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Voyage

Posté le 27 juin 2017 par Philippe Degouy Réactions | Réagir

Balade aux Portes du Soleil, de Morzine aux Gets

Par Philippe Degouy

Que la montagne est belle chantait Jean Ferrat. Et pas seulement en hiver quand les skieurs se régalent de sports de glisse sur des pentes recouvertes d’un blanc manteau.
L’été offre lui aussi un visage majestueux à la montagne. Avec les odeurs de pin et de fleurs en prime. De ces odeurs qui restent longtemps dans le nez. En séjour à la montagne, il faut prendre plaisir à se lever tôt, pour préparer un sac à dos pour la journée avec un picnic à savourer en pleine nature. Et puis, partir, grimper sur ces chemins balisés, à vitesse régulière et profiter du paysage. De ce cadre alpin qui peut aboutir à un lac alpin. Marcher, se vider la tête, communier avec la nature.  En France, la randonnée est plus populaire que jamais. Comme le souligne un sondage BVA réalisé en 2016 et commenté dans Le Figaro du mercredi 28 juin.
Accompagnateur, spécialiste de la montagne et auteur de plusieurs ouvrages, Jean-Marc Lamory publie dans la collection Le P’tit Crapahut (éd. Glénat) une sélection de quelque 30 balades choisies autour des deux stations de Haute-Savoie, Morzine et Les Gets. Deux perles du domaine des Portes du Soleil. Parfaites pour des vacances familiales, avec des routes d’accès aisées.

LESGETS«Les montagnes offrent la variété d’un paysage où se mélangent glaciers étincelants, parfois austères et verdure de pâturages, ponctués d’une flore aussi variée qu’abondante. La montagne se livre dans toute sa tranquille beauté, à laquelle s’ajoute l’authenticité des hameaux et des chalets découverts au fil des balades.» L’auteur sait vendre son sujet, force est de le constater. Il faut dire que les lieux décrits sont magnifiques et propices à la découverte. «Les balades proposées dans le guide ont été choisies selon leur caractère, la variété, des points de vue et des sites traversés pour vous permettre la meilleure découverte de la région de Morzine-Les Gets» précise l’auteur.

Chaque itinéraire proposé est accompagné de sa distance, de son horaire, de sa difficulté. Sans oublier les petits plus de la balade. Une carte et des clichés permettent de se faire un idée de ce que l’on va découvrir.
Le guide débute par un chapitre pratique, à ne pas négliger. Si la montagne est belle, elle peut être dangereuse pour les inconscients. Ainsi, on ne part pas seul, on avertit de son départ, on communique la destination et on suit les prévisions météo. Et, dernier conseil avant de rejoindre ces prometteuses Portes du Soleil : ne pas oublier l’appareil photo et les jumelles.
Mont Chéry, Roc d’enfer, le Lavanchy, Saint-Jean-d’Aulps, le lac de Montriond (le plus grand lac de montagne de Haute-Savoie) n’attendent que vous. Et oui, que la montagne est belle…

Autour de Morzine-Les Gets. Collection Le P’tit Crapahut. Par Jean-Marc Lamory. Éditions Glénat, 81 pages, 10 euros
Couverture : éditions Glénat

Posté le 13 juin 2017 par Philippe Degouy Réactions | Réagir

Des carnets touristiques pour voir le monde en bleu

Par Philippe Degouy

Le guide de voyage sur support papier, celui que l’on ne cesse de voir fini, supplanté par les applications, semble prendre un malin plaisir à nous étonner, à se renouveler. Avec de nouvelles collections toujours plus attachantes, plus détaillées.
Comme celle lancée récemment par les éditions Hachette. Des Carnets des guides bleus qui allient tourisme et érudition. Plusieurs volumes sont déjà disponibles, aussi variés que les choix de destination : Le Louvre, Pompéi, Herculanum, le Mont-Saint-Michel ou le Vatican.
Des guides publiés en format poche (soit 10x15 environ), vendus pour un prix à peine plus cher qu’une bière commandée en terrasse à Rome. Et surtout avec une autre façon de présenter un lieu. Moins formelle, plus ludique. Avec des parcours, des repères historiques pour mettre les compteurs à jour question connaissances historiques et artistiques. Mais aussi des jeux, des arrêts sur image pour nous apprendre à regarder, une qualité qui fait de plus en plus défaut dans notre société qui ne laisse guère de temps au temps.

