KBC: à qui profite le trou d'air?
La leçon du jour: ce qui dégringole un jour peut s'envoler le lendemain. C'est bien entendu à l'action KBC que je fais allusion. A l'annonce du virage stratégique annoncé lundi par ING, l'action du groupe de l'avenue du Port a fait la culbute. La raison on la connaît : les actionnaires craignaient de voir l'ancienne Kredietbank se séparer de ses activités d'assurances comme ING a dû le faire sous la pression, semble-t-il, des autorités européennes.
Il aura fallu attendre trois séances de Bourse au cours desquelles la capitalisation boursière de KBC a fondu de 2,8 milliards (-22,8%) pour que le bancassureur se fende d'un communiqué de presse. Communiqué qui rappelle le credo de KBC dans la bancassurance et son intention de ne pas lever de nouveaux capitaux. Le lendemain, le titre a pris l'ascenceur dans l'autre sens: +17%.
Pourquoi avoir attendu si longtemps pour mettre les pendules à l'heure ? C'est vrai que les entreprises cotées en Bourse communiquent rarement sur leurs déboires boursiers surtout s'ils sont inspirés par des rumeurs. Mais là, vu l'ampleur de la correction, trois jours ça peut paraître long aux yeux des actionnaires fidèles qui ont déjà eu leur lot de déconvenues..
A qui profite ces trois séances de trou d'air ? Aux intermédiaires financiers qui touchent des commissions sur les ordres passés, tout comme Euronext d'ailleurs, aux boursicoteurs/daytraders qui n'ont pas froid aux yeux et vise le bénéfice immédiat et sans doute à ceux qui détiennent des put sur l'action...
Mais ce n'est pas tout. Lors d'un live blog un internaute se demandait si KBC n'avait pas profité elle-même de cette déroute momentanée de son action pour procéder à des rachats de ses propres titres. Pas bête et à vérifier lorsque KBC fera le point sur ses propres actions détenues en portefeuille. Les sociétés cotées sont en effet obligées de publier dans les 7 jours le nombre d'actions rachetées en Bourse.
Stéphane Wuille

On compte sur vous pour nous livrer cette info! merci
Réaction de emr | 29 octobre 2009 à 6:27