Zinc, acier ou matériaux: rien ne résiste!
Bruxelles (L'Echo) - Bon, on ne peut pas dire que les résultats d'entreprises publiés aujourd'hui provoquent l'enthousiasme. Le titre Umicore qui aurait dû profiter de perspectives de résultats meilleures que prévues pour prendre de l'altitude a pris l'escalier de secours..
Pourtant des analystes comme ceux de KBC Securities ont relevé leur recommandation sur la valeur (accumuler) ainsi que leur objectif de cours (de 21 à 24 euros). Mais rien n'y a fait. Il faut dire que la morosité s'est à nouveau emparée des opérateurs.
A Bruxelles, nous en sommes à la 7e séance consécutive de baisse. Et on risque de ne pas en rester là si Wall Street ne redresse pas un peu la barre en cours de séance.. Sommes-nous entrés dans la phase de correction en W que certains économistes prédisent depuis quelque temps, tout comme l'ancien président de la CBFA, Jean-Louis Duplat, lors d'un live chat organisé récemment par L'Echo ? L'avenir (immédiat) le dira.
Ce qui pèse sur la tendance aujourd'hui ce sont les chiffres jugés décevants publiés ce matin parSAP et par le n°1 mondial de l'acier ArcelorMittal. Ce dernier a fait état d'un résultat opérationnel inférieur au consensus des analystes. Quant au concepteur de logiciels, il a prévenu que ses ventes allait baisser plus qu'attendu cette année.
En Belgique, Nyrstar a aussi publié son topo trimestriel mentionnant une hausse de 6% de la production de zinc. Du coup KBC Securities a relevé son target price à 10,5 euros contre 9 euros avant. Mais l'action du roi du zinc a du plomb dans l'aile. Les investisseurs déjà peu gâtés par cet ancien membre du Bel 20 n'ont sans doute guère apprécié le petit paragraphe perdu au milieu du communiqué de presse évoquant une révision de la politique du dividende.
Du côté des financières, le tourbillon aspirant n'en finit plus de faire des dégâts, un phénomène apparu lundi suite à l'annonce par ING de la cession de ses activités d'assurances.
Mais même si des sources bien placées affirment qu'il n'est pas question d'un tel scénario chez KBC, le titre n'en demeure pas moins chahuté tout comme celui de Dexia.
Stéphane Wuille

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