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Posté le 30 décembre 2012 par Philippe Degouy

«Schnock» célèbre les 30 ans d’une ordure

Félix et Zézette ont l’honneur et le plaisir de vous inviter à l’anniversaire des 30 ans d’une belle ordure : le Père Noël. L’hôte de ce numéro 5 du magazine culturel « Schnock », la revue des vieux de 27 à 87 ans. Un personnage qui s’imposait pour cette fin d’année, histoire de mettre un peu de bonne humeur dans les chaumières. Le film, devenu culte au fil des ans et des rediffusions, a droit aux honneurs rédactionnels avec un épais dossier qui retrace sa genèse, les citations les plus drôles et les entretiens avec le réalisateur et le casting. De quoi (re)donner envie de revoir ce film souvent programmé pour les fêtes, en alternance avec «La grande vadrouille ». Une comédie qui a repoussé très loin les limites du (dé)goût.

 Couv_schnock5Le magazine a préparé les petits plats dans les grands pour ce dernier numéro de 2012, avec un sommaire qui fera sans doute fuir les morveux de la jeune génération Facebook mais qui ravira les vieux lecteurs qui ont conservé une certaine nostalgie pour ces années 70 et 80 dont les trésors sont exhumés par la rédaction de « Schnock ».

L’occasion de retrouver ainsi le frère d’armes d’Alain Delon au cinéma : le remarquable Maurice Ronet. Celui qui se qualifiait « d’acteur qu’on a fait mourir le plus souvent au cinéma. »  Suicidé dans « Le feu follet », noyé dans « La piscine » ou abattu dans « Mort d’un pourri », sans oublier sa mort brutale dans « Plein soleil ». Un sacré monstre, (presque) oublié aujourd’hui (sauf par les vrais cinéphiles) et raconté au fil des pages. Un vrai rebelle, un passionné qui a bien vécu avant de céder face aux attaques du crabe. Mais pas avant d’avoir laissé des superbes rôles.

Autre trésor, autre style, avec l’histoire de la DS du pauvre, la R16. La voiture qui passerait aujourd’hui pour une Rolls à côté des modèles automobiles actuels, formatés et sans âme.  Une très belle voiture aux lignes féminines, à la calandre superbe et qui fut pilotée au cinéma par les plus grandes stars  : Delon, Ventura ou Belmondo… Un mythe jamais oublié.

À noter aussi, dans le style insolite, le best of des toilettes publiques de Paris avec les témoignages riches en expériences de ces madame pipi, témoins involontaires de nos besoins pressants. Étonnant.
Un ciel gris, de la pluie, un temps à rester devant la télévision… Dans la série, « à la découverte des lieux touristiques glauques », « Schnock » nous invite à découvrir Gambais, dans le parc naturel de la Haute vallée de Chevreuse. Non pour son église classée ou les restaurants étoilés. Non, rendez-vous au 36 rue de l’Eglise, ancienne demeure d’un certain Henri-Désiré Landru, tueur en série de son état, et devenue lieu de visite d’un certain tourisme judiciaire plutôt malsain. Le déshonneur d’un patelin qui pourrait faire sien cet ordre : « passant…oublie-moi ! »

Décembre, le mois propice aux cadeaux. « Schnock » vous propose enfin le top 10 des cadeaux à offrir aux invités que vous voulez éviter pendant plusieurs lustres.  Vous aurez l’embarras du choix. Ou le débarras au choix.

 Comme le disait Thérèse (ou ce qu’elle aurait pu  dire) « Schnock », c’est fin, c’est très fin. Ça se lit sans fin ! »  Lecture jouissive au possible.

 Philippe Degouy

 « Schnock n°5. La revue des vieux de 27 à 87 ans ». Éditions La Tengo. 177 pages, 14,50 euros.

 Couverture : éditions La Tengo

 

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