Puisque le Louvre s’est invité dans la récente actualité, ouvrons le guide qui lui est consacré. Plus de 9200 000 visiteurs ont l'idée de le visiter chaque année. Pour admirer les 38.000 œuvres exposées (ou du moins un échantillon) dans les 15 km de galeries. Et oui, quand même. C’est d'ailleurs ce que disent aussi les membres du personnel chargés de cirer les quelque 360.000 m2 de plancher.

Les-Carnets-des-Guides-Bleus-Le-Louvre-devoileChaque département du musée est présenté avec ses incontournables, la durée moyenne des visites. Sans oublier les petites histoires savoureuses. Dans la salle dédiée à l’Assyrie et la Babylonie, ne manquez pas de saluer Pazuzu, protecteur des femmes enceintes et personnage de cinéma et de bande dessinée, présent dans L’Exorciste et Le Démon de la tour Eiffel. Savoureux aussi cet encadré dédié aux noms étranges attribués à des couleurs au 18e siècle : ventre de biche, baise-moi ma mignonne, couleur de veuve réjouie ou espagnol malade… Une visite largement illustrée de reproductions d'oeuvres.
Tout concourt à faire de ce guide un joyeux compagnon de route, même pour ceux qui ne dépassent pas le pas de leur porte.

Pour septembre, l’éditeur nous promet Angkor. Oui, encore. Encore plus de plaisir de lecture et d’envie de découvertes touristiques.

Les carnets des guides bleus. Éditions Hachette, 10 euros
Couverture : éditions Hachette

Posté le 27 avril 2017 par Philippe Degouy Réactions | Réagir

Petites balades parisiennes

Par Philippe Degouy

Même si les températures actuelles n’incitent guère à savourer le plaisir d'être en terrasse, le faible soleil et le printemps donnent des fourmis dans les jambes. L’envie de bouger, de visiter, et de retrouver Paris. L’occasion est belle de ressortir chaussures de marche et l’appareil photo. Et pourquoi pas avec cette nouvelle version du Paris balades du Routard (éd. Hachette). Une collection modernisée, relookée avec des photos couleurs. De quoi couper l’herbe sous le pied de certains lecteurs qui reprochaient son côté austère.
Le guide propose 25 balades thématiques pour nous pousser à observer, s’arrêter devant un détail architectural, à voir, à imaginer aussi. Humer l’atmosphère d’une impasse, d’une petite place qui a conservé tout le charme d’antan. Bonne idée du guide d’avoir repris cette citation de l’écrivain Henry Miller, si belle, si juste : « à Paris, les rues chantent, les pierres parlent, les maisons suintent l’histoire, la gloire et la romance. »

Vous ne savez pas où débuter ? Pas de problème, fiez-vous aux quinze coups de cœur (illustrés) des auteurs du guide. Du Paris des ancêtres gaulois au Paris des écrivains, en passant par le Paris insulaire. Autant de promenades originales. Envie de partager une partie de boules avec des Parisiens ? Rendez-vous tous les week-ends au centre des Arènes (le conseil offert avec la balade numéro 1). Et s’il pleut lors de votre visite à Paris ? Pas de panique, votre balade ne sera pas perdue. Rendez-vous au point de départ du parcours numéro 15, pour la découverte des passages couverts. Vous serez à l’abri de la pluie, mais pas de la tentation, avec la kyrielle de boutiques plus attractives les unes que les autres.

