novembre 2009

Posté le 30 novembre 2009 par Roland Legrand 10 réactions | Réagir

Les 7,5 milliards d'ING

Bruxelles (L'Echo) - J'ai pu voir sur nos forums et sur le chat que j'anime tous les midis que beaucoup d'entre vous se posent des questions sur l'augmentation de capital  d'ING.

Cette opération qui porte sur 7,5 milliards d'euros a débuté ce lundi et s'achèvera le 15 décembre. Elle fait partie du plan de restructuration approuvé par les autorités européennes. Ce plan prévoit aussi la cession des activités d'assurance et celles d'ING direct aux Etats-Unis d'ici fin 2013

Voilà à quoi ressemblera le nouvel ING, tel que décrit dans le prospectus:

Une fois le Plan de Restructuration achevé, ING Banque sera une banque commerciale et de détail européenne de taille moyenne, ancrée au Benelux, avec de solides franchises ING Direct et ING Central Europe, et poursuivra des perspectives attractives de croissance en-dehors de l’Europe.

En quoi consiste cette augmentation de capital ?

ING va émettre 1.768.412.544 actions nouvelles au prix unitaire de 4,24 euros
. Ce prix présente une décote de 52% par rapport au cours de clôture de jeudi dernier et une décote de 37,3% si on prend en compte le prix moyen pondéré entre les nouvelles et les anciennes actions.

A titre de comparaison, cette dernière s'élevait à 38,6% pour Lloyds Banking et approchait les 30% chez SocGen et BNP Paribas.

Ingbis
 


Il s'agit d'une augmentation de capital avec droit de préférence ce qui signifie que les actionnaires actuels sont privilégiés. Ils pourront souscrire à six actions nouvelles pour sept actions détenues via les droits de souscription attachés aux titres. Il s'agit en l'occurrence du coupon n°24. 

Ceux qui ne souhaitent pas participer à cette levée de fonds peuvent vendre ce coupon en Bourse. Il vaut aux alentours de 1,71 euro.

Une petite précision technique pour les actionnaires belges d'ING

Les actions traitées sur Euronext Bruxelles sont en fait des certificats internationaux appelés IDR (International Depositary Receipts) qui ont les mêmes droits et avantages que les certificats d'actions ING qu'ils représentent.

On parle pour ING de certificats d'actions (BDR) car les vraies actions ING sont logées dans une fondation afin, entre autres choses,  de mettre le groupe à l'abri de prédateurs.

Sur le site d'ING Belgique vous trouverez un document (en français) qui répond à toutes vos questions sur les IDR.

Voici aussi le calendrier détaillé de l'opération

Calendrier
Source: ING


Que va faire ING de tout cet argent ?

Tout simplement rembourser l'Etat néerlandais. En octobre 2008, ce dernier a injecté 10 milliards d'euros dans le capital du groupe sous la forme d'un milliard de titres " Core Tier-One Securities ". Ces titres émis à 10 euros l'unité sont rachetables à tout moment au prix de 15 euros, plus des intérêts. Une belle affaire pour les pouvoirs publics…

Il a toutefois été convenu, entre les parties, que 5 milliards d'euros pourraient être remboursés avant fin janvier 2010 au prix d'émission (soit 10 euros)  majoré d'une prime et des intérêts. C'est ce qu' ING compte faire via cette augmentation de capital. On parle ici d'un montant compris entre 5,6 milliards et 5,96 milliards précise le prospectus.

Le cash récolté servira aussi à compenser une charge de 1,3 milliard d'euros destinée ici aussi à l'Etat batave, une charge liée au transfert du portefeuille relatif aux emprunts hypothécaires aux USA.

Faut-il participer à cette augmentation de capital ?

Pour nos collègues de L'Investisseur celui qui possède des ING en portefeuille en quantité non excessive, peut souscrire. Les autres vendront leurs droits en Bourse.

Une large majorité des analystes sont d'ailleurs positifs sur la valeur : 13 la recommandent à l'achat, 14 sont à " conserver " et 8 conseillent de vendre.

Question subsidiaire : qui est déjà le grand gagnant de cette opération ?

Le syndicat bancaire qui est chargé du placement des titres, bien sûr!
 
Il comprend de nombreux établissements dont les trois principaux sont Goldman Sachs, JP Morgan et ING. Ensemble, ils se partageront 225 millions d'euros de frais de placement.

