Posté le 12 octobre 2009 par Roland Legrand

Live chat avec Jean-Louis Duplat

Live chat avec Jean-Louis Duplat, l'ancien président de la CBFA

Réactions

Bonjour Monsieur Duplat,

Je suis de ceux qui pensent que la crise actuelle est une crise politique - celle du nivellement par le bas - plutôt qu'une crise du capitalisme, trop souvent décriée.
Cette crise émane donc du monde politique plutôt que financier, avec notamment des mesures encourageant la prise de dette par des ménages n'en ayant pas forcément les moyens (prêts à taux zéro, etc), l'initiation au crédit afin de financer une croissance qui, reposant sur l'endettement infini, a fini par sombrer.
L'on a d'ailleurs vu aux USA que des institutions parastatales comme Fannie Mae et Freddie Mac, où étaient logés tous ces crédits à risque, ont été les premières touchées et ont propagé aux autres leur "grippe financière".
Que vous inspire aujourd'hui la CBFA, une sorte de super-administration politisée - qui a notamment dans ses statuts l'impossibilité d'être traduite en justice ! - que vous aviez réussi à développer (CBF puis CBFA) et qui aujourd'hui redevient une espèce de "Test-Achats" qui est sensé protéger le consommateur ? Est-elle destinée à survivre après cette crise trahissant justement ce manque d'appui au petit épargnant ?

Merci et bonne journée

Bonjour Monsieur Duplat,

Que pensez-vous des IFRS ? Durant la crise, elles ont surtout montré que, plutôt que d'agir en porte pare-feu, elles ont contribué à propager l'incendie.
Les normes 32 et 39 doivent-elles être revues ? Si oui, pourquoi ne veille-t-on pas à protéger l'actionnaire en obligeant les sociétés qui les adoptent à publier une situation "avant IFRS modifiées" et "après IFRS modifiées".
On l'a vu lors des trimestrielles bancaires, ces modifications ont entraîné une révison considérable des résultats à la hausse, entraînant une euphorie bousière, sans qu'aucune autorité n'exige une transparence en matière d'IFRS pour l'épargnant lambda.
Cordialement

Monsieur Duplat,

A la suite de la déclaration gouvernementale, la BNB exercera le contrôle effectif des banques établies en Belgique au plus tard en 2012. Cela me semble totalement incompatible(légalement, juridiquement, politiquement,etc..) avec son statut de société anonyme et ses 50% de petits actionnaires privés déjà très spoliés. La seule solution, selon moi, est une nationalisation totale de la BNB mais à une valeur égale à la valeur comptable du titre BNB, qui représente un multiple du faible cours de bourse actuel, volontairement maintenu très bas par des manipulations occultes.

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