PARISBALADESLe Paris existentialiste, le Paris de la Bohème, le Paris égyptien, criminel... le choix du thème n’appartient qu’à vous. Vous êtes d’humeur coquine ? Suivez la balade 14 consacrée au Paris libertin. Vous ne serez pas déçus avec un parcours qui vous conduira sur les traces de lieux mythiques. Comme le Moulin-Rouge où subsistent les souvenirs de ses hôtesses aux noms pittoresques : Nini Pattes-en-l’Air, la Vénus de Bastringue et bien entendu, la Goulue.
Avouons un petit faible pour la visite du Paris de l’alchimie (la balade numéro 5). Une promenade de 5 kilomètres sur les traces de ces «faiseurs d’or » qui ont fait rêver plus d’un roi. Si vous avez de jeunes ados, ne manquez pas le 51 rue Montmorency où se trouve la maison du célèbre alchimiste Nicolas Flamel, ami du professeur Dumbledore dans la saga Harry Potter.

Un guide touristique illustré également d’encadrés historiques et d’explications de mots et d’expressions nés à Paris. Ainsi, pourquoi parler de poulets pour désigner les pandores ? « En 1871, Jules Ferry installa la préfecture de police sur l’emplacement de l’ancien marché aux volailles de Paris. » Et d’où viennent les expressions « cracher au bassinet », « rentrer à l’oeil » ou « aller au diable vauvert » ? Rendez-vous dans les pages de ce guide qui offre son lot de surprises de lecture. Même pour ceux qui n’aiment pas quitter leur home sweet home.
Dernier détail, pas la peine de vous encombrer de cartes. Le Routard y a pensé, avec une carte du métro et une carte par balade. Visiter Paris ? Ça marche !

« Bienvenue dans un Paris qui vous surprendra toujours. »

Paris balades 2017/18. Collection Le Routard. Éditions Hachette, 257 pages
Couverture : éditions Hachette

Posté le 11 avril 2017 par Philippe Degouy Réactions | Réagir

Portes ouvertes sur l’Iran

     Par Philippe Degouy

Avec la nouveauté dédiée à l’Iran, la Collection des Petits guides des usages et coutumes ouvre les portes d’un pays source de nombreuses idées reçues. Mais qu’en est-il réellement ?

Rédigé par le journaliste britannique Stuart Williams, spécialiste du Moyen-Orient, «cet ouvrage a pour objectif d’explorer les contradictions et la complexité de l’Iran. » Un pays qui s’ouvre lentement mais sûrement à l’étranger. Comme pour les précédents tomes, celui-ci a pour but de présenter le pays par les faits mais aussi avec tout ce qu’il faut savoir au quotidien pour éviter les impairs et se couler dans la société iranienne.
« Le premier contact avec l’Iran peut être un choc pour les sens. Les discours officiels contrastent avec l’esprit d’ouverture de la population et son remarquable sens de l’hospitalité » souligne Stuart Williams.

Après une présentation du pays, les chapitres se veulent plus pratiques et abordent toutes les situations qu’un visiteur peut rencontrer lors de son séjour. « Préparez-vous à devoir balayer tous les préjugés éventuels sur un peuple obscur et réactionnaire » aime préciser l'auteur. Sur la langue d’abord. Si le citoyen iranien apprécie que l’étranger puisse glisser quelques mots persans dans la conversation, le visiteur sera ravi d’apprendre que la population des grandes villes maîtrise bien l’anglais, voire le français. Une bonne nouvelle car les autochtones apprécient la conversation avec un étranger. Pour tout connaître de lui et de ses origines.

IRANUn guide qui souligne les particularités de cette société, moderne et à la fois conservatrice. Avec des caractéristiques étonnantes, comme le Ta’rof, soit « le refus poli d’une chose que la personne désire en réalité recevoir. » Ou quand le « non merci » veut dire « oui s’il vous plaît ». Chapitre après chapitre, l’auteur explique comment se comporter vis-à-vis des femmes (leur serrer la main ou pas ?), que faire en cas d’invitation à dîner chez des hôtes iraniens, les gestes à adopter pour faire plaisir, pour respecter les codes de politesse. Ou, au contraire, les gestes à éviter. Comme notre habitude de lever le pouce pour marquer notre accord. En Iran, explique le guide, lever le pouce signifie pour l’interlocuteur, « va te faire voir » (pour rester poli). Autant savoir. Si le guide n’est pas axé sur les lieux touristiques, il donne, par son ton enthousiaste, l’envie de visiter le pays et de rencontrer ses citoyens, présentés sous un jour plus qu’accueillant.

