Le patron de Fortis donne sa langue au "chat"
Bruxelles (L'Echo) - Grâce à l'opiniâtreté de ma collègue Anne-Sophie Bailly qui a fait le siège du service "com"de Fortis Holding pendant plusieurs semaines, nous avons eu la chance d'accueillir, dans nos locaux, Bart De Smet, le CEO du groupe d'assurances, pour un live chat.
Pendant une heure, il a répondu aux questions des échonautes. Des questions très nombreuses (une centaine) et (of course) de qualité. Quelque 930 internautes ont suivi en direct la session de chat.
Si vous souhaitez relire les interventions de Bart Smet, il vous suffit de cliquer ici . Nous avons également réalisé une petite interview TV à partir des sujets abordés. Elle se trouve à la fin de ce texte.
Voici une synthèse des réponses du CEO de Fortis classées par thèmes.
>L'évolution du cours de Bourse de Fortis.
Le management de Fortis fera tout pour créer de la valeur pour le futur. On ne s'exprime pas sur l'objectif de cours pour l'action mais nous avons pris l'engagement de payer un dividende qui sera compris entre 40 et 50% des bénéfices des activités d'assurance en 2010 sur les comptes de 2009.
>La position en cash de Fortis et ce que le groupe compte en faire.
Elle s'élève à 2,9 milliards d'euros. Nous voulons rester prudents car il y aura des obligations dans les années à venir. Fortis veut éviter à tout prix les problèmes de liquidités. Après analyse, nous avons déterminé un montant de 1,3 milliard d'euros que nous pouvons investir dans les activités d'assurance. Une partie de cette somme sera réservée pour faire face aux imprévus. Nous ne comptons pas lancer de rachat d'actions propres dans le court terme.
>Des acquisitions mais pas n'importe comment.
Il y a des opportunités dans toutes les zones du monde. Ce n'est pas parce que nous disposons de 1,3 milliard d'euros que nous allons acheter pour acheter. Il faut que des critères soient remplis comme la taille critique, la contribution suffisante et le rendement de plus de 11%.
>Fidéa
Etant donné notre part de marché importante en Belgique, et la volonté affichée par les autorités européennes que Centea et Fidéa ne soient pas vendus à de grands acteurs, ce dossier nous paraît assez difficile à réaliser pour Fortis.
>La diversification en Asie.
Nous avons décidé, il y a quelques années, d'opter pour une présence en Asie, tenant compte des taux de croissance que cette région a devant elle. Le taux de croissance pour les années à venir dépasse tous les 20% pour les 5 pays où nous sommes présents. Un bon équilibre entre une présence forte dans des pays matures et des pays de croissance donne une meilleure garantie pour développer notre groupe d'assurance dans le futur.
>La structure du groupe en holding et la décote qui en découle sur le cours de Bourse.
La structure du management a été adaptée fin août afin d'exprimer notre volonté de fonctionner comme un groupe d'assurance et pas comme un holding financier. Les responsables des compagnies d'assurances des quatre segments (Belgique, UK, Europe continentale et Asie) participent dans la gestion quotidienne du groupe. Cette structure, le focus sur les activités d'assurance accompagné par le changement de nom renforceront l'image de Fortis comme groupe d'assurance ce qui normalement devrait faire disparaitre la décote.
>L'option call détenue par Fortis sur le bloc de 121 millions de titres BNP Paribas.
Au 30 septembre 2009, la valeur estimée de ces options avant impôts était de 856 millions d'euros alors que l'action BNP Paribas s'échangeait à 54,6 euros. La méthodologie de calcul a été communiquée de façon transparente lors des résultats semestriels.
Les options ne seront exerçables qu'a partir d'octobre 2010 et pendant une période de six ans. Avec la possibilité, chaque mois, d'en exercer la totalité ou une partie. Comme pour tous les autres instruments financiers sur le bilan de Fortis, ou en dehors de ce bilan, nous entretenons des contacts avec les contreparties.
Voici, enfin, la petite interview télé réalisée juste après le chat.
Ce vendredi midi, nos recevrons Mischaël Modirkamen pour un live chat politique. Il présentera, la veille, à la presse, les grandes lignes de son programme. N'hésitez pas à venir lui poser vos questions.
Stéphane Wuille
PS: On vient d'apprendre, ce lundi après la clôture des marchés, que Fidelity International, un géant américain dans la gestion de fonds, détenait, à la date du 6 novembre, un bloc de 3,01% dans le capital de Fortis. Entre-temps cette participation est redescendue à 2,9%.


Croire qu'il suffit de dire au marché qu'on est une compagnie assurance pour que la décote disparaisse, c'est n'avoir pas compris que la décote représente aussi une réduction pour la perte de contrôle directe des actifs... difficile de croire que le marché aura un jour plus confiance dans l'équipe dirigeante qu'en lui-même...sans compter le risque juridique et la mémoire des erreurs du passé... quelle naïveté !
Réaction de Marc | 23 novembre 2009 à 8:31
Toujours cette fausseté : pourquoi ne répond il pas aux questions concernant la position du holding lors du procès ??? Pourquoi ne répond il pas à la question concernant le scrutateur Piteurs ???
Qu'est ce qu'ils ont à cacher ????
Réaction de f | 23 novembre 2009 à 10:41