Bruxelles (L'Echo) - C'est la rumeur du jour: GDF Suez serait actuellement en discussions avec l'Etat français, son principale actionnaire, afin de lancer une offre sur International Power.
Inutile de dire que le cours de Bourse de ce producteur d'électricité, héritier d'une partie des actifs issu de la privatisation du secteur de l'énergie en Grande-Bretagne, s'enflammait ce matin.
Des prix circulent déjà dans les salles de marché et chez les analystes. Alphaville, le blog du Financial Times, relaie une étude de Merrill Lynch qui parle d'un prix par action de 385 pence, soit une prime de 40% par rapport au cours actuel.
Pour le broker américain, le portefeuille des actifs des deux groupes est très complémentaire. Il estime aussi que cette opération créerait 7% de valeur en 2010 en terme de bénéfice par action. Voici un extrait du texte de Merrill Lynch tel que publié par Alphaville.
(Source: Alphaville, Financial Times)
Le quotidien Daily Mail à l'origine de la rumeur évoque, lui, une offre à 400 pence l'action et parle de " predatoty move ". Il signale que le nom de Warren Buffett a été cité comme investisseur stratégique voire même pour lancer une offre sur International Power. Mais certains soulignent que le milliardaire d'Omaha a de quoi s'occuper avec son offre de rachat sur Burlington.
Si GDF Suez, lance bel et bien une telle offre, il ne devrait pas avoir de mal à avaler International Power. L'électricien britannique qui dispose d'installations dans une vingtaine de pays dans le monde emploie 3.000 personnes (et bientôt en Belgique à Tessenderlo) et pèse 4,5 milliards d'euros en Bourse. De son côté, le groupe français présidé par Albert Frère, affiche une capitalisation boursière de 66 milliards d'euros et compte 200.000 collaborateurs.
Un coup d'oeil aux cours de Bourse permet toutefois de constater que le titre GDF Suez reste particulièrement placide face à cette rumeur. Une de plus qui ne se concrétisera pas? A suivre...
Stéphane Wuille
Voici une sélection de blogs économiques et financiers:
>GDF Suez a les honneurs d'Alphaville, le blog du Financial Times, ce mercredi. La rumeur cite le groupe français comme un candidat potentiel pour le rachat du groupe britannique International Power. Une opération qui aurait du sens selon les analystes de Merrill Lynch. Ils estiment que GDF Suez pourrait offrir 385 pence par action, soit une prime de 40%, ce qui valoriserait l'offre à 12 milliards d'euros, dette comprise.
>Sur son blog Roland Laskine examine la situation " confuse " qui règne actuellement sur les marchés avec un dollar en baisse, l'or qui grimpe et les marchés d'actions en hausse des deux côtés de l'Atlantique.
Pour l'instant, il faut donc se garder de tomber dans un pessimisme excessif qui est entretenu à la fois par les acheteurs d'or avec un gros effet de levier et les vendeurs d'actions à découvert écrit-il.
>Voilà un post que l'on trouve aujourd'hui sur le site du NYT mais qui est daté du mois d'août 2005…Peu importe. Il est plus que jamais d'actualité. Il compare le risque d'envolée des prix du pétrole (une envolée qui marquerait la fin de notre mode de vie actuel) à la nouvelle version médiatique des attaques de requins.
>Les Barons de la Bourse nous racontent le mini-séisme provoqué en Australie par le cofondateur du fonds d'investissement Texas Pacific Group (TPG), David Bonderman, qui a vendu en douce ses parts dans Myer, le distributeur national, empochant au passage une plus-value de 1,5 milliard de dollars.
>La Tribune revient sur le petit décrochage en Bourse du troisième groupe minier mondial Rio Tinto alors que ce dernier est entré en négociations exclusives pour un rachat. Les rumeurs d'une sortie du capital du Chinois Chinalco semblent à l'origine de ce repli.
>David Baverez du fonds londonien KDA Capital rappelle sur Les Echos qu'investir dans les pays émergents n'est pas un long fleuve tranquille. Et qu'il faut rester prudent lorsque les pays émergents traitent à plus de 2 fois la valeur nette comptable contre 1,5 fois pour le " Vieux Monde ".
