mars 2011

Posté le 27 mars 2011 par Netto blog 0 réactions | Réagir

Obligations "poubelles" synthétiques

L’actualité des derniers mois a été pour le moins agitée: crise de l’endettement dans la zone euro, tensions au Moyen-Orient, flambée des cours des matières premières, menaces de catastrophe nucléaire au Japon… Et pourtant. Aucun de ces nuages sombres ne semble venir à bout de l’enthousiasme des marchés. Les fluctuations sont certes importantes, mais les mouvements de repli sont jusqu’ici restés limités. Les Bourses affichent aujourd’hui le même niveau qu’il y a douze mois.

Plancher

Quant aux sociétés, la plupart ont battu les attentes des analystes en 2010 et respirent la santé. Selon la Federal Reserve, les sociétés américaines non-financières disposaient fin 2010 de 1.900 milliards de dollars sous forme de liquidités et de titres à brève échéance au bilan, soit 7% de l’ensemble des actions, le plus haut niveau depuis 1963.

Revers

Cette montagne de liquidités n’a cependant pas que des avantages. Elle suggère en effet que les entreprises se retiennent d’investir et d’innover, deux conditions pourtant essentielles à la croissance économique. Reste par ailleurs à savoir si elles parviendront encore, en 2011, à surclasser le consensus - beaucoup  plus ambitieux – des analystes. Dans le cas contraire, les valorisations des actions risquent d’être bien moins alléchantes.

Leçons

Les investisseurs ne semblent pas encore prendre acte de ce risque. Au lieu de couvrir leurs portefeuilles, ils se laissent en effet tenter par des produits financiers «dernier cri», comme les obligations synthétiques. Les leçons tirées en 2007 ont-elles déjà été oubliées?

Peter van Maldegem

Posté le 11 mars 2011 par Netto blog 2 réactions | Réagir

Gérer activement rapporte encore

“Ces dernières années, la Bourse n’a rien rapporté.» L’affirmation, fréquente, repose sur des arguments solides. L’indice européen large, le DJ Euro Stoxx 50, n’a en effet progressé que de 1% par an ces cinq dernières années, dividendes inclus. Pour autant, l’affirmation fait l’impasse sur le succès de certains fonds d’actions gérés activement, qui ont réussi à enregistrer des returns positifs en période de crise. On ne peut donc pas affirmer, comme certains observateurs le font fréquemment, que la gestion active n’est pas efficace.

Surcroît de return

Le fonds d’actions européen le plus performant des cinq dernières années a signé un return moyen de 10% par an. Les épargnants qui ont investi 10.000 euros dans ce fonds il y a cinq ans sont aujourd’hui à la tête d’un capital de 16.105 euros. Ceux qui ont placé le même montant dans un tracker sur l’indice n’ont plus que 9.510 euros en poche...

Quête permanente

La quête de fonds gérés activement qui parviennent
à atteindre leurs objectifs et à battre leur indice de référence (benchmark)
en échange de coûts plus élevés n’est pas une sinécure.  Les gestionnaires
communiquent de manière laconique, voire pas du tout, à propos de la mesure avec  laquelle leurs fonds s’écartent de leur indice. Par ailleurs, le fait de s’écarter de l’indice n’est pas davantage gage de succès.

Régularité

Les investisseurs n’ont plus qu’à retrousser leurs manches et à procéder à une comparaison objective des fonds, sans oublier de tenir compte du niveau de frais. Plus les frais de gestion fixes sont faibles et plus le gestionnaire impose des frais liés à la performance du fonds, plus celui-ci sera indiqué pour votre portefeuille. Hélas, de nombreux investisseurs omettent encore souvent d’appliquer ce principe à leurs investissements.

Peter Van Maldegem

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