Un chapitre est dédié au monde des affaires, avec ce que doit savoir un businessman pour pénétrer le marché iranien. Comme ne pas oublier l’échange de cartes de visite, rituel important. Ou le costume à porter sans cravate, accessoire jugé trop symbolique de l’impérialisme occidental.
Touriste ou homme d’affaires, le guide espère que vous reviendrez de ce séjour iranien avec cette pensée : « Keshvar-e jadouyi-e (l’Iran est un pays magnifique) ».

Le petit guide des usages et coutumes. L’Iran. Par Stuart Williams. Éditions Hachette, 168 pages
Couverture : éditions Hachette

Un ouvrage qui existe aussi en version téléchargeable

Posté le 12 mars 2017 par Philippe Degouy Réactions | Réagir

Des hébergements insolites en France, pour des nuits mémorables

Par Philippe Degouy

Non, le touriste du XXIe siècle n’est plus celui du XXe siècle. Il cherche à optimiser le voyage, à rivaliser d’imagination (avec les collègues, les amis...) pour ramener les souvenirs les plus originaux. Un bel hôtel, une chambre d’hôtes accueillante ne suffisent plus à son plaisir. Désormais, les vacances débutent dès le choix de l’hébergement. Publié dans la collection Le Routard (éd. Hachette), le guide Nos meilleurs hébergements insolites en France propose 160 adresses, classées par région. Chaque site sélectionné est présenté avec l’avis de la rédaction, les éléments de contact, la gamme de prix, les + et – du lieu et le tout illustré de quelques clichés.
De quoi composer un guide pratique, avec des commentaires souvent très drôles qui donnent envie de déposer ses valises à tel endroit. Ou pas.

ROUTARDHEBERGEMENTNombreux sont les coups de cœur que l’on souhaite tester nous aussi. Il n’y a pas de raison que les journalistes du Routard soient les seuls à s’amuser. Au camping du Haut Village, non loin de Nantes, il y a moyen de choisir son hébergement selon l’intérêt pour les moyens de transport. Tout, ou presque, est possible pour passer une chouette nuit : dans un avion (définitivement cloué au sol), un bus, une rame de tramway, une roulotte voire un bateau. Près d’Epinal, une caravelle de la compagnie Corse Air a été transformée en hébergement. La seule de France aménagée de la sorte.

Camp indien, séjour dans un cachot d’hôte, au coeur de la plus vieille prison de France, logement sur une île privatisée juste pour vous, cabanes dans les arbres, logement dans des chambres troglodytiques pour jouer à l’homme des cavernes... Oui, tout est possible.
En cherchant, il y a encore moyen de trouver plus insolite. Comme avec l'adresse de l’unique camping situé dans le Paris intra-muros, avec mobile homes et roulottes.
Mais il y a encore mieux. Avec une nuit qui devrait être mémorable. Au cœur du château de Fougeret, près de Poitiers. Un lieu magnifique le jour, quelque peu terrifiant la nuit avec ses fantômes. Nombreux selon les commentaires. Le cadre idéal pour passer des nuits blanches. Un endroit conseillé pour un séjour entre ami(e)s. Personne ne vous entendra crier. Les murs sont épais.

Pour paraphraser Coluche, avec ce guide vous aurez l’embarras du choix. Non, pas l’embarras, juste le choix de belles vacances insolites. Pour une nuit, une semaine. Le nôtre est fait. Et pour vous ?