Une sélection réalisée par Stéphane Wuille
Voici une sélection d'articles et d'analyses publiés dans L'Echo du 24 novembre
>Le moral des patrons se redresse franchement
C'est dans l'industrie manufacturière que la progression est la plus spectaculaire. Décryptage.
>La dette mexicaine dégradée, et alors ?
Les agences de notations ont du mal à émouvoir les marchés.
>Fort diversifiée, la Bourse mexicaine se cherche un nouveau souffle
>" La sortie de crise se fera en douceur "
Pour Jean-Pierre Béguelin (Pictet), les marchés boursiers ne sont pas excessivement valorisés.
>Un siècle d'économie belge
Contribution de Bruno Colmant, docteur en sciences de gestion et professeur à Vlerick, l'UCL et aux Facultés Universitaires Saint-Louis.
>Twitter recherche des financements
Le site au petit oiseau bleu ouvrira des comptes professionnels et pourrait se lancer en Bourse.
Voici une sélection de blogs économiques et financiers:
>Sur son blog Humeurs de marché , la Tribune salue la cession par TF1 d'un bloc de 9,9% de titres de Canal+ France sous le titre Le grand zapping de TF1. "Espérons maintenant que Nonce Paolini confirme le tir sur un plan plus stratégique que financier", écrit Fabio Marquetty.
>Eclairage intéressant sur le blog des Echos, sur la façon dont les opérateurs mobiles français actuels tentent d'installer une ligne de barrage contre Free qui deviendra, peut-être, le quatrième opérateur dans l'Hexagone.
>"Goldman Sachs : devant les 21 milliards de dollars de bonus, les actionnaires se rebiffent" enfin écrit Georges Ugeux. Pour lui, le vrai remède, est de renforcer l'indépendance des conseils d' administration et la voix des actionnaires "pour que les rémunérations n'atteignent plus les niveaux aberrants que nous connaissons".
>Les Barons de la Bourse nous dévoilent le dessous des cartes de l'introduction en Bourse de Paris et Hong Kong du groupe d'aluminium Rusal en éclairant les liens entre son propriétaire, le milliardaire Oleg Deripaska, et le Premier ministre russe, Vladimir Poutine.
>Le blog MarketBeat du WSJ estime que l'augmentation de capital de Lloyds Banking, la plus grande jamais réalisé (13,5 milliards de livres), s'annonce comme un succès. La décote de 60% par rapport au cours de clôture de la veille n'y est pas étrangère.
>Et si la reprise ne se passait que dans votre tête s'interroge Robert Shiller sur le blog Economist View parlant de self-fulfilling prophecy, un concept qui remonte à 1948.
Voici une sélection d'articles et d'analyses publiés dans L'Echo du 24 novembre
>Nouvelles spéculations autour de Dexia
Le gouvernement français étudierait un adossement de Dexia à SocGen. La viabilité du modèle de la banque des collectivés préoccupe.
>Miser sur la Bourse pour payer son logement ?
Des produits permettent de limiter les pertes. Mais la formule n'est pas pour le grand public. Analyse.
>L'aluminium menacé par la surproduction
Les stocks sont si nombreux qu'ils permettraient de construire 69.000 Boeing 747.
>Les banquiers en mal de déontologie
Interview de Pierre Buyle, avocat spécialisé dans les matières bancaires et financières.
>Google ne s'est pas fait que des amis
Rupert Murdoch semble avoir trouvé un allié en Microsoft pour contrer la mainmise de Google sur la presse en ligne. Perspectives.
>Noël Forgeard. Sale temps pour lex-coprésident d'EADS
L'entreprise aéronautique marque le point noir d'une carrière jusque là sans faute pour ce polytechnicien pur produit de l'establishment hexagonal.
Bruxelles (L'Echo) - Grâce à l'opiniâtreté de ma collègue Anne-Sophie Bailly qui a fait le siège du service "com"de Fortis Holding pendant plusieurs semaines, nous avons eu la chance d'accueillir, dans nos locaux, Bart De Smet, le CEO du groupe d'assurances, pour un live chat.
