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Posté le 17 mars 2017 par Philippe Degouy

Steve McQueen, «the king of cool», en pole position au Mans

Une BD indispensable. Si vous ne devez acheter qu’une nouveauté sur le sport automobile, ne cherchez plus, vous l’avez.  «Steve McQueen in Le Mans» (éd. Garbo Studio) rend un double hommage. À Steve McQueen, d’abord.  Un acteur apparu à l’artiste suisse Sandro Garbo dans un rêve. Au Mans ensuite, l’une des épreuves les plus mythiques du sport automobile qui réunit chaque année un plateau hors du commun. Plus qu’une BD, il s’agit plutôt d’un livre conçu et construit comme un beau livre.
L'ouvrage, à la couverture solide et imprimé sur du papier glacé, repose sur le film Le Mans, dans lequel Steve McQueen s’est impliqué à 100% pour dresser un portrait proche de la réalité.
Un film, sorti en 1971, devenu culte pour les amateurs. L'oeuvre était envisagée au départ comme un documentaire. Ce qui explique l'absence évidente de scénario et des dialogues réduits au minimum. Un film qu'il faut revoir en guise de bonus.

Vanté et annoncé sur les réseaux sociaux, l'album est déjà devenu culte, presque épuisé en quelques semaines. Les premiers exemplaires se sont vendus en un clin d'oeil. Preuve de l’attachement du grand public pour cet acteur disparu bien trop tôt à 50 ans, et pour cette épreuve mythique du sport automobile. Pour Garbo Studio, il s’agit de la récompense d’une vaste entreprise qui a duré plus de trois ans, avec sept dessinateurs au travail. Pour reproduire au mieux tous les détails du spectacle, des coulisses, des bolides et des scènes les plus célèbres du film.

LEMANSMême si les fans connaissent le film par cœur, on se laisse envoûter par le dessin, quasiment chirurgical. Chaque planche est méticuleusement réalisée, avec une multiplication des plans pour rendre le côté dynamique de la course. En fixant les planches, on les voit presque s’animer. Pour un peu on pourrait même entendre le vacarme des bolides. Une épreuve reproduite en caméra embarquée, vue du ciel ou filmée au ras du sol. De quoi savourer au mieux les lignes des bolides, saisis en pleine accélération ou en plein dépassement. Coup de coeur pour le départ, une vaste scène reproduite sur deux planches.
Ces voitures, parlons-en. On retrouve cette Porsche 917 numéro 20 pilotée dans le film par Steve McQueen incarnant le pilote Michael Delaney. Son rival allemand pilote quant à lui une Ferrari 512.
Marqué par le terrible accident survenu en 1969 avec le pilote Piero Belgetti, décédé dans sa voiture en feu, Michael Delaney revient au Mans pour cette édition 1970. Pour tenter de vaincre son rival allemand Erich Stahler. Les deux hommes vont devoir livrer un duel sans merci sur une piste piégeuse, où la pluie et les voitures moins rapides seront autant d’obstacles à vaincre. L’occasion de savourer également la présence de Porsche 911, de Chevrolet Corvette ou de Matra et Ligier.
Pour une fois, les traits donnés à l’acteur américain sont ressemblants. Dans les traits, mais aussi les attitudes, le regard. Les auteurs ont d'ailleurs pu bénéficier des conseils de la famille de l'acteur.
Le tome deux est déjà annoncé pour 2018. Pour abaisser le drapeau à damiers sur ce superbe hommage à un acteur pilote, ou l’inverse. Comme il le soulignait lui-même : «Je ne sais pas si je suis un acteur qui pilote ou un pilote qui joue dans des films

Philippe Degouy

«Steve McQueen in Le Mans.» Tribute edition (version française). Adaptation de Sandro Garbo. Dessins et couleurs de Florian Afflerbach, Jared Barel, Julien Dejeu, Sandro Garbo, Thomasa Lebeltel, Guillaume Lopez et Pierre Ménard. Garbo Studio, 64 pages, 32 euros
L’album est disponible en quatre langues : français, anglais, allemand et italien
www.mcqueenlemans.com et www.youtube.com/watch?v=wvbYVt0_KLo&feature=youtu.be
Couverture : Studio Garbo

 

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