Nos meilleurs hébergements insolites en France 2017/18. Collection le Routard. Éditions Hachette, 225 pages, 14,95 euros
Couverture : éditions Hachette

Posté le 2 mars 2017 par Philippe Degouy Réactions | Réagir

Paris est une énigme pour ses visiteurs

Accompagner la visite de Paris d’un volet ludique. Voilà le pari, réussi, de Jean-Richard Matouk avec son guide touristique  «Jeux de pistes et énigmes à Paris», publié chez Hachette. Disparu, hélas, son ouvrage, fruit de dix ans de travail, est aujourd’hui remis à jour  avec une nouvelle édition qui bénéficie des nouvelles technologies. Comme l’usage du smartphone, outil à utiliser comme joker pour résoudre des énigmes trop compliquées. D’énigmes, il en est question au fil de cet ouvrage édité au format poche, bien pratique à glisser en poche.
PARISJEUXDEPISTEQuelque 800 énigmes réparties en jeux de piste permettent aux touristes de visiter la ville autrement que le nez en l’air ou en bus climatisé.
À l’aide des cartes et plans présents dans le guide, par ailleurs très bien illustré, le visiteur choisit un parcours proposé et le suit avec le guide en main. Il doit d’abord deviner l’endroit de départ puis résoudre les énigmes qui nécessitent un esprit de déduction et d’observation.
Pour le 10e arrondissement, voilà ce qu’il faut deviner pour trouver le point de départ du parcours : «l’un possède une cathédrale, et l’autre une basilique. L’accolement des lieux où elles ont été construites permet de trouver le nom de la station de métro à l’extérieur de laquelle débute ce parcours
L’occasion d’apprendre à voir, à regarder ce que l’on ne regarderait pas a priori. Des jeux de piste qui conduisent le visiteur au-delà des chemins balisés. Chaque parcours dure environ 3 heures.

Ce guide, très bon marché, peut servir de point de départ à un team building ou à une course entre équipes. Pourquoi pas. Avec à la clé un bon verre en terrasse à la belle saison. Juste récompense non?
C'est certain, Paris ne sera plus une énigme pour vous après lecture de ce guide touristique qui dépoussière le genre.
«Comme cette chanteuse, tu pourras voir la vie en rose puisque tu as réussi à surmonter tous les obstacles de ce jeu. Tu peux en être félicité

Philippe Degouy

«Jeux de pistes et énigmes à Paris», par Jean-Richard Matouk. Collection Un grand week-end. Éditions Hachette, 225 pages, 9,90 euros
Couverture : éditions Hachette

Posté le 22 novembre 2016 par Philippe Degouy Réactions | Réagir

Visiter Bruxelles? Non peut-être!

«Bruxelles ma belle, je te rejoins bientôt aussitôt que Paris me trahit. (…) Bruxelles, attends-moi j’arrive.» A-t-on jamais rédigé chanson plus belle sur Bruxelles que celle de Dick Annegarn ? Une capitale mise en valeur par ce guide du Routard dont la couverture rend hommage à l’un des maîtres de la BD belge, André Franquin. Avec un Gaston Lagaffe heureux de vivre sa belgitude. Pour l’anecdote, lors du lancement, en 2009, du premier guide dédié à la capitale belge, le petit Manneken-Pis avait reçu la tenue du parfait routard à sac à dos. De quoi donner envie au ketje de prendre la tangente.

«Truculente et gouailleuse, surréaliste et décontractée, Bruxelles est une cité qui ne se révèle qu’à celui qui sait la regarder.» Comme le soulignent fort justement les rédacteurs, on trouve tout et son contraire à Bruxelles. Une façon de vivre un peu provinciale, avec un humour local et une façon de vivre typique. Souvent étrange. «Pour qui a appris à le déceler, le décodage du ‘fantastique quotidien’ ou du ‘réalisme magique’ propres à l’univers belge peut se révéler un exercice enrichissant des plus jouissifs.»