Pendant une heure, il a répondu aux questions des échonautes. Des questions très nombreuses (une centaine) et (of course) de qualité. Quelque 930 internautes ont suivi en direct la session de chat.
Si vous souhaitez relire les interventions de Bart Smet, il vous suffit de cliquer ici . Nous avons également réalisé une petite interview TV à partir des sujets abordés. Elle se trouve à la fin de ce texte.
Voici une synthèse des réponses du CEO de Fortis classées par thèmes.
>L'évolution du cours de Bourse de Fortis.
Le management de Fortis fera tout pour créer de la valeur pour le futur. On ne s'exprime pas sur l'objectif de cours pour l'action mais nous avons pris l'engagement de payer un dividende qui sera compris entre 40 et 50% des bénéfices des activités d'assurance en 2010 sur les comptes de 2009.
>La position en cash de Fortis et ce que le groupe compte en faire.
Elle s'élève à 2,9 milliards d'euros. Nous voulons rester prudents car il y aura des obligations dans les années à venir. Fortis veut éviter à tout prix les problèmes de liquidités. Après analyse, nous avons déterminé un montant de 1,3 milliard d'euros que nous pouvons investir dans les activités d'assurance. Une partie de cette somme sera réservée pour faire face aux imprévus. Nous ne comptons pas lancer de rachat d'actions propres dans le court terme.
>Des acquisitions mais pas n'importe comment.
Il y a des opportunités dans toutes les zones du monde. Ce n'est pas parce que nous disposons de 1,3 milliard d'euros que nous allons acheter pour acheter. Il faut que des critères soient remplis comme la taille critique, la contribution suffisante et le rendement de plus de 11%.
>Fidéa
Etant donné notre part de marché importante en Belgique, et la volonté affichée par les autorités européennes que Centea et Fidéa ne soient pas vendus à de grands acteurs, ce dossier nous paraît assez difficile à réaliser pour Fortis.
>La diversification en Asie.
Nous avons décidé, il y a quelques années, d'opter pour une présence en Asie, tenant compte des taux de croissance que cette région a devant elle. Le taux de croissance pour les années à venir dépasse tous les 20% pour les 5 pays où nous sommes présents. Un bon équilibre entre une présence forte dans des pays matures et des pays de croissance donne une meilleure garantie pour développer notre groupe d'assurance dans le futur.
>La structure du groupe en holding et la décote qui en découle sur le cours de Bourse.
La structure du management a été adaptée fin août afin d'exprimer notre volonté de fonctionner comme un groupe d'assurance et pas comme un holding financier. Les responsables des compagnies d'assurances des quatre segments (Belgique, UK, Europe continentale et Asie) participent dans la gestion quotidienne du groupe. Cette structure, le focus sur les activités d'assurance accompagné par le changement de nom renforceront l'image de Fortis comme groupe d'assurance ce qui normalement devrait faire disparaitre la décote.
>L'option call détenue par Fortis sur le bloc de 121 millions de titres BNP Paribas.
Au 30 septembre 2009, la valeur estimée de ces options avant impôts était de 856 millions d'euros alors que l'action BNP Paribas s'échangeait à 54,6 euros. La méthodologie de calcul a été communiquée de façon transparente lors des résultats semestriels.
Les options ne seront exerçables qu'a partir d'octobre 2010 et pendant une période de six ans. Avec la possibilité, chaque mois, d'en exercer la totalité ou une partie. Comme pour tous les autres instruments financiers sur le bilan de Fortis, ou en dehors de ce bilan, nous entretenons des contacts avec les contreparties.
Voici, enfin, la petite interview télé réalisée juste après le chat.
Ce vendredi midi, nos recevrons Mischaël Modirkamen pour un live chat politique. Il présentera, la veille, à la presse, les grandes lignes de son programme. N'hésitez pas à venir lui poser vos questions.
Stéphane Wuille
PS: On vient d'apprendre, ce lundi après la clôture des marchés, que Fidelity International, un géant américain dans la gestion de fonds, détenait, à la date du 6 novembre, un bloc de 3,01% dans le capital de Fortis. Entre-temps cette participation est redescendue à 2,9%.
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