Un artiste n'est pas une action
L’avènement d’un nouvel ordre économique mondial. C’était la conclusion d’une vaste étude de l’Organisation pour la Coopération et le Développement Economiques (OCDE) l’an dernier sur la répartition des richesses dans le monde. Le déplacement du centre de gravité économique vers l’Asie en général, et la Chine en particulier, y était établi. Chiffres à l’appui. Ce constat vaut aussi pour le marché de l’art. La Chine vient de détrôner les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne de la place de plus gros vendeur mondial d’art (aux enchères). En termes économiques, la Chine joue incontestablement un rôle moteur pour le marché de l’art. C’est d’ailleurs ce qui a permis aux prix d’atteindre des sommets après la chute constatée en 2009, dans la foulée de la crise financière.
Question de valeur
L’art étant devenu un actif financier presque comme un autre, il est bon de rappeler que les arbres ne montent pas jusqu’au ciel. Investir en art comporte des risques non négligeables, dont le principal est qu’un artiste n’est pas une action. Si la valeur d’une action est intrinsèquement liée aux performances de l’entreprise qu’elle représente, il n’en va pas de même pour l’art. La cote d’un artiste est bien sûr fonction de son talent mais aussi et surtout des modes, de l’attention accordée dans les médias, des réseaux qui soutiennent l’artiste et… de l’économie! On l’a constaté entre 2008 et 2009, quand les effets de la crise financière étaient palpables. La chute du marché de l’art (en volumes et en prix), a été sévère. Si l’économie se remet doucement des affres de cette crise, la reprise est fragile. Le moteur des marchés émergents, Chine en tête, ronronne à nouveau, mais la mécanique, vulnérable, est soumises à de fortes pressions: l’envolée de l’inflation dont l’Asie est en grande partie responsable, pourrait finalement se retourner contre elle. En cas de renversement de tendance, le marché de l’art, à haute teneur émotionnelle, en subirait doublement le contrecoup! A méditer…
François Mathieu

Pour la colline.
Dans les
coeurs d'un
chant, dans les
souffles du pâle
soleil, dans le
triste sourire
d'une feuille
désolée: je sens
le matin, la
claire lumière
de l'éternité.
Francesco Sinibaldi
Réaction de Francesco Sinibaldi | 18 mai 2011 à 5:36
Oui...la finance pure, les produits dérivés, c'est tellement reluisant et plus moral..
Réaction de zette | 30 avril 2011 à 1:27
Bof .. l'art c'est pour les riches ... c'est un support pour des flux financiers non taxés et donc amoraux
Que ceux qui y ont investis non pas par amour de l'art mais par pur investissement ou blanchiment d'argent sale , se cassent la gueule, me fait vraiment mais alors vraiment ni chaud ni froid
La peinture, la musique ... un domaine pas très reluisant
Réaction de Jo | 30 avril 2011 à 12:12