GASTONBruxelles, la multiculturelle.  On pense bien la connaître. Erreur. Il y a toujours un coin qui nous rappelle qu’il y a encore des découvertes à faire, à apprécier. Hors des sentiers battus. Aussi bien pour les touristes que pour les locaux à qui ce guide est également destiné. Ceci dit, le guide, qui a eu la bonne idée de fournir une carte détachable ultra détaillée, a bien raison de souligner que «tous les chemins mènent à la Grand-Place.» Le cœur de la ville, et son joyau. Un site magique à visiter à la tombée du jour. Pour la beauté de la lumière sur les superbes façades rénovées.

De quoi donner envie, après cette promenade savoureuse, de se taper un bon gueuleton dans un restaurant typique, loin des pièges à touristes qui peuplent les rues avoisinantes. Des adresses, où savourer les bières locales et les plats bien belges, qui sont dévoilées par des auteurs qui ont su marcher sur les traces des autochtones.
Bruxelles, ses estaminets, ses restaurants où déguster stoemps, chicons au gratin, filet américain  ou croquettes aux crevettes. Mais sans oublier LA spécialité locale : les frites. Celles vendues par ces fameuses baraques à frites où elles sont cuites dans la graisse de bœuf, puis servies dans un cornet avec une bonne louche de mayonnaise. Comme le ferait un bon Bruxellois pour un ami, le guide dévoile les bonnes adresses. Des frites à consommer avec une bière fraîche. Il en faut très peu pour être heureux. Vraiment très peu.

Si une bonne paire de chaussures s’avère nécessaire pour humer l'atmosphère de la ville, pourquoi se fatiguer alors qu’il vous est possible d’allier l’usage des transports urbains et la visite de la plus grande galerie d’art bruxelloise. Prenez le métro et admirez les œuvres exposées dans les stations. Une visite sous terre qui vous permettra également de découvrir un bel échantillon de la population bruxelloise.

Avant de regagner vos pénates, n’oubliez pas le chapitre shopping. Il y a une foule de (bonnes) choses à ramener de Bruxelles. Du chocolat, du spéculoos, des bières spéciales mais aussi des bulles. Celles des bandes dessinées dénichées dans les nombreuses librairies spécialisées. Sans oublier les souvenirs d’une promenade thématique axée sur les façades BD. Et quand vous reprendrez votre train au Midi, c’est l’enseigne Tintin et Milou qui vous souhaitera bon retour chez vous. Avec l'espoir de vous revoir très bientôt.

«Tu vas me revoir Mademoiselle Bruxelles. Attends, j’arrive…» (D.A.)

Philippe Degouy

«Bruxelles. Le Routard 2016». Éditions Hachette, 241 pages, 9,90 euros
Couverture : Hachette

 

Posté le 19 novembre 2016 par Philippe Degouy Réactions | Réagir

Un voyage en train, l’occasion de belles rencontres

Trop souvent, hélas, nous oublions que le train n’est pas seulement le moyen de transport du navetteur quotidien. Il permet également de voir du pays. Immergés dans un paysage transformé en autant de tableaux que de lieux traversés. Un étonnant moyen de transport qui permet également d’étonnantes rencontres avec des inconnus et son moi intérieur, avec l'esprit ailleurs.
C’est à une redécouverte que nous invite ce très bel album publié par Hachette : «Les plus beaux voyages en train».
Ce beau livre, parfait pour les fêtes, propose quelque 77 trajets inoubliables, répartis par continent, avec une iconographie qui donnerait des ailes à n’importe quel sédentaire.
Une invitation au voyage à laquelle il est bien difficile de résister au vu des clichés offerts. Des périples qui permettent de longer des lacs, de profonds précipices, de gravir des montagnes ou de plonger dans le noir de longs tunnels, comme une porte d'entrée vers d'autres mondes. Autant d’émotions vécues page après page, où l’on passe de l’Afrique à l’Asie en passant par l’Amérique du Sud ou l’Europe. Chaque voyage présenté est accompagné d’une fiche technique sur ce qu’il faut savoir, avec un lien internet vers la compagnie.

