octobre 2009

Posté le 30 octobre 2009 par Roland Legrand 2 réactions | Réagir

Agfa-Gevaert ou le mirage de l'image

Bruxelles (L'Echo) - J'ai passé de longues minutes à fureter dans nos archives. Ma mission : retrouver une trace d'une bonne nouvelle annoncée par Agfa-Gevaert. Je suis remonté jusque début 2006. Puis j'ai baissé les bras. Trop déprimant.

Durant ces quatre dernières années, le parcours de ce groupe a été rythmé par les revers boursiers, les restructurations, les changements à la direction, … un vrai cauchemar pour les salariés de l'entreprise et ses actionnaires.

J'ai quand même mis la main sur un article datant du mois de juillet 2008 brisant la monotonie de cette énumération fataliste. Ce jour-là, le titre s'est envolé de 36% sur des rumeurs d'une offre de rachat  que lancerait le groupe électronique Philips à 9 euros pour un cours tournant autour de 4 euros. Espoir déçu. Pas plus d'OPA ce jour-là (ni depuis d'ailleurs) que de beurre en branche !

Sans parler du projet de la division du groupe en trois entités distinctes cotées en Bourse. Un autre mirage…. Un comble pour un spécialiste de l'imagerie !

Alors, on peut dire que ce vendredi on a vécu une sorte de petit miracle. Celui du cancre ou plutôt celui de l'élève à la remorque. Cette société qui a occupé pendant quelques années le tiercé de tête du Bel 20 (uniquement en raison du classement alphabétique…allez pas imaginer des choses) a publié un bulletin trimestriel plus que passable. Bon même.

Oui, le chiffre d'affaire se contracte de 8%. Mais le résultat opérationnel passe d'une année à l'autre de 19 millions d'euros à 36 millions euros (+90%) ce qui permet à Agfa-Gevaert de renouer avec les bénéfices (4 millions d'euros).

La dette nette qui atteint encore 500 millions d'euros (soit environ la capitalisation boursière du groupe) a été réduite de 69 millions d'euros en l'espace de trois mois.

Cette performance a été saluée par les analystes qui l'expliquent par les effets bénéfiques des réductions de coûts effectuées à tous les niveaux. Sans oublier, la baisse des prix des matières premières.  KBC Securities reste à " l'achat " sur la valeur et la Banque Degroof à " accumuler ".

Alors fin du cauchemar pour Agfa-Gevaert ou simple éclaircie ? Laissez-nous votre avis.

Stéphane Wuille

Posté le 29 octobre 2009 par Roland Legrand 1 réactions | Réagir

KBC: à qui profite le trou d'air?

La leçon du jour: ce qui dégringole un jour peut s'envoler le lendemain. C'est bien entendu à l'action KBC que je fais allusion. A l'annonce du virage stratégique annoncé lundi par ING, l'action du groupe de l'avenue du Port a fait la culbute. La raison on la connaît : les actionnaires craignaient de voir l'ancienne Kredietbank se séparer de ses activités d'assurances comme ING a dû le faire sous la pression, semble-t-il, des autorités européennes.

Il aura fallu attendre trois séances de Bourse au cours desquelles la capitalisation boursière de KBC a fondu de 2,8 milliards (-22,8%) pour que le bancassureur se fende d'un communiqué de presse. Communiqué qui rappelle le credo de KBC dans la bancassurance et son intention de ne pas lever de nouveaux capitaux.  Le lendemain, le titre a pris l'ascenceur dans l'autre sens: +17%.

Pourquoi avoir attendu si longtemps pour mettre les pendules à l'heure ? C'est vrai que les entreprises cotées en Bourse communiquent rarement sur leurs déboires boursiers surtout s'ils sont inspirés par des rumeurs. Mais là, vu l'ampleur de la correction, trois jours ça peut paraître long aux yeux des  actionnaires fidèles qui ont déjà eu leur lot de déconvenues.. 

 A qui profite ces trois séances de trou d'air ? Aux intermédiaires financiers qui touchent des commissions sur les ordres passés, tout comme Euronext d'ailleurs, aux boursicoteurs/daytraders qui n'ont pas froid aux yeux et vise le bénéfice immédiat et sans doute à ceux qui détiennent des put sur l'action...