Su vous avez des questions relatives à cette augmentation de capital, n'hésitez pas à les poster dans les commentaires. J'essayerai d'y répondre rapidement.

Stéphane Wuille

Posté le 30 novembre 2009 par Roland Legrand 0 réactions | Réagir

Marchés: ce qui se dit sur les blogs (30/11)

Voici une sélection de blogs économiques et financiers:

>" Le moindre événement rappelant les traumatismes d'un passé encore proche, est susceptible de déclencher des réactions hautement épidermiques " constate La Tribune à propos des craintes d'une faillite de l'émirat de Dubaï. Vendredi à la mi-séance l'indice VIX qui mesure la volatilité de Wall Street s'est envolé de près de 25%.

>Georges Ugeux revient aussi sur la déconfiture de Dubaï dont l'extraordinaire croissance lui a toujours paru construite sur du sable. L'aide d'Abu Dhabi ? " Ils n'ont pas le choix, écrit Ugeux. Sheikh Mohammed a purement et simplement " piégé " son " cousin " en faisant émettre $ 5 milliards d'obligations par des banques d'Abu Dhabi. " Et de comparer les comportements des Emirs à ceux des traders…


>Alphaville signale de son côté que le la société de promotion immobilière de Dubaï, Nakheel Development a demandé la suspension de la cotation de ses trois obligations islamiques (sukuks) et propose une multitude de  liens à propos de ce dossier.


>Les Echos ont mis en ligne un portrait de Dubaï qui a été publié en février 2009 et qui soulignait déjà la démesure des projets immobiliers. " Dubaï nourrit des projets d'infrastructures et d'immobilier pharaoniques, pour une facture globale estimée à 360 milliards de dollars. Presque la moitié du plan de relance de Barack Obama".


>Toujours sur Les Echos, Philippe Escande parle de cercle vicieux à propos de la monnaie chinoise, le Yuan, que les occidentaux veulent voir réévalué mais que les autorités chinoises sont prêtes à dévaluer pour " faire tourner la machine ". " Nous sommes dans un cercle vicieux où le cavalier est en train de tuer le cheval qui le fait avancer. "


>Quand peut-on dire exactement qu'une banque n'est plus solvable? Tentative de réponse sur le blog Deux Ex Macchiato

 

Une sélection réalisée par Stéphane Wuille



 

Posté le 30 novembre 2009 par Roland Legrand 0 réactions | Réagir

Lu dans L'Echo du 28 au 30 novembre

Voici une sélection d'articles et d'analyses publiés dans L'Echo du 28 au 30 novembre 2009

>Recticel tourne la page Vansteenkiste
Le CEO qui a sauvé et relancé Recticel cède sa place à Olivier Chapelle.

>Le cheikh " Mo "
La star des princes arabes est dans l'œil du cyclone. Lui qui a fait de Dubaï le hub immobilier, financier et touristique que l'on sait subit la crise de l'émirat de plein fouet.

>Dubaï inquiète les marchés, Abu Dhabbi les rassure
L'extravagance du petit émirat aurait pu causer sa perte. Il peut heureusement compter sur la manne pétrolière d'Abu Dhabi. Analyse.

>Dubaï fait ressurgir le spectre des faillites d'Etats surendettés
Si les pays d'Europe de l'Est ont du mouron à se faire, dans la zone euro c'est la Grèce qui est la plus mal embarquée. Analyse.

>Thanksgiving troublé pour Mr Bernanke
Faut-il en finir avec la Federal Reserve ? Certains politiciens militent en ce sens. Attention danger!

>L'heure des procès…
Ils sont accusés d'avoir trompé leurs clients sur les produits Lehman. Le procès pénal de Citibank Belgium commence le 1er décembre. L'ex-Fortis Insurance voit sa première citation en justice. Dossier.

>Dix ans de transformation pour Euroclear
Le CEO d'Euroclear, Pierre Francotte, revient, à l'occasion de son prochain départ, sur l'évolution du paysage boursier. Une évolution positive selon lui pour un groupe comme Euroclear. Interview.

>Baltic dry index, un indice à suivre
Le Baltic dry index, calculé chaque jour par le Baltic Exchange de Londres, n'est en rien confiné à la région de la mer baltique, ni à l'économie des pays baltes.