Voyages en trainIl y a du Tintin dans l’album, avec ces petits trains à vapeur perdus dans les Andes ou dans le désert mexicain et australien. On croit parfois voir débarquer d’un wagon un Indiana Jones fatigué, avec son blouson poussiéreux. Libre à vous de partir sur ses traces. Ou celles d’Harry Potter, avec un ticket en poche pour la West Highland Line qui relie Glasgow au petit port de Mallaig sur la côte Ouest de l’Écosse. Plus de 264 kilomètres savourés dans des décors époustouflants (testés et confirmés, ndla) composés de paysages de landes et de montagnes. Une ambiance fantastique que l’on peut découvre en cinq heures et qui reste gravée à jamais.

Ce très beau livre consacre les plus beaux trains, souvent luxueux, avec le service adéquat. Mais si vous souhaitez goûter à l’aventure extrême, il propose aussi de voyager comme les vagabonds américains, épris de liberté. Sur la ligne qui relie Chicago à San Francisco, dans des wagons de marchandises. Un rude voyage pour suivre la règle numéro un de ces passagers clandestins : «suis ton chemin sans laisser personne gérer ta vie, ni t’imposer quoi que ce soit». Un voyage qui doit réserver son lot de surprises, sans nul doute. Vous aimez le Far West, les films avec John Wayne ? Rendez-vous sur le quai de la petite gare de Durango, au Colorado, où un train à vapeur permet de revivre la ruée vers l’or dans des décors d’exception.
Bien d’autres voyages sont à découvrir dans l’album, un bel hommage au cheval de fer, «synonyme d’espoir et d’aventure, car il rétrécit l’immensité du monde

Que reste-t-il de cette lecture enivrante, l’ouvrage (provisoirement) refermé ? L’envie pressante de remplir un sac de voyage et de partir. Tout simplement. Et n'oubliez pas le chat à nourrir pendant votre absence.

Philippe Degouy

«Les plus beaux voyages en train». Collection Guides bleus. Éditions Hachette, 275 pages, 35 euros
Couverture : éditions Hachette

 

Posté le 25 octobre 2016 par Philippe Degouy Réactions | Réagir

Partir ou en rêver, le même plaisir

Les valises sont bien rangées, les maillots aussi, et le bronzage s’efface peu à peu. Il ne reste désormais que les souvenirs de l’été passé. Et déjà, nous pensons à repartir, pour poursuivre la découverte du monde.
Avec l’envie de préparer un voyage comme une grande aventure au bout du monde, ou à quelques centaines de kilomètres. Qu’importe. Des projets qui feront oublier le froid et le gris des prochains mois et qui apportent cette petite touche d'excitation dans le quotidien. Partir, soit, mais vers quelle destination ? Et quand ? Pour éviter une météo aussi pourrie que celle (parfois) vécue sous nos latitudes.
Publié chez Hachette tourisme, «Où et quand partir» de Jean-Noël Darde constitue un bon repère. Un guide annuel devenu un succès littéraire auprès des touristes. La nouvelle édition est parue, avec une présentation digne d’un beau livre. Sur papier glacé, avec de très belles photos en couleur. Pour donner envie de bouger au plus sédentaire d’entre nous.

PartirUn ouvrage pratique qui propose des destinations sélectionnées selon les saisons, les vacances scolaires ou vos désirs. Si vous cherchez des vacances culturelles, ou axées sur le plaisir de savourer une plage ensoleillée, de découvrir la faune exotique.
Les plongeurs ne sont pas oubliés, avec un chapitre qui propose les meilleurs spots, des conseils pour une plongée sécurisée. Vous souhaitez croiser la route d’un requin blanc ? Pas de problème, l’auteur propose les meilleurs endroits.

Un guide qui reprend tous les pays du monde, des Açores au Zimbabwe, avec tout ce qu’il faut savoir pour réussir le séjour. De la sécurité sur place à ce qu’il faut emporter dans sa valise, en passant par les bestioles à éviter.
Si le brouillard d’automne de nos contrées vous désole, l’auteur propose de mettre le cap vers la Thaïlande, l’Amérique centrale ou vers l’Afrique. Parmi les choix proposés.