Mais ce n'est pas tout. Lors d'un live blog un internaute se demandait si KBC n'avait pas profité elle-même de cette déroute momentanée de son action pour procéder à des rachats de ses propres titres.  Pas bête et à vérifier lorsque KBC fera le point sur ses propres actions détenues en portefeuille. Les sociétés cotées sont en effet obligées de publier dans les 7 jours le nombre d'actions rachetées en Bourse.

Stéphane Wuille

Posté le 29 octobre 2009 par Roland Legrand 0 réactions | Réagir

En direct des marchés: topo hebdo

Posté le 28 octobre 2009 par Roland Legrand 0 réactions | Réagir

Zinc, acier ou matériaux: rien ne résiste!

Bruxelles (L'Echo) - Bon, on ne peut pas dire que les résultats d'entreprises publiés aujourd'hui provoquent l'enthousiasme. Le titre Umicore qui aurait dû  profiter de perspectives de résultats meilleures que prévues pour prendre de l'altitude a pris l'escalier de secours..

Pourtant des analystes comme ceux de KBC Securities ont relevé leur recommandation sur la valeur (accumuler) ainsi que leur objectif de cours (de 21 à 24 euros). Mais rien n'y a fait. Il faut dire que la morosité s'est à nouveau emparée des opérateurs.

A  Bruxelles, nous en sommes à la 7e séance consécutive de baisse. Et on risque de ne pas en rester là si Wall Street ne redresse pas un peu la barre en cours de séance.. Sommes-nous entrés dans la phase de correction en W que certains économistes prédisent depuis quelque temps, tout comme l'ancien président de la CBFA, Jean-Louis Duplat, lors d'un live chat organisé récemment par L'Echo ? L'avenir (immédiat) le dira.

Ce qui pèse sur la tendance aujourd'hui ce sont les chiffres jugés décevants publiés ce matin parSAP et par le n°1 mondial de l'acier ArcelorMittal. Ce dernier a fait état d'un résultat opérationnel inférieur au consensus des analystes. Quant au concepteur de logiciels, il a prévenu que ses ventes allait baisser plus qu'attendu cette année.

En Belgique, Nyrstar  a aussi publié son topo trimestriel mentionnant  une hausse de 6% de la production de zinc. Du coup KBC Securities a relevé son target price à 10,5 euros contre 9 euros avant. Mais l'action du roi du zinc a du plomb dans l'aile. Les investisseurs déjà peu gâtés par cet ancien membre du Bel 20 n'ont sans doute guère apprécié le petit paragraphe perdu au milieu du communiqué de presse évoquant une révision de la politique du dividende.

Du côté des financières, le tourbillon aspirant n'en finit plus de faire des dégâts, un phénomène apparu lundi suite à l'annonce par ING de la cession de ses activités d'assurances.
Mais même si des sources bien placées affirment qu'il n'est pas question d'un tel scénario chez KBC, le titre n'en demeure pas moins chahuté tout comme celui de Dexia.

Stéphane Wuille

Posté le 28 octobre 2009 par Roland Legrand 0 réactions | Réagir

Live chat avec Vincent Van Dessel

Posté le 28 octobre 2009 par Roland Legrand 0 réactions | Réagir

En direct des marchés: mercredi

Posté le 27 octobre 2009 par Roland Legrand 0 réactions | Réagir

L'action KBC

Posté le 27 octobre 2009 par Roland Legrand 2 réactions | Réagir

Mais que se passe-t-il en KBC?

Bruxelles (L'Echo) - C'est vraiment devenu l'action volatile par excellence de la Bourse de Bruxelles. Avoir du KBC en portefeuille vous garantit une dose d'adrénaline quotidienne et peut-être des cheveux blancs précoces.

Après l'annonce lundi par le groupe ING de sa volonté de se séparer de ses activités d'assurances et de lever quelques milliards d'euros pour rembourser les aides d'Etat, KBC et Dexia ont fait la culbute. Une culbute plus marquée encore ce mardi matin avec un trou d'air de 15% pour le bancassureur flamand.
 
