 2008, de la volatilité des cours. Mais n'y a-t-il pas d'autres causes? Une étudiante qui nous a écrit se demande si cela est dû à une structure particulière de l'économie belge ou bien si la Belgique est tout simplement une place non attractive?
Et vous, qu'en pensez-vous?
Sébastien Procureur
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