Posté le 23 juillet 2012 par Philippe Degouy

Mon nom est Martin, Aston Martin

C’est une marque automobile prestigieuse qui fait l’objet de cette nouveauté des éditions E-T-A-I : Aston Martin. Les amateurs de belles mécaniques seront ravis de (re)découvrir cette réédition augmentée d’un ouvrage publié en 2004 sur cette marque britannique qui a marqué les esprits. Et notamment les fans de la série James Bond pour laquelle a participé la DB5, voiture devenue mythique au cinéma, au même titre que la Batmobile.

AstonJacques-Louis Bertin et Arnald Millereau, les auteurs de ce très bel album, l’un des rares de langue française consacrés à Aston Martin, ont voulu retracer l’histoire des différents coupés et cabriolets de la marque. Force est de constater qu’il n’y a rien à jeter dans la production présentée depuis 1948. « Il n’ y a pas d’Aston Martin banale, ordinaire, anonyme. Il n’y en a jamais eu. L’élégance, la beauté, la discrétion, le bon goût, le luxe et la vitesse : Aston Martin, c’est tout cela à la fois » soulignent les auteurs.  De fait, comment leur donner tort au vu des modèles proposés au fil des pages, véritable provocation pour les pourfendeurs de la cause automobile. Des modèles rapides, coûteux, luxueux, construits comme de véritables pièces d’horlogerie. Un chapitre permet d’ailleurs de suivre le cheminement de la fabrication d’une Vanquish.

Difficile d’effectuer un choix parmi ces beaux coupés ou cabriolets issus d’une marque qui peut se targuer, en plus de sa production élitiste, d’avoir remporté les 24 Heures du Mans en 1959. Avec une DBR1/300 pilotée par Shelby et Salvadori. Hasard de l’actualité, les deux pilotes ont disparu voici quelques semaines.

Pour le grand public, la marque  Aston Martin restera définitivement associée à la fameuse DB5 pilotée par Sean Connery et apparue dans  « Goldfinger ». Un chapitre lui est consacré avec le rappel des options inédites présentes sur cette James Bond Car : siège éjectable, vitres blindées, mitraillettes intégrées, coupe-pneus latéraux etc. De quoi faire rêver non ?

Si ce modèle, comme les autres exemplaires  issus des années 60 et 70, reste inoubliable, il serait néanmoins regrettable de passer sous silence les voitures des temps modernes comme la V8 Vantage. Ou ces bolides qui ont (parfois) frôlé la démesure, comme cette Vantage Le Mans de 1999. Une série limitée de 612 ch qui permet d’atteindre les 320 km/h. Avec un prix à décourager les Fangio en herbe : plus de 381 000 euros.

 Un album richement illustré qui se clôture par la présentation du concept car One-77 dont le nom centré autour du chiffre 7 constitue un clin d’œil à un agent britannique qui a fait beaucoup pour la renommée d’Aston Martin. « Plus qu’une marque, un mythe, une légende, une icône. »

 Philippe Degouy

 « Aston Martin. Coupés et cabriolets depuis 1948. » Par Jacques-Louis Bertin et Arnald Millereau. Éditions E-T-A-I, 46 euros, 202 pages

 Couverture : éditions E-T-A-I

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