Pourquoi une telle chute ? Parce que les investisseurs ont peur que la Commission européenne impose au groupe flamand des contraintes similaires à celles convenues avec son concurrent batave. Un scénario qu'un analyste de le Banque Degroof écarte : il ne voit pas KBC renoncer au concept de bancassurance, ni lever des capitaux pour rembourser les aides.

Est-ce cette note qui est à l'origine du rétablissement spectaculaire de l'action qui effaçait toutes ses pertes à mi-séance ? Pas impossible mais cela semble insuffisant pour expliquer ce rebond.

Pour l'heure les analystes financiers ne sont pas joignables. Dès que nous avons du neuf nous mettons ce blog à jour. 

Stéphane Wuille

Posté le 26 octobre 2009 par Roland Legrand 0 réactions | Réagir

Nos banques frappées d'anorexie

Bruxelles (L'Echo) - Le marché a très mal accueilli la cure d'amaigrissement annoncée par le groupe batave ING. Vers 17hrs, l'action chutait de plus de 16% à 9,73 euros. Les analystes interrogés par L'Echo  ne cachaient pas leur déception. KBC Securities a réduit immédiatement son objectif de cours de 11 à 8 euros tout en maintenant sa recommandation à " réduire ".

Réduire, c'est désormais  le mot d'ordre dans cet établissement dirigé pendant ses années fastes par le Belge Michel Tilmant. Réduire le personnel (-7.000 emplois annoncés en janvier ) et, aujourd'hui, réduire la taille du groupe en se séparant des activités dans l'assurance et celle dans l'investment management.

Le quotidien financier néerlandais,le Financieele Dagblad a calculé qu'à l'horizon 2013, les contours d'ING (entendez : son bilan) seraient réduits d'un tiers.

Cette décision, à laquelle s'ajoute une augmentation de capital destinée à rembourser les aides de l'Etat, a été prise en concertation avec les autorités européennes.

De quoi faire réfléchir KBC et Dexia. Le groupe flamand de bancassurance a soumis son plan stratégique à la Commission et attend une décision d'ici la fin de l'année. Il se pourrait que KBC cède des actifs en Tchéquie, Slovaquie, Pologne et en Hongrie, soit sur le second marché domestique qu'André Bergen et Remi Vermeiren, avant lui, se sont échinés à bâtir au fil des ans. On a aussi parlé d'Absolut Bank en Russie et de Centea chez nous, voire d'actifs de KBL mais rien n'a été confirmé ou infirmé officiellement.
 
La semaine dernière, Ivan Lathouders de la Banque Degroof évaluait à 1,3 milliard d'euros d'actifs à céder pour maintenir la ratio de solvabilité à 7,5%.

Dexia aussi attend le nihil obstat de la commissaire Neelie Kroes. Le groupe présidé par Jean-Luc Dehaene a indiqué, début octobre, qu'il entrait en négociation avec la Société générale pour la cession de ses 20% dans le Crédit du Nord. On évoque aussi régulièrement la vente de sa filiale d'assurance-vie Dexia Epargne Pension qui pourrait rapporter entre 100 et 120 millions d'euros.

Le groupe belgo-français taille aussi dans ses effectifs : un deuxième tour de vis (600 emplois) a été annoncé fin septembre après celui de janvier (900 emplois). Pour Dexia, il s'agit de marcher sur des œufs après avoir reçu un carton jaune de la commission pour remboursement anticipé d'obligations.

Et pendant que les patrons de ces établissements financiers s'arrachent les cheveux pour 'assurer la croissance de leur groupe tout en en réduisant la surface, d'autres  tenteraient déjà de nouer de nouvelles alliances. C'est du moins ce que Le Monde affirme sur son site internet   évoquant un rapprochement entre le Crédit agricole, la Société générale et Groupama … un assureur !

Stéphane Wuille

Posté le 26 octobre 2009 par Roland Legrand 0 réactions | Réagir

La fin du modèle de bancassurance?

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