Posté le 30 novembre 2009 par Roland Legrand 0 réactions | Réagir

En direct des marchés 30/11

Posté le 26 novembre 2009 par Roland Legrand 4 réactions | Réagir

Les "dirty big secrets" de la Banque d'Angleterre

Bruxelles (L'Echo) - On en parle peu dans la presse de ce côté-ci de la Manche mais cela provoque l'émoi en Grande-Bretagne, et cela jusqu'à la Chambre des communes.

Mardi, le gouverneur de la Banque d'Angleterre a révélé l'impensable : peu après la chute de Lehman Brothers, la banque centrale a accordé, dans le plus grand secret, 62 milliards de livres de prêts à la Royal Bank of Scotland (RBS) et à Halifax-Bank of Scotland (HBOS). Les deux poids lourds de la City ne parvenaient plus à trouver des fonds pour financer leurs activités et risquaient tout bonnement la faillite. Une déconfiture qui aurait eu des conséquences incalculables…

Cliquez ici pour voir un reportage de Channel 4 sur la révélation de ces aides secrètes.

Rétrospectivement,  on se dit que si la Banque Nationale de Belgique avait agit de la même façon au même moment -en prêtant à Fortis quelques milliards d'euros en tout discrétion- notre ex-fleuron financier, ne s'appellerait peut-être pas BNP Paribas Fortis. On peut rappeler ici que RBS, qui a reçu une perfusion de 36,6 milliards de livres était un des deux alliés de Fortis dans le rachat d'ABN Amro.


Evidemment ce n'est pas aussi simple. La Grande-Bretagne bénéficiait d'une sorte d'avantage compétitif chèrement acquis. Elle s'était déjà trouvée confrontée en 2007 à une banque en déroute, Northern Rock qu'elle a été obligée de nationaliser.

L'annonce du soutien des autorités britanniques avait précipité la chute de l'établissement en créant un mouvement de panique de la clientèle. Forts de  cette leçon, les responsables britanniques ont modifié la réglementation afin de pouvoir intervenir à l'abri des regards.

Un instrument, ô combien efficace, que le tandem Leterme-Reynders n'avait pas à sa disposition en septembre 2008. Un avant-projet de loi a été approuvé en novembre dernier. Il prévoit des mesures de redressement applicables aux établissements financiers mais le communiqué qui résume le texte n'évoque pas la possibilité d'un soutien secret de la BNB…

Le sauvetage discret de ces deux établissements de crédit provoque aujourd'hui la colère des actionnaires d'une autre banque. Alistair Darling, le ministre des Finances a en effet fortement encouragé le rachat de HBOS par Lloyds Banking Group sans que les actionnaires de ce dernier aient été informés des prêts secrets de la Banque d'Angleterre. 

Le sentiment de l'opposition? "Le chancelier savait qu'il vendait à Lloyds un fruit pourri, mais il l'a fait tout de même pour sauver sa peau car il voulait que HBOS soit reprise, pour ne pas avoir à la nationaliser complètement ".

Reste une question qui me tarabuste et que je soumets à votre sagacité
. La Grande-Bretagne fait toujours partie de l'Union européenne à ce que je sache, non?  Pourquoi alors les escadrons chargés de veiller au respect des règles de la concurrence au sein de l'Union n'ont-ils pas encore pris le premier 'Eurostar?

A moins que, là aussi, tout se passe dans le plus grand secret!

Stéphane Wuille

Posté le 26 novembre 2009 par Roland Legrand 3 réactions | Réagir

Live chat avec Mischaël Modrikamen

Posté le 26 novembre 2009 par Roland Legrand 0 réactions | Réagir

Les CEO les plus scandaleux de l'année

Bruxelles (L'Echo) - Le fin de l'année approche. C'est petit-à-petit l'heure des classements. Forbes vient de dresser le Top 10 des CEO les plus scandaleux de l'année 2009. Ceux qui ont affiché une cupidité, une arrogance et une insolence sans bornes.   Cliquez ici pour découvrir celui qui occupe la première place de ce peu glorieux podium.

Posté le 26 novembre 2009 par Roland Legrand 0 réactions | Réagir

BHL vole au secours du patron de Rentabiliweb

Bruxelles (L'Echo) - J'ai consacré, il y a quelques semaines, un blog à l'initiative avortée d'une filiale de Rentabiliweb qui comptait distribuer des billets en plein Paris. Avec les émeutes que l'on sait.

