Quand Madoff devient Tobin
(L'Echo) - Fracture du nez, côtes cassées plaies à la tête et au visage. Voilà le bilan médical de l'escroc Bernard Madoff après une agression commise par un condétenu. Enfin, c'est le Wall Street Journal qui l'affirme. L'administration pénitentiaire, elle, dément.
Mais, si je vous parle de l'homme qui purge une peine de 150 années de prison pour une fraude de 65 milliards de dollars ce n'est pas pour vous faire part de son état de santé. Qui s'en soucie d'ailleurs…
Non, l'intérêt c'est que cette escroquerie incroyable est au cœur d'une série télévisée américaine qui remporte un grand succès d'audience Damages.
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Le pitch : Patty Hewes, aka Glenn Close (qui a remporté deux Emmy Awards pour ce rôle), est à la tête d'un bureau d'avocats. Elle est machiavélique, froide, impitoyable et manipulatrice. Et très efficace.
Dans la première saison, Patty Hewes s'en prend à un magnat de la finance qui est accusé d'avoir escroqué ses 5.000 employés en leur volant leur assurance-vie.
Dans la deuxième saison, il est question de manipulation du marché de l'énergie par un trader en produits dérivés. Sur fond de complot, meurtre, trahison et love story, of course.
La troisième saison, qui est en cours de diffusion aux Etats-Unis, prend pour point de départ l'arrestation d'un escroc de l'envergure de Madoff. On assiste au dîner où il avoue tout à sa famille. Il reconnaît plus tard à son fils qu'il a encore de l'argent de côté pour sa famille, "suffisamment pour plusieurs générations", etc…
Mais là où les scénaristes ont fait très fort c'est que le Madoff en question s'appelle…Tobin.
Oui, comme le prix Nobel d'économie qui a donné son nom à cette fameuse taxe qui entend frapper les transactions internationales pour limiter la spéculation.
Fallait oser, non?
Stéphane Wuille

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