Fortis gagne une manche aux USA
(L'Echo) - On le sait peu mais la déconfiture de Fortis n'a pas provoqué des dégâts qu'en Europe. Des investisseurs américains ont également fait les frais de la prodigieuse chute du cours de l'action.
Le titre Fortis n' était pas officiellement inscrit sur une Bourse américaine mais il s'échangeait sous forme de certificats sur le marché " over the counter ".
Ce qui explique qu'une action en nom collectif ait été intentée à New York, en octobre 2008, à l'encontre de Fortis et de ses anciens patrons, Herman Verwilst, Jean-Paul Votron et Maurice Lippens. C'est un certain Christopher Copeland épaulé par le cabinet Wolf Haldenstein Adler Freeman & Herz (Whafh) qui est à l'origine de cette plainte
J'en reparle aujourd'hui car Fortis, à la dernière page de son communiqué de presse (qui en compte 47 !!) sur ses résutlats 2009 nous donne des nouvelles de cette " class action ".
Voici ce que Fortis écrit :
J'ai bien sûr essayé de prendre contact (par mail) avec le cabinet d'avocats new-yorkais qui représente Christophe Copeland, histoire de savoir quelle serait la suite des événements. Je n'ai pas encore obtenu de réponse. Et je ne pense pas qu'il prendront la peine de m'informer, des tentatives précédentes s'étant déjà soldées par des échecs.
L'objectif de cette plainte en nom collectif (consultable in extenso à la fin de ce papier) est bien entendu d'obtenir des dommages et intérêts. Les plaignants estiment avoir été trompés entre le 28 janvier et le 6 octobre 2008 sur l'état de santé de Fortis. La banque était présentée, à cette époque, comme étant immunisée contre les effets de la crise du crédit. Elle était supposée afficher une forte position en matière de liquidités et un portefeuille de crédits solide. C'est du moins que ce les plaignants affirment.
A suivre donc puisqu'il y a appel…
Stéphane Wuille
La plainte déposée aux USA (env 30 pages en anglais)

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