Le marché et ses épées de Damoclès
Comme chaque année depuis maintenant six ans, l’Autorité des marchés financiers (AMF), le gendarme français de la Bourse a publié sa cartographie des risques et tendances.
Un document de 90 pages truffé de graphiques, de tableaux et d’encadrés pour bien cerner l’évolution des marchés et tenter d'éviter les chausse-trapes que nous réserve l’avenir.
Voici quelques uns des risques identifiés par l’AMF.
Extraits du document.
-->Les risques macro-économiques restent très élevés. Les incertitudes demeurent sur les perspectives en Europe tout particulièrement mais aussi pour l’économie mondiale et le secteur bancaire. Après une accalmie, le risque de crise systémique s’est accru avec la crise politique grecque et les inquiétudes sur le marché immobilier et le secteur bancaire espagnol.
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-->Des risques pour l’accès aux marchés des entreprises, confrontées à la volatilité des marchés et à la nervosité des investisseurs, alors que l’accès au financement bancaire peut être plus difficile et/ou coûteux – la question se pose avec particulièrement d’acuité pour les petites et moyennes entreprises, d’autant plus que les levées de fonds du capital investissement restent faibles.
-->Le « shadow banking ». Le mouvement de réduction de la taille du bilan des banques européennes crée de nouvelles opportunités pour des acteurs non-bancaires (assureurs ou gestionnaires de fonds, entre autres) de se positionner sur des activités jusque là fournies par les banques ou d’acquérir des actifs bancaires.
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-->Des risques liés à la recherche de rendements : dans un environnement de taux bas, la recherche de rendements peut avoir des conséquences en termes de prise de risque et se traduire par des flux d’importants d’investissements vers des marchés plus risqués, alternatifs et/ou moins liquides et au travers de nouveaux supports (ETF fixed income par exemple).
-->Des risques en matière de fragmentation et de transparence des marchés. Certains aspects de la structure des marchés actions continuent de poser question comme :
*La fragmentation et l’interconnexion des marchés.
*La part des volumes de transactions échappant aux obligations de transparence pré-négociation et au processus de formation des prix.
*La part des OTC dans le total des transactions.
-->Des risques liés au fonctionnement des CDS. Le fonctionnement des marchés de CDS continue à poser question, notamment leur niveau de concentration et le degré de transparence. En outre, certaines évolutions peuvent inciter les banques à accroître leur utilisation des CDS, contribuant à déformer les incitations des différents intervenants à participer à ces marchés.
-->Des risques liés aux conséquences de la crise financière sur l’orientation de l’épargne des ménages : les arbitrages en faveur de la liquidité ont encore renforcé le déficit d’épargne longue, d’autant que simultanément la détention d’actions s’est de nouveau réduite en 2011 et que le nombre d’investisseurs individuels détenant des actions en direct diminue de façon continue depuis 2007
L’AMF a quelque peu modifié la présentation de son tableau synthétique des risques par rapport à celui de l’an dernier. Le voici:
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Stéphane Wuille


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