Le philosophe français, Bernard-Henri Levy, prend aujourd'hui la défense de son ami Jean-Baptiste Descroix-Vernier (JBDV), le patron de cette société active dans Internet et les moyens de rentabiliser les sites. 

Le mari d'Arielle Dombasle parle de JBDV comme d'un homme dont "le credo est celui d'un Internet doué d'une conscience morale, et dont l'objectif serait de servir des causes justes" peut-on lire sur le sire Rue89  qui a lu le texte que BHL a posté sur le site The Huffington Post.

Un beau renvoi d'ascenseur de l'écrivain à celui qui a relifté son site internet.

S.W.

Posté le 26 novembre 2009 par Roland Legrand 0 réactions | Réagir

Marchés: ce qui se dit sur les blogs (26/11)

Voici une sélection de blogs économiques et financiers

>Cliquez ici pour voir probablement le plus gros chèque jamais fait dans l'histoire : 9 milliards de dollars. Il s'agit de l'investissement réalisé à  l'automne 2008 par Mitsubishi UFJ dans Morgan Stanley pour lui éviter la faillite.  Ces 9 milliards en valent aujourd'hui 25…

>Sur le site du Journal des Finances, Roland Laskine, souligne le manque d'enthousiasme du Dow Jones mercredi après la publication de  bonnes statistiques sur la première économie mondiale. "Le point positif de ce manque d'enthousiasme des marchés, c'est qu'en Europe et aux Etats-Unis nous nous tenons à l'écart de tout excès de surévaluation des actions. Dans ces conditions, si nous assistons à une consolidation, elle a peu de chance d'être très violente."

>La saga Porsche/Volskwagen résumée en quatre paragraphes par un éditorialiste des Echos. Une version moderne de la fable de la grenouille et du bœuf  "qui nous rappelle que la modestie peut aussi être une valeur en affaire. Surtout par les temps qui courent ". Porsche peut en parler avec sa dette de 10 milliards d'euros…

>La Tribune constate que les émissions obligataires d'entreprises depuis le début de l'année en Europe ont atteint le record absolu de 280 milliards d'euros. " Le rôle du banquier a chagé, écrit Fabio Marquetty. De bailleur de fonds, il est devenu consultant en recherche de solutions de financement. "

>Les introductions en Bourse ne se limitent plus à des sociétés actives dans des secteurs sûrs, constate le Wall Street Journal sur son blog Private Equity Beat. Et de donner l'exemple de la société néerlandaise Sensata Technologies qui compte lever 500 millions de dollars. Active dans le secteur de l'automobile, Sensata est actuellement dans le rouge mais estime que, pour elle, le plus dur est passé.

>Sacré dollar! Pour tout savoir en long et en large sur l'origine du mot dollar et sur le sigle $,cliquez ici.  Saviez-vous que l'on trouve même le mot dollar dans deux pièces de Shakespeare, longtemps donc avant la création des Etats-Unis ? Moi pas…

Une sélection réalisée par Stéphane Wuille

Posté le 26 novembre 2009 par Roland Legrand 0 réactions | Réagir

Lu dans L'Echo du 26 novembre

Voici une sélection d'articles et d'analyses publiés dans L'Echo du 26 novembre 2009

>Mobistar s'attaque à la classe affaires de Belgacom
Grâce à l'achat de Versatel, l'opérateur va consolider ses offres internet et téléphone fixe. L'ambition : grandir au plus vite.

>Coup de frein sur l'audit, qui se fait plus discret
Le " croissance à deux chiffres " n'est plus qu'un lointain souvenir dans le secteur. Mais avec un salaire de 20.000 euros par mois (chiffres Mazars), le réviseur garde le sourire.

>La spéculation sous toutes ses formes
Contribution de Christian Meeùs, professeur de Faits et institutions économiques CBCeccf (Bruxelles).

>Des résultats américains en trompe l'œil
L'essentiel de la croissance bénéficiaire US au 3e trimestre est imputable au secteur financier. Analyse.

>" Les marchés devraient rester bien orientés "
Michels (Citigroup) table encore sur une hausse de 20 à 25% des actions européennes. Prévisions.

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