«Comment y a-t-il moyen de sortir de la crise actuelle ?» Cette question est sur toutes les lèvres. Geert Noels, l'économiste en chef de Petercam depuis 15 ans, tente d’y répondre sur son blog. Celui qui quittera ses fonctions d’administrateur délégué de Petercam fin mai pour développer plusieurs nouvelles initiatives, cite pour ce faire, le think tank britannique « The young Foundation » dont l’essentiel du message se résume par l’affirmation suivante: les décideurs devraient plutôt injecter de l’argent dans des secteurs d’avenir au lieu de déployer des moyens dans des secteurs en difficultés d’une autre ère.
Les travailleurs du secteur automobile vont être ravis...
Sur le plan économique, les actions passent par :
- A court terme : le soutien de la demande, des garanties pour les crédits, la nationalisation des banques, des travaux d’infrastructure rapides,
- A long terme, la stimulation de l’économie verte, du secteur des soins de santé, de l’enseignement, du tourisme, …
Sur le plan sociétal les mesures à prendre sont :
- A court terme, l’aide à la recherche d’un emploi, l’aide mentale,…
- A long terme, la transformation des modèles de consommation et d’épargne, la croissance d’une économie sociale…
Geert Noels n’a par ailleurs pas mâché ses mots lors de son audition mardi par la Commission spéciale mixte chargée d’examiner la crise bancaire et financière.
«Les autorités de surveillance – dont la CBFA, la commission des banques et des assurances- n’ont pas été à la hauteur, elles n’ont pas vu venir la crise », indique-t-il mercredi dans Le Soir. M. Noels a souligné combien les grandes banques opèrent en toute liberté en matière de produits « toxiques ».
Sébastien Procureur
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