Plus qu’un guide pratique, l’ouvrage est davantage un beau livre. Que l’on n’emporte pas dans sa valise mais que l’on consulte régulièrement. Pour se nourrir de la beauté du monde. 

Philippe Degouy

«Où et quand partir? Choisissez votre prochain voyage», par Jean-Noël Darde. Éditions Hachette, 252 pages, 450 photos, 20 euros
Couverture : éditions Hachette

Posté le 25 septembre 2016 par Philippe Degouy Réactions | Réagir

Cap à l'Ouest, vers l'Amérique

Les grandes migrations estivales sont terminées, soit, mais pas les départs en vacances de ceux qui préfèrent profiter du cadre dans le calme. Il n'est donc pas encore trop tard pour présenter des guides touristiques qui ont marqué nos lectures.
L'année 2016 est marquée par l’élection présidentielle américaine. Pourquoi ne pas goûter, sur place, aux joies de l’american way of life. Surprenez-vous avec une petite expédition dans le plus pur style made in USA. Faites le show à Vegas ou à L.A.

CAMIONBONPubliés aux éditions Lonely Planet, deux guides consacrés aux côtes Ouest et Est sont disponibles dans une version actualisée. Est ? Ouest ? Qu'importe, tout est affaire de goût. Les amateurs de grands espaces, de westerns seront à la fête dans l’Ouest. Las Vegas est la ville idéale pour servir de point de départ à la visite des parcs nationaux du Sud Ouest. Plus de 60 parcs et monuments à visiter. Il y a de quoi faire.
ESTAMERICAIN OUESTSi la démesure vous donne quelque peu le vertige,  Lonely Planet vous donne des idées d’itinéraires thématiques. Pour 15 jours, un mois. C’est selon. À vous notamment le plaisir de tracer la route 66 dans les décors naturels de l’Ouest, de découvrir les villes fantômes, ou les sites qui ont servi de décors pours les films à grand spectacle. Il existe même un itinéraire sur les traces des extraterrestres, de Rachel, Nevada, à Roswell, Nouveau-Mexique. Un cahier photographique débute chacun des deux guides. Histoire de vous mettre l’eau à la bouche et de vous pousser à boucler votre valise pour traverser l’Atlantique. Coup de cœur pour les adresses sélectionnées et testées par les auteurs, dont ces attractions gratuites qui permettent d’alléger le budget. Bon point également pour ces dizaines de conseils pratiques, comme l’usage des pourboires ou les règles du savoir-vivre dans les réserves indiennes. Un touriste poli est une bonne carte de visite pour son pays.

USABON BRYCEBONDes guides complétés par un carnet pratique, dont la lecture n’est pas à négliger, histoire de s’éviter des déconvenues.

La côte Est bénéficie elle aussi d’un volume, plus conséquent encore. De quoi décontenancer le lecteur. Par où commencer ? New York et Washington constituent un bon point de départ pour découvrir l’Amérique. Une étape avant de s’avancer plus avant dans la pays. Chicago, le Sud avec les villes du blues ou de la country music. La Nouvelle-Orléans, Clarksdale, Memphis ou Nashville. Sur les traces des géants de la musique américaine. Le Maine, l’Alabama, la Virginie… Moins connus mais authentiques. L’automne est superbe dans l’Est avec cette saison que l’on appelle ici l’été indien et qui n’existe pas ailleurs.

Est, Ouest, qu’importe la côte choisie. Le dépaysement sera garanti.

Philippe Degouy

Ouest américain, par Amy C. Balfour et Sandra Bao. Éditions Lonely Planet, 502 pages, 25 euros
Est américain, par Karla Zimmerman et Amy C. Balfour. Éditions Lonely Planet, 682 pages, 26,50 euros
Couvertures : éditions Lonely Planet, photos thématiques de Philippe Degouy

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